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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 10:36

 

Mercredi 14 mars 2012 3 14 /03 /Mars /2012 10:36

 

<< Les malades m'insupportent /..../ Ils nous font perdre notre temps. Il est clair qu'ils ne peuvent guérir. Ils ne servent qu'à nous faire gagner notre vie et comme matériel pour nos recherches /...: Le mieux serait d'en faire des cargaisons pour s'en débarrasser /..../ Ils sont de la racaille >> disait en privé à ses zélotes le " bon " Dr. Sigmund Freud.

 

Ce qui suit n'aurait, apparemment, aucun sens ni aucun rapport avec le précédent paragraphe. Ni avec l'article de ce blog "psychanalytiquement incorrect", ou les autres articles du même. Mais il y en a, car tout se tient, même si c'est difficile à suivre ou à comprendre sans connaître les "implications" intermédiaires. Il faudrait prendre les choses par leurs commerncements, depuis les oeufs. Mais avant les oeufs, il y a les oiseaux qui les pondent, et avant les oiseaux ... d'autres oiseaux, qui sont aussi des symboles. Des symboles de naissances, de tendresse, de rapports sexuels et de morts, sujets autour desquels a beaucoup tourné Freud, tournant et retournant les esprits, depuis les personnages à becs d'oiseaux de son cauchemar d'enfant de neuf ans jusqu'au vautour venu avec ses plumes taquiner la bouche de Léonard de Vinci (auquel il s'identifiait plus ou moins concciemment) .

 

Freud avait appris à lire dans la bible illustrée de Philippson (notons que son demi-frère de vingt ans son aîné s'appelle Philipp, que son père lui offrira plus tard cette bible pour son trente cinquième anniversaire .. et que "l'inconscient est structuré comme un langage"). Or Freud révèle dans la Traumdeutung (son livre sur l'interprétation des rêves) qu' après la mort de son grand père maternel Jacob Nathansohn, il avait fait un rêve angoissant, qui l'avait fait se réveiller en criant. Ce n'était pas ce qu'on appelle une terreur nocturne, car il avait un contenu dont il disait se souvenir parfaitement : << Le rêve était extrêmement net et me montrait sa mère chérie avec un expression du visage particulièrement tranquille et endormie portée dans sa chambre et étendue sur le lit par deux (ou trois) personnages munis de becs d'oiseaux . Les personnages à becs d'oiseaux, très allongés, bizarrement drapés, je les avais empruntés à la bible de Phillipson. Je crois que c'était des dieux à tête d'épervier appartenant à un bas-relief égyptien >> .

 

En 1961, à la sortie du cours de biologie, j'étais comme à mon habitude venu saluer, à la ménagerie du Jardin des Plantes à Paris, un de mes "amis" de la famille Pan Troglodites. A peine avais-je eu le temps de lui serrer la main à travers la grille que d'un seul coup tout ses poils se hérissèrent et qu'il bondit en une fraction de seconde pour gagner, comme une fusée, le haut de sa cage. En se tenant aux barreaux, qu'il secouait vigoureusement, il prit son élan pour imprimer de la vitesse à un crachat qu'il expédia au loin, en direction de trois jeunes gens qui arrivaient, hilares, en ayant l'air de se moquer de lui. Le crachat vint s'écraser à terre juste devant leurs pieds.

Ce qui tend à montrer que les singes peuvent éprouver du ressentiment et qu'ils savent l'exprimer (le faire savoir) , et que le "langage" symbolique n'est pas le propre de l'homme ...

 

Or voici la défintion que Freud donne du "complexe d'Oedipe" à la fin de sa vie dans son "Abrégé de psychanalyse" :

 

<< Quand le garçon entre dans le stade phallique de son développement libidinal, qu'il ressent les sensations voluptueuses de son organe sexuel et qu'il apprend çà se les procurer lui-même à son gré par exitation manuelle, il devient amoureux de sa mère et voudrait la posséder physiquement de la maniière que ses observations d'ordre sexuel et son intuition lui ont permis de deviner. Il cherche alors à la séduire en exhibant son penis dont la possession le remplit de fierté, en un mot sa virilité, tôt éveillée, l'incite à vouloir remplacer son père qui jusqu'à ce moment avait été un modèle à cause de son évidente force physique et de l'autorité dont il était investi, et il considère alors son père comme un rival >> ...

 

C'est-à-dire un rival dont il a beaucoup à craindre, ce qui l'oblige à "refouler" ses sentiments. S'en suit "normalement" la "phase de latence", avant la flambée pubertaire, qui va tout réactiver, à cette différence près que le garçon sera alors moins désavantagé sur le plan de la force physique (mais aussi parfois intellectuelle). Mais ayant "intériorisé l'interdit" résultant de son refoulement, il ne remettra pas celui-ci en question et restera à sa place, sauf s'il a mal refoulé ses désirs pulsionnels incestueux parce qu'il aurait été incité à leurs donner suite à cause d'attitudes parenales inappropriées, il risque de ne ne pas vouloir y renoncer et de souffrir de névroses (ou de psychose). Freud en a accusé Carl Gustav Jung, Alexandre Adler et tous les analystes "félons" qui auraient bien aimé, dans son esprit, le supplanter prendre sa place. Freud était en effet affecté de ce genre complexe.

 

C'est à peu de chose près la "rivalité mimétique" de René Girard, à la différence près que ce dernier ne fait pas référence à un "Complexe d'Oedipe". ....

 

Même en admettant que le "complexe d'Oedipe" corresponde à une réalité, et bien qu'il s'agisse plus probablement d'une invention en rapport avec le vécu propre à Freud et à un certain nombre de cas semblables au sien, reste que la notion est contre-productive, c'est-à-dire iatrogène pour les vrais victimes d'attentats sexuels, qu'elle a durant près d'un siècle contribué à sur-victimer et sur-culpabiser.

 

Tel fut le cas de Dora, alias Ida Bauer, qui fut victime des avances très déplacées de "Monsieur K", mais peut-être aussi de celles de son propre père quand elle était beaucoup plus jeune, comme le suggèrent certains de ses cauchemars rapportés par Freud dans ses 5  psychanalyses. 

 

Je sais une consoeur, fille de médecin, qui a été incestée par son père, qui s'est "accusée" en cure psychanalytique d'avoir "fantasmé" l'inceste, et bien d'autres cas similaires.

 

Je conseille  de lire un livre, publié à compte d'auteur, chez Scripta *, "Le train de la lâcheté", qui n'est pas le récit d'un inceste, mais d'une agression sexuelle vécue dans l'enfance, qui  a pu être confirmée par une enquête judiciaire  : cette agression avait été oubliée, mais avait laissé des traces symptomatiques (des auto-agressions) .

 

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