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3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 14:24
Le physicien Etienne Klein, à la question de savoir s'il faut croire ou ne pas croire en l'existence de Dieu, a, dans "La tête au carré" (une émission de France-Inter), suggéré que Dieu et la Gravitation seraient une et même chose ?    
Je me suis quelques fois posé la question, puisque sans la gravitation, notre monde n'existerait pas, ou ne serait pas tel qu'il est. 
La gravitation pourrait d'ailleurs être pour la France, qui bénéficie de marnages importants sur sa façade atlantique, salvatrice sur le plan énergétique.  Voici  comment :
Concevons une grande coque vide et donnons lui une forme à la ressemblance de la Terre. Attribuons, pour concrétiser les choses, à cette coque  un volume de 1, 24 m3

Perçons en pensée cette coque d'une multitude de petits trous. La voici devenue une sorte de  grosse  boule à thé.

 

A l'intérieur de cette coque, plaçons une  vessie de même dimension. Une mémoire de forme peut être conférée à la vessie en y introduisant des éponges naturelles, qui sont, comme chacun peut en faire l'expérience, des structures à "mémoire de forme", pourvu qu'elles soient légèrement humides.

 

Après avoir introduit ces éponges dans la vessie,  laissons à cette vessie la possibilité de respirer en la laissant communiquer avec l'air ambiant par une conduite passant par le trou par lequel  la vessie a été introduite dans la boule.

 

La vessie va se trouver  gorgée  de l'air contenu dans les alvéoles des éponges (la vessie est ainsi devenue un peu l'analogue d'un poumon : à ce propos, on a pu voir dans un film d'action - je ne saurais plus dire lequel -  un personnage héroïque échapper à ses poursuivants en se cachant longtemps sous l'eau en respirant grâce à un roseau. Cette scène est irréaliste.  La pression exercée par  l'eau ferait qu'il ne pourrait pas soutenir longtemps la situation)

 

Prolongeons la conduite pour que la vessie puisse rester en communication avec l'air atmosphérique  et munissons cette conduite d'une vanne pour que le volume d'air emprisonné ne puisse s'en échapper quand la vessie sera plongée sous l'eau, et ainsi mise sous pression. Donnons au tuyau une longueur telle que l'air que contient la vessie ne puisse s'échapper à l'air libre qu'au moment voulu.

 

La boule aura été lestée d'une masse suffisante pour empêcher les forces Archimède de la faire remonter à la surface après immersion.

 

Plaçons la boule ainsi lestée à marée basse sur la grève au plus près de la mer et choisissons un jour où le marnage (la différence de niveau entre la marée haute et la marée basse varie d'un jour à l'autre) sera de onze mètres. La vessie qu'elle contient va de cette façon se trouver à marée haute sous une dizaine de mètres d'eau de mer (qui est d'une densité supérieure à l'eau douce).

  

A marée montante, la boule à thé va laisser l'eau la pénétrer, qui viendra comprimer la vessie. A marée haute la vessie subira une pression d'environ 2 kg par cm2 (la pression de l'eau plus celle de l'atmosphère). La vessie aura perdu sous l'action de cette pression sa belle forme sphérique. Son volume sera inférieur à son volume à l'air libre, mais de combien ? et sera venu se plaquer au "pla-fond de la boule à thé, tirant avec elle la conduite qui a permis son remplissage quand elle reposait librement sur la grève (la conduite d'alimentation devra avoir être assez solide pour résister à la pression de l'eau régnant à cette profondeur sans s'écraser sur elle même. Notons aussi que si on était parti d'une vessie gonglée à 2 bars, sa forme et son volume seraient restés constants. Les potentialités énergétiques de la boule - cf. infra - seraient meilleures.

 

L'air resté emprisonné dans la vessie connaîtra à cette profondeur une pression d'environ deux atmosphères (de trois atmosphères si on part d'une vessie gonflée à deux bars) , addition de la pression atmosphérique et de celle de l'eau qui la recouvre. L'air chassé de la vessie par la pression de l'eau aura après ouverture de la vanne une pression suffisante pour animer à terre un alternateur .

 

Sur le principe de la mémoire de forme, plongeons pareillement une "vessie" résiliente  (c'est-à-dire une structure à mémoire de forme) capable de conserver sa forme initiale sous une pression de 10 mètres d'eau. Une telle vessie va permettre de démarrer l'expérience à 10 mètres de profondeur. Une vessie résiliente à 20 m permet de démarrer l'expérience à 20 mètres, et une vessie résiliente à 30 m de la démarrer à 30 m sous les eaux, etc .. jusqu'à 100 mètres avec une vessie résiliente à cette profondeur,

  

Fabriquer une très grande structures "VMF" gardant sa  forme initiale à une  profondeurs de 50 mètres est tout à fait possible. Sa résistance devra  être calculée pour qu'elle ne commence à se déformer  en comprimant  le gaz qu'elle contient  qu'à partir de pressions supérieures.   

 

Une structure résiliente suffisamment lestée emprisonnant 1000 m 3 de gaz aurait la capacité de faire tourner un alternateur 2000 fois plus puissant que dans l'expérience de démonstration.

  

De telles structures de captage, et même de beaucoup plus volumineuses pourraient faire l'objet de séries industrielles, être construites par centaines de milliers pour la production électrique.

 

Produites en grandes series, le prix de revient des ces "VMF" ne sera pas très élevé si on se limite à de capteurs fonctionnant à moyenne profondeur (entre 30 et 60 mètres.

 

Il sera possible de profiter de la durée de l'étale pour lisser la production électrique dans le temps. L'heure des marées varie le long des côtes, ce qui permet aussi de lisser la production.

 

S'agissant de transformer la force de gaz sous pression en mouvements mécaniques, les mécanismes les plus appropriés semblent a priori être ceux   classiquement utilisés pour transformer en mouvements cinétiques la force de la vapeur sous pression dans les locomotives.

 

La nécessité de lester lourdement des capteurs volumineux pour les faire résister aux forces d'Archimède n'est a priori pas une difficulté majeure. Le sera peut-être la conception  de très volumineux capteurs destinés à des immersions profondes. Pour une immersion à 10, 15 ou 20 voire 50 mètres la fabrication des capteurs VMF sera moins coûteuse  que celle de VMF destinées aux  grandes profondeurs.

 

Ces dernières devront se contentés d'être de plus petits volumes, donc peut-être moins rentables sur le plan énergétique et financier. L'expérience et le calcul détermineront les volumes et les profondeurs les plus appropriés à ce système d'exploitation.

 

 Pierre Cretien 

  Suite complémentaire sur le site n° 112141132 html

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