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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 16:53

Les psychanalystes freudiens trouvent pertinent de faire, dans l'inconscient tel qu'ils le définissent, du chiffre trois la représentation symbolique du sexe masculin, et du tic-tac d'une pendule celle du désir féminin.


Rêver que l'on remonte une pendule, surtout si c'est une pendule à balancier, revient donc pour l'inconscient et ses désirs refoulés à rêver que l'on se prépare à commettre l'acte sexuel (Cf. René Pommier, "Freud est fou et Freud a tout faux", éd. De Fallois 2008)

L'inconscient pulsionnel tel que le conçoivent 
les psychanalystes freudiens s'arrange pour parvenir à ses fins à notre insu (das Unbewusste = l'insu). il y arriverait toujours. Preuve en est que "l'instinct de mort" finit toujours par avoir le dessus. 

"Vous mourrez tous", professait sentencieusement Jacques Lacan.

La violence, qui est l'expression de l'instinct de mort, peut, sur le moment, chez l'enfant qui la reçoit, être perçue comme "normale", c'est-à-dire "méritée". Elle le gouvernera plus tard à son insu. 


C'est ce que veut ou voudrait nous faire croire  la théorie, une théorie qui a fait beaucoup de dégâts, alors que l'on constate tout aussi bien le contraire : les enfants qui ont été maltraités et ont eu à souffrir de violences sexuelles militent souvent contre la violence.

Les violence subies dans l'enfance se révéleront avoir été psychotraumatiques que dans un second temps, dans l'après-coup, des années après, avec l’avènement de la maturité sexuelle. Elle pourra alors ressurgir dans des rêves cauchemardesques.

Ceux-ci ne sont pas, comme le prétendit Freud après qu'il a réfuté sa première explication de l'origine de l'hystérie, l'expression de désirs refoulés.

ll y a une quinzaine d'années, à la question que m'avait posé une femme âgée de quatre-vingts ans de savoir pourquoi un même rêve lui revenait régulièrement  je lui avais répondu qu'il devait correspondre à une scène qu'elle avait réellement vécue mais oubliée, et non pas qu'il devait correspondre à une pulsion sexuelle refoulée, alors que Freud et ses zélotes auraient certainement trouvé le moyen de le soutenir avec la théorie des plusions *

Voici le rêve récurrent qu'elle faisait : j'ai quinze ans et suis avec une copine du collège où nous allions. Depuis le muret qui bordait le raccourci que nous prenions pour y aller  tout à coup nous plongeons toutes les deux dans l'herbe, pour nous y applatir.

Comme je ne suis pas freudiens je n'ai pas interprété ce rêve comme étant l'expression d'un désir sexuel refoulé ou d'une pulsion, mais lui ai demandé si son ancienne copine était toujours vivante et si elle avait son adresse.

Elle me répondit que oui.

Je lui dis de la contacter et de lui raconter son rêve.

Six mois plus tard je lui ai demandé si elle avait suivi mon conseil.

Elle l'avait effectivement suivi. Son rêve correspondait à ce que toutes les deux avaient vécu durant la guerre : elles avaient l'habitude de prendre un raccourci quand elles se rendaient toutes les deux  au collège alors que le passage par le raccourci était "verboten" sous peine de mort quand un jour elles aperçurent l'arrivée une patrouille allemande. Elle lui rappela que c'avait été la trouille de leur vie, que toutes les deux s'étaient jetées dans l'herbe pour s'y aplatir et échapper à la vue de la patrouille (si j'avais été lacanien -  or je le suis, pour la raison que Jacques Lacan n'est pas du tout freudien, contrairement à ce que l'on croit - j'aurais observé que dans patrouille il y a trouille, et divergé sur  ce propos).

Je me suis contenté de lui demandé si elle faisait toujours le même rêve cauchemardesque.

A son étonnement, elle dut admettre qu'elle ne le refaisait plus. 

La peur avait été si intense qu'elle avait été "refoulée" mais fixée de manière traumatique chez l'une des deux collégiennes. Pourquoi chez l'une et pas chez l'autre ?

Celle qui n'avait pas conservé de façon consciente  le souvenir de cet événement a des origines juives. Est-ce l'explication ? J'aurais peut-être dû lui demander ce qu'il en était de son amie ?      
Les enfants qui ont été (+ ou -) doucereusement "séduits" par un parent ou par un prêtre pervers, quand ce n'est pas par les deux à la fois, peuvent faire des rêves qui correspondent à des expériences passées alors qu'ils ne s'en souviennent plus à l'état éveillé.

Les problèmes que pose la pédoprédation à la justice deviennent inextricables quand les pédoprédateurs sont des médecins, des psychiatres ou des psychanalystes "experts", puisque ceux-ci sont assermentés et opèrent à l'abri de leurs fonctions judiciaires. Ils en deviennent  alors véritablement diaboliques (Cf. www.crifip).

Que valent en effet les serments de pervers, qui par définition  prennent  plaisir à violer les lois d'interdictions, que ce soit celles de la société ou celles de la nature.

Les conséquences en cascades de la pédoprédation et des violences incestueuses sont remarquablement résumés symboliquement dans la parabole biblique de l'arbre interdit et de la chute.

Leurs conséquences s'étalent sur des générations, l'inceste renvoyant au problème de la poule et de l’œuf.

Le traumatisme est non seulement à retardement mais transgénérationnel. L'arbre des relations sexuelles interdites est certes l'arbre généalogique, mais pas seulement. Les agressions sexuelles et l'incestualité entravent ou pervertissent durablement la sexualité des victimes quand elle ne les conduit pas au suicide. Pourquoi la fille de Jacques Lacan, celle de Mélanie Klein et celle d'Arthur Schnitzler se sont-elles suicidées ?

Les victimes d'incestes plus tardifs ont certes plus que les jeunes ou très jeunes enfants les moyens verbaux et intellectuels pour dire et donc surmonter les effets cette violence, mais contrairement à ce que prétend l'ineffable Marcel Rufo, qui prétend que "ça" se passe généralement bien, l'inceste est indigeste. Son appréciation est elle-même indigeste, qui fait irrésistiblement penser à celle des négationnistes de la Shoa, qui prétendent que le programme d'extermination des Juifs et des Tziganes par les nazis n'est un qu'un détail.

A la survenue de la maturité sexuelle les enfants victimes d'incestes revivent très mal les événements oubliées. C'est ce que la psychanlyste Muriel Salmona appelle la mémoire traumatique (Cf. www.crifip).

Cette mémoire fait alors imparfaitement retour et devient traumatique, dissociante et déssocialisante. Elle fait le lit d'épisodes psychotiques, de crises mystiques, de bouffées délirantes et de dissociations schizophréniques, paranoïdes ou hébéphréniques, quand ce n'est pas celui des délires religieux paranoïaques : autrement dit les attentats sexuels commis sur les enfants perturberont gravement leur vie émotionnelle et affective et par conséquent leur sexualité, et par ricochet celle de leurs enfants, s'ils en ont, et finalement celle de l'humanité par les guerres qu'engendre cette diablerie, comme a tenté de le faire comprendre Norman Mailor dans "Château en forêt", son dernier livre.

Marie Balmary, dans "L'homme aux statues", éd. Grasset, 1997, avait très brillamment fait le point sur la question, ce qui lui valut d'être mise à l'index et ostracisée par ses pairs. Elle découvrait ce que le freudisme s'évertue à couvrir, ainsi le démontre les assertions du psychanaluste freudien  Roger Perron à sa manière de couvrir la question de l'inceste dans sa contribution au gros "Dictionnaire international de psychanalyse" paru en 2002 aux éditions Calman-Lévy et dans son "Que sais-je" sur le complexe d'Oedipe.

Jacques Lacan, qui avait parfaitement compris de ce recouvrait ce complexe, craignait que Marie Balmary  ait comme lui percé à jour l'inavouable secret qui avait fait de Freud fut le meilleur allié de l'incestocratie. Marie Balmary abordait sans la deouvrir tout à fait l'invouable motif du changement de cap de Freud. Gabrielle Rubin l'a explicité sans la citer et s'est emparée de ses recherches pour écrire "Le roman familial de Freud", préférant dire que c'était sur celles de Marianne Krüll, plus autorisée, qu'elle s'était appuyée.

En conclusion la prédation incestocratique et pédophilesque sont des crimes contre l'humanité. Ils devraient être tenus pour imprescribles par le législateur, et le freudisme tenu pour iatrogène.

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* Selon les psychanalystes freudiens  tout processus  obéi à une pulsion de vie ou de mort. Ils ont ainsi toujours raison. Avec eux c'est pile je gagne, face tu perds.

Les deux jeunes filles auraient donc obéi à la "pulsion de vie" (en se couchant dans l'herbe elles ont obéi au désir de "coucher" avec  les soldats  pour donner naissance à des bébés allemands, à preuve : à cette époque Mireille chantait "couché dans le foin, avec le soleil pour témoin"

 

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Published by leon
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