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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 09:02

Continuer d'obéir aux ordres du Chef de Service de me faire croire que le malade recevait réellement le traitement de la maladie de Biermer était criminel.

La Surveillante, madame Pondu, en infirmière expérimentée, avait comme moi fait le diagnostic de la maladie de mon père, resté depuis une dizaine de jours sans toucher à la nourriture alors qu'il était hospitalisé depuis le 22 août 1990 dans son Service, l'Unité de Soins Normalisés de l'hôpital Charles-Foix, à Ivry-sur-Seine, le Service dans lequel les neurologues du CHU de Bicêtre l'avaient  transféré  pour qu'il y finisse ses jours plutôt que dans le leur.

En essayant de le faire manger avec une petite cuillère madame Pondu vit que le malade avait développé une glossite de Hunter, une glossite caractéristique des carences vitaminiques B12 profondes, c'est-à-dire en pratique de la maladie de Biermer, une des principales causes des carences profondes en vitamine B12, un taux suffisant de vitamine B12 étant indispensable au bon fonctionnement du système nerveux, et à son intégrité et donc à la vie.

Madame Pondu en fit part au docteur Jean-Yves Beinis, le Chef de ce Service, mais celui-ci ne voulut rien entendre, craignant par dessus tout de déroger à des consignes provenant du Service de neurologie de l'hôpital Bicêtre. Aussi ne tînt-il aucun compte de son observation.

Ne voulant pas participer à ce qui se présentait comme une non assistance délibérée à personne en péril de mort, me sachant médecin, elle me fit part de la supercherie : suivre l'ordre qui leur avait été donné de ne faire que semblant devant moi d'administrer le traitement de la maladie de Biermer au malade.

Madame Pondu  envoya une de ses élèves me montrer le cahier des prescriptions médicamenteuses, me permettant ainsi de faire le nécessaire pour que le traitement de la maladie de Biermer lui soit réellement administré au malade .

Il était temps. Mon père avait sombré dans le coma et il était tout près de mourir.

Ce qui s'est passé ensuite est rapporté brièvement sur le Web au "blog de léon - une nuit vitaminée", et de manière plus circonstanciée sur les sites n° 34640255 et 108281777 html, ainsi que dans les derniers articles de ce blog et dans les suivants.

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LAPSUS  CALAMI

<< Mon Cher Confrère,   J'ai l'honneur de porter à votre connaissance que votre dossier de plainte a été totalement transmis au Conseil de la Ville de Paris où est inscrit le Docteur DENIS et que ce dossier a été transmis au Conseil Régional par le Conseil de Paris, ce qui démontre bien (?) notre impartialité et l'absence de mesure d'intimidation de notre part.
Votre opinion concernant notre conseiller rapporteur me paraît sans fondement puisque tous les faits que vous alléguez ne peuvent pas être pris en compte dans la mesure où le Conseil de Paris a été le rapporteur réel de cette affaire et a rédigé la délibération de transmission en toute indépendance. Nous n'avions d'ailleurs pas eu connaissance de la suite réservée à ce dossier jusqu'à votre visite au Conseil.
Je vous serais infiniment reconnaissant de considérer - et je vous le demande solennellement - qu'il n'y a eu dans l'étude de ce dossier aucune pratique indélicate, voire "répréhensible" et qu'il n'a jamais été question d'une quelconque animosité de la part de Confrères.
Il serait nécessaire que vous soyez plus conscient que l'honneur de la mission de l'Ordre départemental et sa réputation n'ont jamais été entachées d'aucune impartialité dans le cadre du respect de la déontologie et de l'éthique.
Restant à votre disposition, je vous prie de croire, mon cher Confrère, de mes sentiments distingués. >>
                                                                     Le Président
                                                       Docteur Jean POUILLARD

Jean Pouillard était en 1992 le président du CROM (Conseil Régional de l'Ordre des Médecins  du Val-de-Marne). Il s'était en tant que tel attaché, avec son acolyte le Dr. Patrice Bodenan°°° à me créer toutes sortes d'ennuis, ainsi qu'à Me Catherine Scotto-Derouet. qui avait pris notre défense. 

Pouillard en sera récompensé dans les années suivantes: il sera bombardé Rédacteur en Chef du Bulletin de l'Ordre des Médecins, et son acolyte Patrice Bodenan°°° prendra la tête du Conseil disciplinaire d'Ordre en Ile-de-France au début des années 2000.   

Interprétation psychanalytique du phénomène  

L'expérience de Standley Milgram  sur la soumission à l'autorité réalisée en 1963 pour essayer de comprendre comment des personnes aussi ordinaires qu'Adolf Eichmann avaient pu obéir sans rechigner et sans remords à des ordres aussi monstrueux qu'une exécution de masse ciblant des semblables a été popularisée depuis que la télévision française en a reproduit fictivement les modalités.

La notion (ou concept) de "consentement meurtié" développé par Marc Crépon n'en est qu'un aspect, de même la notion contestée de  "banalité du mal" exposée par Hannah Arendt.

Le Dr. Jean-Yves Beinis, comme exposé ci-après, s'était sans sourcilier autorisé à ne pas administrer à son malade le traitement qui lui était absolument nécessaire pour survivre cependant que celui-ci souffrait d'une affection mortelle sans son traitement spécifique, un syndrome neuro-anémique cliniquement évident, c'est-à-dire d'une affection à la fois très douloureuse, très angoissante et inéluctablement mortelle. 

Pourquoi s'était-il plié à de tels ordres?

C'est parce que ceux-ci lui avait été transmis depuis l'hôpital Bicêtre par l'Interne du Service de neurologie du professeur Gérard Saïd, m'a-t-il lui-même expliqué, et parce qu'il les considérait comme venant de supérieurs hiérarchiques, et donc ne pas leur obéir risquait de lui coûter des ennuis, tels ceux qui ont conduit le docteur Jean-Louis Megnien au suicide le 17 décembre 2015, n'avait-il pas ajouté, car son explication datait de mars 2011, alors qu'il était encore en fonction (la question se pose de savoir s'il aurait pu conserver son poste s'il avait désobéi ?).

Au lieu s'abattre sur lui les ennuis se sont abattus sur l’auteur du sauvetage fait en catastrophe sur ledit malade, c'est-à-dire sur moi.

Le docteur Beinis s'était interdit de chercher à comprendre ce que cachait de si meurtrières recommandations !  

Le médiatique docteur Michel Cymès est au courant de tout ceci, mais lui aussi se garde, et probablement pour les mêmes raisons que le docteur Beinis, de faire état de cette affaire, qui a pourtant conduit à reconnaître la découverte d'un important syndrome, celui de « syndrome de carence vitaminique B12 avec test de Schilling normal », une affection rebaptisée en 2003 « syndrome NDB12PP » (syndrome de Non Dissociation de la vitamine B12 de ses Protéines Porteuses), un syndrome  important par le nombre de malades concernés. Ils sont des dizaines de milliers - mais un syndrome à ce jour généralement méconnu du praticien lambda du fait même que le très couru  Magazine de la Santé, que le docteur Cymès anime avec sa consoeur Marina Carrère d’Encausse  fait exprès d'oublier (refuse) d'en parler.

C’est aussi que l’affaire renvoie aux nombreux assassinats de malades commis en 1997 au CHU de Mantes la Jolie par Christine Malèvre sous l’égide du docteur Olivier Ille, celui-là qui avait en août 1990 donné l’ordre au docteur Jean-Yves Beinis de ne faire que semblant d’administrer au malade qu’il venait de lui adresser le traitement de la maladie de Biermer, qui est aussi celui du syndrome NDB12PP, ce syndrome n’étant en fait  qu’une forme clinique de la maladie de Biermer, mais deux fois plus fréquente que celle-ci !

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Published by leon
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commentaires

stoppsykk 12/12/2016 22:20

Votre blog est fort intéressant, quoique n'ayant pas vos connaissances et médicales et autres, j'avoue parfois avoir du mal à tout saisir. Mais cela n'affecte en rien le plaisir de vous lire. Faisant suite à cet article,rappelant les assassinats de C.Malèvre, je vois que ce genre d'affaires se perpétue comme avec Ludivine Chambet, ex-soignante.

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