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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 16:02

Une psychanalyste sur le chemin de le guérison

Résumé par elle-même  des avancées de Mady Jeannet-Hasler, docteur en psychologie, psychanalyste psychothérapeute.

<< Les patients qui nous consultent alors même que nous avions terminé avec eux un traitement qui nous avait paru avoir atteint ses objectifs nous mettent à l’épreuve, tant en ce qui concerne notre façon de pratiquer, que nos convictions théoriques. Deux exemples appartenant à l’histoire de la psychanalyse mettent en évidence les pièges qui nous guettent, nous incitant à une réflexion sur les objectifs que nous pouvons faire nôtres, et les moyens de les atteindre>> " (La théorie et la pratique à l’épreuve des patients qui nous consultent après la fin de leur psychanalyse. Les enseignements de l’histoire  www. publications-de-Jeannet-Hasler-Mady)

Appréciation personnel sur les avancées de Mady Jeannet-Hasler :

Après celles, très pénétrantes, de Marie Balmary (L'homme aux statues”, Grasset 1979 et 1997), de Marianne Krüll “Freud fils de Jacob” (1984, Gallimard, bibiliothèque de l'inconscient) et de Gabrielle Rubin “Le roman  familal de Freud” (Payot 2002), pour ne pas parler de celles “hors concours”, parce qu'elles restent interdites de réédition, tout au moins en France, de “Le réel escamoté” (1984 Aubier-Montaigne) du psychanalyste états-unien Jeffrey Moussaïeff Masson, avancées que M. Jeannet-Hasler semble vouloir ignorer  puisqu'elle ne les cite pas en bibliographie (cf. infra),  M. J-H tente finement, à ses risques et périls, de sortir du sentier  rebattu, que celui que Freud a balisé pour  ceux qui ont été  "aveuglés" par  ses théorisations  aussi projectives qu'aveuglantes, car Freud  était lui-même un aveuglé/aveuglant, aurait dit Jacques Lacan, qui l'avait bien “percé à jour” mais s'était gardé d'éclairer ses propres zélotes, ou plutôt éclairé d'une  façon si clairement  trans-parente qu'ils en étaient aveuglés, hormis quelques exceptions (quelque 1/100 d'entre eux, se plaisait-il à dire) 

La conférence que Freud  fit  devant un parterre de psychiatre en avril 1996 lui avait fait comprendre qu'il fallait changer son fusil d'épaule, que la réalité n'était surtout pas bonne à dire s'il voulait faire fortune. Ce dont on ne peur parler, il faut le taire, avait d'ailleurs commenté Wittgenstein en 1921 non pas au sujet de Sigismund Freud, mais de sa copie latente, pour ne pas la dire conforme,  Adolfus Hitler. Et pour cause, puisque A.H. a été en tant que patient bien plus que SP (Sergueï  Pankejeff) l'objet inavouable de ses théorisations, voire,  si je ne m'abuse, du concours que Freud a proposé  en 2002 à ses affidés, et auquel aucun n'a osé répondre, par peur d' y mettre un pieds dans le plat, même et surtout le gauche.     
Mady Jeannet-Hasler écrit :<< Récemment, plusieurs personnes ont repris contact avec moi ; elles avaient bénéficié d’une analyse ou d’une psychothérapie dont le terme avait été fixé d’un commun accord, et je ne les avais pas revues depuis des années. Que viennent-elles chercher ? Pour elles, et pour moi, constat de réussite ou d’échec ? Allons-nous reprendre un travail ? Si oui, comment allons-nous définir le cadre ? Allons-nous pouvoir repérer nos points aveugles, exploiter le travail fait antérieurement au travers de nos souvenirs, éventuellement des notes prises ? Elles espèrent trouver d’emblée chez moi – sinon elles iraient voir ailleurs – un contenant sûr et connu à leurs préoccupations, leurs questionnements. Elles nous donnent ainsi une occasion de mesurer le chemin parcouru, par elles, par moi ; chemin de vie, mais aussi pour moi cheminement théorique ; opportunité d’explorer et de comprendre mieux la relation entre théorie et pratique, en me confrontant à l’effet du temps et sur l’une, et sur l’autre...   Cette réflexion, je la mènerai en posant deux jalons historiques : les demandes de reprise d’analyse de Sergueï Pankejeff à Freud, et de M. Z* à Kohut, qui me seront comme des phares signalant les écueils....Tant il est vrai que, sur le divan de mon premier analyste déjà, puis dans mon fauteuil, enfin autour de la table de nos séminaires cliniques, je me suis toujours demandé si nos théories nous mettent des œillères, ne nous permettant de repérer que ce que nous nous attendons à voir, ou si au contraire elles nous signalent ce que sans elles nous ne verrions pas. Théorie, “utile serviteur, mais mauvais maître”, comme le résume Guntrip.>>....

Bibliographie proposée par Mady Jeannet-Hasler

ANDREAS-SALOMÉ, L. 1958. Correspondance avec Sigmund Freud, Paris, Gallimard, 1985.

CALVINO, I. 1983. Palomar, Paris, Le Seuil, 2004.

FERENCZI, S. ; RANK, O. 1924. Entwicklungsziele der Psychoanalyse. Zur Wechselbeziehung zwischen Theorie und Praxis, Leipzig, Wien, Zürich, Internationaler Psychoanalytischer Verlag.

FERENCZI, S. ; RANK O. 1924. Perspectives de la psychanalyse. De l’indépendance de la théorie et de la pratique psychanalytiques, Paris, Payot, 1995.

FERENCZI, S. 1927. Critique de la technique psychanalytique de Rank, OC P III, Paris, Payot, 1982.

FERENCZI, S. ; GRODDECK, G. 1982. Correspondance, Paris, Payot.

FREUD, S. 1918. À partir de l’histoire d’une névrose infantile, OCF. P XIII, Paris, PUF, 1994.

FREUD, S. 1922. Mise au concours d’un prix, OCF.O XVI, Paris, PUF, 1991.

FREUD, S. 1926a. La question de l’analyse profane, OCF. P XVIII, Paris, PUF, 1994.

FREUD, S. 1926b. Le Dr Reik et la question du charlatanisme dans la cure, OCF. P XVIII, Paris, PUF, 1994.

FREUD, S. ; JUNG, C.G. 1975. Correspondance, 1906-1914, Paris, Gallimard, 1992.

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Published by leon
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