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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 16:47

 «  L'apprentissage du métier de médecin est un calvaire : difficile d’aimer ce que l’on fait quand les  ton travail est nul à chier  pleuvent sur votre tête… Et tout cela se passe à l'hôpital, un lieu où l’on s'attendrait à trouver de l’humanité, de la bienveillance, un lieu où l’on est sensé prendre soin de l'autre »,  écrit le docteur Valérie Auslender, médecin généraliste, au sujet des maltraitances hospitalières.

Non pas celles exercées à l'encontre des malades, comme je l'ai fait dans mon blog, où j'ai rapporté celles qui avaient failli tuer mon père en 1990.

Les mandarins du Service de neurologie de l'hôpital Bicêtre s'étaient servi de subalternes pour lui faire appliquer fictivement le traitement qu'il lui aurait fallu d'urgence recevoir pour ne pas risquer la mort,  et pour sortir indemne de la maladie qui avait motivée son admission d'urgence à l'hôpital Bicêtre.

Il avait été hospitalisé pour une maladie bien connue des cliniciens pour être à court terme  inéluctablement mortelle sans son traitement spécifique.

A l'époque, les mandarins du Service de neurologie de l'hôpital Bicêtre, compte-tenu de ce qu'ils me savaient moi-même médecin, n'avaient pas voulu prendre sur eux-mêmes le risque du traitement fictif et par conséquent inéluctablement mortel qu'ils avaient décidé d'appliquer à leur malade (du Prozac*, au lieu d'un traitement vitaminique B12 drastique, alors même que celui-ci était le seul à pouvoir le rétablir, au prétexte qu'il n'avait "de toute façon" aucune chance de s'en sortir vivant (Cf. site-Web n° 108281777 html).

La phraséologie << Le malade était de toute façon voué à une inéluctable plus grande aggravation >> figure en toute lettre dans l'expertise médicale complice qu'ils ont par la suite fait établir par un des leurs, en l'occurrence le docteur François Chedru, à l'époque Chef du Service de neurologie au CHU de Meaux. Ils avaient jugé plus prudent de faire endosser leurs fautes par un Interne. 

Devenu quelques années plus tard à son tour Chef de Service au CHU de Mantes la Jolie, et par là lui-même un petit mandarin, Olivier Ille a retenu la leçon. Il en usera de même avec Christine Malèvre, une jeune infirmière tout à sa dévotion, qu'il savait à sa botte.

Celle-ci n'osera évidemment pas révéler la chose lors de procès, d'autant que les juges ne tenaient pas non plus à le savoir. Elle écopa ainsi pour  lui, pour ne pas dire à sa place, d'une lourde condamnation à 12 ans de prison, qui seront ramenées à quatre. 

Christine Malèvre avait pourtant été dite souffrant d'immaturité affective. En tant que telle, elle aurait dû atterrir dans un Service de psychiatrie, et non pas en prison, tandis que son beau Chef de Service bénéficiera de la même impunité, pour ne pas dire de la même bienveillance  udiciaire que ses anciens maîtres. 

Que Valérie Auslender ait aujourd'hui réussi faire paraître son manuscrit sur « Omerta à l'hôpital » est encourageant: c'est la marque d'un progrès par rapport à la tradition omertiste du milieu médical. La tradition omertiste du milieu médical y est apparemment moins observée.

Son livre vient de paraître aux éditions Michalon. 

 

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