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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 16:29

J'ai, en tant que fils et médecin, été obligé d'intervenir à la suite de la défaillance des médecins qui s'occupaient de mes parents.

En principe il est préférable de ne pas être le médecin de ses parents, mais sans mon intervention, mon père serait rapidement mort dans le Service où il était hospitalisé faute d'avoir reçu le  traitement approprié à son état, un état devenu épouvantable six semaines après son admission à l'hôpital Bicêtre.

Son cas a été relaté sur les sites-Web n° 34640255,  69970222,  699722429 et 108281777 html  avant que je ne découvre qu'il aurait pu correspondre à ce qui depuis 2003 porte le nom de syndrome NDB12PP, un syndrome dont la (re) découverte a été initiée du fait même de mon intervention treize ans plus tôt, qui avait réellement ressuscité un mourant.

(Ce syndrome porte dans les pays anglo-saxons le nom de syndrome de malabsorption de la vitamine B12 et ne serait qu'une forme particulière de la maladie deBiermer) 

Il est d'ailleurs surprenant que l'existence de ce syndrome n'ait pas été reconnu avant "le milieu des années 1990" (sic, cf. bibliographie) alors qu'il est deux fois plus fréquent que la maladie de Biermer, maladie elle-même très fréquente chez les personnes âgées. 

En ce qui concerne ma mère, mon intervention, elle aussi obligée, a été l'occasion d' observer non pas une guérison, mais une amélioration de son état sous Dépakine* alors qu'elle était atteinte de la maladie d'Alzheimer.

Le diagnostic de la maladie avait été fait cliniquement de son vivant et a été confirmé après son décès à l'examen post mortem.

Le docteur Michel Serdaru, neurologue de la Fédération Française de Neurologie (CHU  Pitié - Salpêtrière) s'était chargé de son traitement.

Après avoir constaté que l'absence d'amélioration de son état sous traitement antidépresseur (sous Athymil* 10 mg x 3) éliminait le diagnostic de dépression, il avait conseillé la poursuite du traitement par la Dépakine que j'avais démarré en 1992, après que mon père, en tant qu'opticien, l'a adressé à un ophtalmologiste pour qu'elle soit opérée de la cataracte (l'opération, réalisée par le professeur Offret, eut lieu en décembre 1991 à l'hôpital Bicêtre )

J'avais introduit la Dépakine* après cette opération et après qu'il a fallu que je m'occupe moi-même du traitement de la malade, en l'occurrence ma propre mère, son médecin traitant habituel ayant soudainement et à un moment crucial refusé de la recevoir alors qu'il l'a suivait depuis plus de trente-quatre ans, c'est-à-dire depuis 1958, du temps où il exerçait à l'hôpital Broussais en tant qu'attaché dans le Service du professeur Paul Milliez.

Le professeur Milliez avait jusqu'alors été son médecin, mais elle l'avait quitté pour des raisons qui seront évoquées, sinon explicitées, plus loin dans cette observation.    

Malheureusement l'amélioration de son état ne s'est pas maintenu. Son état  s'est  rapidement détérioré quand mon père a été hospitalisé en septembre 1993 et été transféré un mois plus tard en maison de retraite dans l'Eure par le Service hospitalier qui l'avait pris en charge alors que son hospitalisation résultait du fait qu'il n'avait déjà pas supporté de devoir intégrer une maison de retraite beaucoup plus proche au mois d'août de la même année.

La malade ne pouvant plus compter sur son aide dut alors être elle-même hospitalisée.

Faisant fi de l'aval donné à ce traitement par le docteur Serdaru, le traitement par la Depakine* n'a de ce fait pas été reconduit par les médecins du Service psychiatrique du docteur Lapenne, à l'hôpital Paul Guiraud. Il fut  remplacé on ne sait pourquoi par un neuroleptique (en l'occurrence par du Largactil *).

L'état de ma mère s'est alors rapidement dégradé, d'autant plus qu'elle s'est mise à refuser toute nourriture. Elle avait été victime d'une agression au sein même de l'hôpital où elle était hospitalisée.

C'était une agression à caractère sexuel. Elle s'était soldée pour la malade par une fracture du col du fémur.  Ma mère n'a pas survécu beaucoup plus d'un mois après la mise en place d'une prothèse de Moore *. Elle  est décédée le 2 septembre 1994 à l'hôpital Charles-Foix dans le Service du Professeur Bouchon, un mois avant de décès inopiné de mon père, hospitalisé dans le même Service quinze jours plus tard pour un épisode bronchitique. Il est décédé un dimanche après-midi, le premier octobre, la veille de son jour de sorti, prévu pour le lendemain, et malgré l'intérêt médico-légal et clinique qu'il y avait de savoir de quoi il était inopinément décédé, cet examen lui a été refusé alors que ma mère a fait l'objet d'une nécropsie sans que cela ait été vraiment nécessaire ! ?

Telle est la logique médicale en France, pays cartésien.

Mon père avait lui aussi été étiqueté quatre plus tôt "maladie d'Alzheimer" par les neurologues qui l'avaient reçu dans leur Service à l'hôpital Bicêtre, mais l'administration du traitement de la maladie de Biermer, c'est-a-dire l'administration de vitamine B12 à dose drastique - un traitement que m'étais vu dans l'obligation de lui administrer moi-même pour ne pas enfreindre la loi qui oblige quiconque en a les moyens de secourir les personnes en péril, voir article précédent traitant de  "l'effet spectateur" -  l'en avait sorti et avait démenti le diagnostic d'Alzheimer et mort prochaine  ... au profit d'un syndrome neurologique alors méconnu, qui a depuis reçu le nom de syndrome NDB12PP (Cf. sites-Web  n° 108281777 html)

C'est d'ailleurs ce malade qui a été l'occasion de la découverte de ce syndrome, qui a tout d'abord reçu le nom de "syndrome de carence vitaminique B12 avec test de Schilling normal" (Cf. les sites-Web consacrés à ces syndromes et les articles précédents de ce blog) .

Le médecin qui s'occupait de ma mère depuis plus de 34 ans, le docteur Henri Ximenès, ne voulait plus s'en chargé. J'avais dû soudain prendre le relai à sa place un 13 juillet, en 1988, alors que je partais en Bretagne et alors qu'elle était la proie d'un bouffée délirante : ce médecin avait associé du Laroxyl * aux tranquillisants qu'il lui prescrivait sans discontinuer depuis des lustres à doses massives, souvent en associant plusieurs d'entre eux (voir la liste sur le blog de leon).

En partance pour la Bretagne j'avais dû à l'improviste l'emmener avec moi chez sa jeune soeur dans sa maison de Dinard.  Sa soeur a maintenant 96 ans et est apparemment toujours indemne de la maladie d'Alzheimer.  A l'entendre parler, un aveugle lui donnerait plutôt 30 ans,  de même qu'une personne n'ayant pas cet handicap,s'il venait à lui parler sans la connaître ... téléphone. 

La malade avait toujours scrupuleusement suivi ce que son médecin lui prescrivait. Elle avait aussi conservé toutes ses ordonnances, si bien que j'ai pu calculer que le docteur Ximenès avait eu le temps de lui prescrire l'équivalent de 137 grammes de diazépam, un tranquillisant plus connu sous le nom de Valium*, en l'occurrence du Valium 5, à raison de 3 comprimés par jour depuis la date de sa commercialisation, c'est-à-dire depuis 1963 (15 mg x 365 x 25 = 137,5 grammes)

Malheureusement, après l'arrêt des tranquillisants et l'amélioration de son  l'état sous Dépakine - trois ans s'étaient écoulé quand a été mise sous Dépakine*, l'était de la malade s'est par la suite  rapidement détérioré à partir du moment où son mari - mon père -  a été ré-hospitalisé et transféré en maison de retraite par le Service hospitalier qui l'avait pris en charge.

Ma mère a alors elle-même été hospitalisée à l'hôpital Paul Guiraud dans le Service du docteur Lapenne.

La Depakine* n'a dès lors  pas été reconduite, remplacée on ne sait pas pourquoi par un neuroleptique alors qu'elle n'était plus du tout "délirante" (je mets  "délirante" entre guillemets car en fait de "délire" il s'agissait plutôt de la résurgence de souvenirs enfouis et plus ou moins désagréables à entendre, et finalement d'une sorte de soudaine prise de conscience)

Sous neuroleptiques son état s'est rapidement dégradé, d'autant plus qu'elle s'est  mise à refuser toute alimentation après avoir été victime d'une agression au sein même de l'hôpital où elle était hospitalisée. L'agression était à caractère sexuel et  s'était soldée par une fracture du col du fémur.

Elle n'a ainsi pas survécu plus d'un mois à la mise en place d'une prothèse et est décédée à l'hôpital Charles-Foix dans le Service du Professeur Bouchon, un mois avant de décès inopiné de son époux dans le même Service.

Son époux avait aussi été étiqueté quatre plus tôt "maladie d'Alzheimer" par les neurologues qui l'avaient reçu dans leur Service à l'hôpital Bicêtre, l'administration du traitement de la maladie de Biermer, c'est-a-dire l'administration de vitamineB12 à dose drastique l'en avait sorti.

Son rétablissement intellectuel fut objectivé par le test de Folstein, revenu à 30/30 alors qu'il était à 22/30 six mois plus tôt, ce qui démentissait le diagnostic d'ATTEINTE DIFFUSE DU SYSTEME NERVEUX consécutive à une DTA  (Démence de Type Alzheimer) compliquée d'une "encéphaloparthie vasculaire" fait par les neurologues du Service du professeur Gérard Saïd ... car il était en réalité affecté  d'un syndrome neurologique alors mal connu sinon vraiment méconnu, qun syndrome qui depuis 2003 a en France reçu le nom de syndrome NDB12PP après s'être jusqu'alors appelé  "syndrome de carence vitaminique B12 avec test de Schilling normal" (NDB12PP se veut l'acronyme de Non Dissociation de la Vitamine B12 de ses Protéines Porteuses)

C'est d'ailleurs ce malade qui a été l'occasion de la découverte de ce syndrome (Cf. les sites-Web consacrés à ces syndromes et les articles précédents de ce blog).

Pour en revenir à la malade victime de la maladie d'Alzheimer qui avait été améliorée par la Dépakine *,  le 13 juillet 1988  le docteur Henri Ximenès m'avait fait savoir qu'il refusait de continuer d' être le médecin "traitant" de ma mère au prétexte qu'elle était bonne pour l'hôpital psychiatrique.

Il avait depuis fallu que je m'occupe moi-même du traitement de ma mère en attendant de lui trouver un confrère ou une consoeur proche de son domicile.

Cela javais recherché les traitements  que le docteur Ximenès lui avait prescrit.

D'après sa dernière ordonnance, il lui avait prescrit un traitement antihypertenseur (Aldomet *) , un traitement anticholestérolémique (Lipavlon*), un traitement tranquillisant (Valium 5* x 3/jour) et du Laroxyl*.

Or depuis trente-quatre ans ma mère se rendait très régulièrement à son cabinet parisien, situé dans le 17e arrondissement (mes parents habitaient à l'Haÿ-les-Roses depuis 1964), elle s'y rendait tous les mois par les transports en commun.

Elle avait en ce médecin une totale confiance cependant qu'il ne faisait guère que lui renouveler ses ordonnances de tranquillisants, en sus du traitement antihypertenseur et du Lipavlon*. On peut dire que sa confiance avait quelque chose d'aveugle. Atteinte de cataracte, son acuité visuelle était tombée à un dixième, d'après un bilan ophtamologique fait deux an plus tard, avant qu'elle ne soit opérée de la cataracte à l'hôpital Bicêtre par le Pr. Offret.

Ni elle ni le Dr. Ximenès ne semblaient s'être aperçu que sa vue était si basse.

Il m'avait fallu entretemps lui trouver un successeur moins rejetant et plus commode, en l'occurrence trouvé chez une généraliste exerçant à Cachan, à deux cents mètres de chez elle à vol d'oiseau.

Des traitements qu'il lui avait ordonné, j'avais pu prendre plus précisément connaissance en retouvant toutes ses ordonnances, pieusement conservées qu'elles étaient dans un carton à chaussures.

Dans les premiers temps, dans les années 1950, ma mère avait eu droit à la Vériane Buriat*, au Gardénal*, à la Natisédine * ainsi qu' à l' Equanil*, puis, dans les années 1960, ce fut le tour du Librium*, de l'Atarax*, du Valium 5*, du Lexomil*, du Xanax*, du Tranxène, sans compter les somnifères tel le Rohypnol*, et j'en passe.

Au total 137  grammes de Valium 5* lui avaient été administrés en 1988.

Plusieurs de ces molécules figuraient souvent sur la même ordonnance. En réalité toute la gamme des benzodiazépines était représentée, histoire sans doute de ne pas toujours reconduire la même ordonnance ?

Mais le Valium 5* était une constante depuis qu'il avait été commercialisé. Ce qui m'avait conduit à penser, ainsi que j'en ai fait part au professeur François Piette en juillet 1993, lorsque ma mère a été hospitalisée dans son Service, que l'émergence de la maladie d'Alzheimer pouvait avoir un rapport avec la prescription exagérée de benzodiazépines.

Alors qu'il n'était pas psychiatre, dans la dernière de ses ordonnances, le docteur Ximenès s'était permis d'adjoindre à ces tranquilisants du Laroxyl*, une association connue pour être potentiellement "explosive".

Cette adjonction fut effectivement suivie d'état psychotique transitoire, une "bouffée délirante" à travers laquelle l'ex patiente du Dr. Ximenès  sembla (enfin) avoir pris conscience de certaines réalités jusque-là moins conscientes ou plus ou moins volontairement tenues sous silence parce que "inavouables".

Mais ne serait-ce pas parce qu'elle les avaient exprimées que le Dr. Ximenès l'avait rejetée ?

Ce qui expliquerait qu'il l'ait soudainement trouvée "bonne pour l'asile psychiatrique", car c'est assez souvent ce qui se produit quand une personne se met à dire ce que l'on préfèrerait ne pas savoir ?

On constate en effet, comme l'a récemment rappelé le professeur Bernard Debré sur LCP à "Droit de Suite", à propos des médicaments et des laboratoires  pharmaceutiques (à propos du Vioxx*) , que celui qui dit la vérité "il faut l'exécuter", et c'est qui est arrivé à François Hollande quand il a dit ce qu'il en était en France de la Magistrature.

Ma mère était, avant d'être la patiente du docteur Henri Ximenès, une patiente du professeur Paul Milliez, et celui-ci l'avait trouvée ... très à son goût, avant qu'elle ne change de médecin.

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