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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 17:01

                  Contribution à Sidaction

 

 

 

L'abolition de la peine de mort a été votée le 18 septembre 1981.

a - André Paillette fut le premier à en bénéficier. Il avait été condamné  à mort en mai de la même année  pour avoir violé et tué sa propre fille.

z - Malgré son abolition, il faut savoir que sous prétexte de raison d'Etat la peine de mort peut être secrètement administrée encore en France avec la permission des pouvoirs publics, c'est à dire de la justice. Pourvu qu'elle puisse être infligée secrètement, la mort est administrée. Non pas préventivement à de dangereux assassins, mais préventivement à des personnes vulnérables, et vulnérables parce que vulnérabilisées par la maladie.

a - S'ils existent, ces assassinats pour raison d'État ne peuvent évidemment  pas, par définition, être révélés.

z - Évidemment, mais quand par extraordinaire les circonstances font qu'ils le sont, le véritable  mobile doit  rester caché.. Prenons  le cas d'un malade atteint d'un syndrome neuro-anémique : ce syndrome est assez rapidement mortel à partir du moment où il se déclare s'il  ne reçoit pas son antidote spécifique, qui est la vitamine B12

a - La cobalamine.

z - La survenue d'un tel syndrome est due à une carrence  en cette vitamine. Il suffit de ne pas l' administrer pour que le malade meurt.

a -  Mais quel intérêt aurait-on de faire mourir de tels malades s'il suffit de leur administrer de la vitamine B 12 pour les tirer d'affaire ? Ce n'est pas comme le sida un traitement long et coûteux ! Garder le malade à l'hôpital et multiplier les examens reviendrait beaucoup plus cher que de lui administrer les quelques euros que coûtent la vitamine B 12 !
  
z - Quelques euros suffisent effectivement pour remettre les malades d'aplomb, et les syndromes neuro-anémiques sont pour la plupart liés à la maladie de Biermer.

a - Cette maladie est  tellement fréquente qu'on y pense systématiquement devant tout syndrome neurologique resté inexpliqué,

z - On y pense d'autant plus qu'ils sont devenus plus fréquents avec les contaminations par le VIH (2),

a - Ce qui fait que  quand un malade est hospitalisé et que le diagnostic de maladie de Biermer  ou de syndrome neuro-anémique  est posé, on pense tout de suite à la possibilité d'un sida.

z - Exactement. Et s'il fait suite à une sérologie positive et que le malade ne sait pas qu'il est en fait  victime d'un sida déclaré, et si sa séropositivité est à rapporter à une contamination  transfusionnelle faite à l'hôpital, tout sera fait pour que le vrai diagnostic de sa maladie soit nié et repoussé pour qu'il ne s'en remette pas et qu'il lui soit de la sorte impossible se retourner contre le C.NT.S. et  les structures hospitalières qui avaient accepté de se servir des lots de sangs contaminés parce qu'ils  sous-estimaient les risques d'éclosion d'un sida maladie ....   

a - Tu ne sais pas qu'il est interdit de faire la sérologie du Sida sans l'autorisation des malades !

z - Tu es bien naïf. Tu oublies qu'on est en France, qu'on s'y assoie sur  les principes. Ils sont faits pour ça. T'as qu'à lire les  "Patients Rights" affichés à l'entrée des Services. Ils sont là parce que l'administration hospitalière a été obligé de les afficher. Après ça, si tu lis ce que le Dr. Patrice Bodenan a écrit  dans  le Mémoire qu'il a fait paraître sur le Net au sujet des "Problèmes éthiques posés par les commissions de conciliation hospitalière ", tu verras que c'est parfaitement contradictoire.

a - Je suis tombé dessus par hasard. Il jouxtait le blog consacré au droits des patients, relatif aux  victimes de maltraitances hospitalières.

z - C'est pas par hasard. Le docteur Bodenan est celui qui était intervenu dans une affaire de malraitances  hospitalières consécutives à l'occultation d'un tel diagnostic pour faire pression sur une des victimes de cette malatraitance, un homme de 79 ans qui s'en était miraculeusement sorti vivant. Tu ferais bien de lire ce Mémoire pour le comparer au récit que fait le fils de cet homme de cette malatraitance dans son blog. C'est  assez ahurrissant !

a - J'avais commencé à le lire, mais c'est un véritable pensum. J'avais aussi  parcouru le blog que le fils du malade a consacré à la maltraitance de son père. C'était tout aussi soporifique ... 

z - Peut-être, mais il y est bien quand même bien dit que c'est à la demande de l'Ordre des médecins que le docteur Bodenan  était intervenu en tant qu'il est lui-même un responsable de cet Ordre pour  menacer le père du patient de représailles à valoir sur son fils et ses avocats  pour le forcer à retirer sa plainte, ce qui est en soi une infraction à la loi ....

a - L' homme  avait porter plainte devant l'Ordre des médecins et les tribunaux pour et non assistance à personne en péril  ....  Il était autant que je me souvienne un des malades de Christine Malèvre qui avait porté plainte ...

z - C'était pas un malade de Christine Malèvre, mais presque. C'était un malade de son Chef de Service, je veux dire un malade de celui qui deviendra le Chef de Christine au CHU de Mantes-la-Jolie ....

a -  De celle qui avait voulu abréger la souffrance de ses malades !

z - Là tu n'y es plus du tout. Tu le fais exprès où c'est parce que t'es resté  naïf ? Le véritable mobile a été occulté  ...

a - ... pour faire place à des explications qui pouvaient paraître plausibles, mais qui étaient  fausses. Les vraies mobiles étaient trop inavouables.

z - Tu faisais exprès de pas comprendre.

a - Christine Malèvre a été condamnée parce qu' elle en avait trop fait, elle avait dépassé la mesure,  au lieu de se limiter aux ordres.

z - Tu as tout compris.  En en faisant trop, elle s'était fait remarquer, et  en se faisant remarquer, elle s'était fait prendre, et en se faisant prendre,  elle risquait ....

a -  ..... de révéler ce qui devait rester cacher . Elle a en fait été condamnée parce qu'elle avait désobéi aux ordres, qui étaient de faire discrètement  passer de vie à trépas que les malades qui lui étaient désignés, de s'en tenit là, et non pas de s'en prendre à ceux qui lui semblaient a priori relever de la même catégorie.

z - la catégorie était des .... 

a - .... malades qui étaitent devenus séropos à la suite de transfusions faites avec des lots de sangs contaminés.

z - Ses dépassements seraient restés méconnus en dehors de l'hôpital  s'ils n'avaient été dénoncés par un médecin, en l'occurrence le docteur Laurence Kouyoumdjian.  Mais une fois révélés, il avait fallu maquiller la réalité et inventer une explication. On  lui inventa une trop grande sensiblerie, et ses assassinats furent maquillés en euthanasies (3). 

a - Ses assassinats ont été mis sur le compte d'un dérangement mental, ce qui était pour elle très désobligeant. Reste à expliquer pourquoi elle n'a pas protesté  et dit la vérité ?

z - Parce que dire la vérité aurait aggravé sa responsabilité. Elle a préféré cette explication.

a -  Mais alors , si elle avait accepté qu'on dise d'elle qu'elle était dérangée et immature, pourquoi au lieu de l' interner en psychiatrie  l'a-t-on condamnée à 12 ans de prison ?

z - Parce que ça arrangeait tout le monde. Il fallait à tout prix que les commanditaires des exécutions situés plus hauts dans la hierarchie soient innocentés, et ainsi de suite.

a - Ce qui fait que seule Christine Malèvre a été condamnée  malgré  (ou plutôt à cause) d'un précédent, celui-là bien connu des pouvoirs publics

z - Et  dans lequel ce n'était pas Christine Malèvre qui était en cause, mais celui qui plus tard l'a dirigée.

a - Le précédent  avait eu cours  à l'Hôpital Charles-Foix à partir de ses instructions, secrètement communiquées par lettre interne, manuscrite ;;;

z - Une  lettre qui faisait doublon avec le compte-rendu d'hospitalisation officiel fabriqué  rétro-activement,  et qui a été anti-daté.

a - De sorte qu'on pourrait croire qu'il a été dactylographié en temps voulu. Mais alors pourquoi le compte-rendu manuscrit ? 

z - La lettre  manuscrite  est datée du jour où elle  a été écrite. Elle  n'était évidemment pas destinée à tomber entre les mains du fils, ou être lue par un autre que le destinataire.

a - Les instructions qui y figuraient avaient été  émises depuis un Service de neurologie labelisé INSERM, qui se proclamait versé dans le traitement des syndromes  neurologiques vitamino-carentiels, donc particulièrement crédible pour qui en reçevait  des directives thérapeuthiques.

z - De fait,  le destinataire  y trouve excuse : il n'a  fait que suivre  les directives de ce  Service. Il n'avait pas vocation à contester des directives venant de plus qualifiés que lui. Dernièrement interrogé à ce sujet (le mardi 2 avril 2011),  c'est bien ce qui'il m'a dit. Il ne se sent en rien responsable de  les avaoir aveuglément suivi plutôt que d'écouter le fils du malade, quand bien même celui-ci lui avait dit et répéter ce qu'il fallait faire.

a - L'auteur de directves  motelles n'était alors qu'Interne, sous les ordres de ses supérieurs hiérarchiques.  Il était pour ainsi dire placé dans le rôle qu'il allait plus tard faire jouer à Christine Malèvre.

z - Lors du procès de celle-ci, l'interroger et le pousser dans ses retranchements à propos de l'affaire Malèvre risquait  de l'inciter à révéler révéler qu'il avait  lui-même obéi à des directives hiérarchqiues lorsqu'il n'était qu'Interne. C'est pourquoi malgré le signalement du fils sur ce précédent, on s'était  gardé de le pousser dans ses retranchements. ll aurait pu tout livrer et ainsi mis  trop de personnes
" de qualité " en cause

a - Et dire, s'il les savait, les raisons d'être de " l'Espace Ethique de L' A.P. - H.P."  mis en place  pour faire écran  par ceux qui lui avaient fait transmettre des directives mortelles au Dr Jean-Yves Beinis.    

S'agissant d'une savante embrouille de la direction de l'Assistance Publique, embrouille par définition destinée à brouiller les pistes  et  noyer les responsabilités, il est difficile de faire partager à qui n'est pas du sérail la compréhension des innommables  procédés  qui visent à faire passer un malade de vie à trépas  sans que cela paraisse avoir été délibérément  voulu. 

 

Pierre Cretien  M.D..

 

 

                                                      


 

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