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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 15:05

Le 31 octobre 2016 France Inter  a consacré à l'hypertension artérielle l'émission animée par Ali Reheihi.

"Grand bien vous fasse

J'ai en l'écoutant signalé à l'intention des deux médecins invités, la professeure Claire Mounier Véhier et le docteur Nicolas Postel-Vinay, le cas étonnant de la résolution rapide d'une HTA extrêmement sévère au moyen d'un antidélirant, en l'occurrence l’halopéridol (Haldol*) 

J'étais parvenu contre toute attente à la régulariser très simplement, du jour au lendemain, une hypertension qu'un mois d'hospitalisation dans un CHU de l'AP -HP n'avait pu résoudre qu'insuffisamment, n'ayant pu la ramener qu'à  à 21/12 sous méthyldopa (Aldomet *)

J'avais en août 1981 été appelé en urgence chez un malade d'une cinquantaine d'années qui éprouvait des difficultés respiratoires.

Je l'avais i examiné et avais diagnostiqué un sub-œdème pulmonaire.

Sa TA était à 28/17 !

Je n'en croyais pas mon manomètre. Je l'avais rapidement soulagé de son œdème pulmonaire en lui administrant une ampoule de furosémide (Lasilix *).

Le patient, un ouvrier manutentionnaire, n'était pas professionnellement exposé à développer une hypertension artérielle, tel un cas précédent, qui démolissait au chalumeau une vieille citerne peinte au minium : celui-là je l'avais tout de suite adressé en ambulance à l'hôpital Fernand Widal.

Le patient au sub-œdème pulmonaire s'était beaucoup opposé à l'arrêt de travail que je lui avais proposé.

J'avais finalement  réussis à le convaincre qu'une hospitalisation était indispensable en lui disant que ne ne voulais pas prendre la responsabilité de ne pas le faire hospitaliser, ou de me signer un refus d'hospitalisation.

C'est ainsi qu'il  fut admis dans un CHU de la banlieue parisienne.

Il y resta hospitalisé tout un mois.

Son épouse me rappela à sa sortie. L'hypertension était loin de s'être normalisée. Sa tension restait élevée, de l'ordre de 21/12 malgré la prescription hospitalière d'Aldomet*.

Son épouse demanda à me parler en particulier.

Elle me conta l'histoire qui tourmentait son mari : ils avaient un fils et celui-ci était décédé dans les années précédentes à l'âge de 14 ans au collège. Leur fils y avait dans une rixe reçu un coup de couteau mortel. Le patient était depuis quelques mois persuadé qu'il était à cause de cela surveillé par la police. Il notait tous les numéros minéralogiques des voitures qui étaient garées en bas de son appartement. J'en ai discuté avec le malade. Ce que l'épouse venait de me confier correspondait à ce que lui-même me raconta .

J'ajoutai de l'Haldol* (halopéridol) et un correcteur de ses effets extrapyramidaux à son traitement.

Les jours suivants, je fus stupéfait de constater que l'hypertension avait totalement disparue, de même que son délire. Il était détendu, et sa tension s'était elle aussi normalisée à 12/7 ! 

J'ai supprimé l'Aldomet* (un alpha bloquant) 

Sa TA s'est maintenu normalisée les semaines qui suivirent. 

Je n'ai plus jamais entendu parler de ce malade.

Était-ce l'effet pharmacodynamique de l'halopéridol qui avait ramené la tension à la normale, où était-ce la réduction de son délire ?

A mon avis surtout à la réduction du délire par l'action anti-délirante de l'halopéridol, bien que les neuroleptiques aient aussi un effet hypotenseur. 

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Published by leon
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