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27 décembre 2014 6 27 /12 /décembre /2014 00:05

Il y a lieu de penser que Freud et Hitler se sont connus, ne serait-ce que parce que l'un et l'autre ont soigneusement évité de se critiquer ou de faire référence l'un à l'autre..

Hitler fit cependant allusion à Freud, sans le nommer, dans son discours de Linz,  au lendemain de l'annexion de l'Autriche au Troisième  Reich, le 13 mars 1938.

Au sujet du livre que Timothy W. Ryback a consacré aux lectures d’Hitler (« Dans la bibliothèque privée d’Hitler » Hitler's Private Library ), à en juger par les 247 réactions de ses lecteurs, presque toutes hostiles, Pierre Assouline n'a vraiment  pas, ou très peu, été compris de ses lecteurs. 

Ils ne font guère que de se projeter, qui pensent devoir écrire qu’Hitler avaient été un « semi clochard », un « sans dent» pourrait-on dire, un lecteur de brochures antisémites.

C’est aujourd'hui évidemment psychologiquement (moralement) plus confortable. La plupart n’avait probablement pas lu Timothy Ryback, préférant répéter ce qu’en avaient dit Louis Pauwels et Jacques Bergier dans « e Pierre Assouline  », qui faisaient d’Hitler quasiment un imbécile prêt à gober à n’importe quelle ânerie, par exemple croire que la terre était creuse à cause d'une incompatibilité (?) avec la théorie de relativité d’Einstein, « science juive »

Hitler cultivait certes quelques croyances,mais pas toutes forcément délirantes ou infondées, notamment celle de pouvoir être rattacher à une très illustre et très fortunée Maison viennoise par son grand-père paternel. Ce qu’il aurait confié à Sigmund Freud en 1908, et souhaité pouvoir se faire reconnaître, du moins  jusqu’en 1919, avant que ladite Maison n'ait cherché à le dissuader de cette prétention, le remettant à sa place de manant pour ne pas qu'il vienne la souiller de son impure origine. Sans aucun égard pour ses états de service pendant la guerre. Il s’était pourtant engagé dans la guerre au péril de sa vie croyant mériter cette reconnaissance, Freud lui aurait fait valoir que pour être admis dans une si illustre famille, il fallait pouvoir se prévaloir d'oeuvres ou d'exploits exceptionnels.

Il avait échoué en tant qu'artiste, mais avait espéré pouvoir faire valoir sa valeur en s'engageant dans l'armée dès l'entrée en guerre de Allemagne .

De fait, il s'était engagé dans l'armée et avait preuve d'un courage qui lui valu trois médailles militaires, dont une de première classe. Il avait montré ses états de service à la famille dont ses parents lui avaient dit qu'il descendait, cela n'avait pas suffit. Il arriva alors ce qui devait arriver. Pour montrer le tort qu’elle lui faisait de ne pas l’estimer à sa juste valeur alors qu’il avait cent fois affronté la mort, son admiration se changea en son contraire. Sa haine devint d’autant plus dévastatrice qu’il savait comment s’y prendre pour la faire partager par le plus grand nombre – c’est pas le "psychanalyste" Daniel Sibony qui me démentira au sujet des haines des bâtards. Si Shakespeare a été l'auteur de prédilection d' Hitler, ce n’était certes pas sans quelques raisons

Les lecteurs  commentent sans avoir eux-mêmes pris la peine de lire le travail de Timothy Ryback. Il aurait fallu que les lecteurs de Pierre Assouline sachent lire comme Jacques Lacan disait de faire, entre les lignes ... (voir un peu comment à "Hitler paradigme d'Hamlet")

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Published by leon - dans psychologie
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