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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 10:35

Les traitements neuroleptiques peuvent-ils aggraver certains délires ?

 

La vitamine B12  participant à la synthèse des neuromédiateurs  participe nécessairement au bon fonctionnement du système nerveux.

Les états carentiels en cette vitamine  conduisent à des états d'affaiblissement intellectuels qui peuvent à tort être étiquetés "démences de type Alzheimer", ou "états dépressifs", et à des états délirants ou paranoïde.  Ils peuvent de ce fait donner lieu à la prescription d'antidépresseurs ou à la prescription de traitements neuroleptiques. Cela s’est vu.  Souvent ?  J'ai des raisons de la penser, car  j'ai été témoin du fait. Mais ce n'est pas chose à dire, sous peine d'être soi-même taxé de "délirant paranoïde". Cela s'est dit.

La carence B12  n'étant pas corrigée du fait que ces traitements ne sont pas étiologiques ( le sont-ils jamais?) , ces remèdes ne font qu'aggraver l'état des malades. Des lésions organiques s'installent et les dysfonctionnements conduisent les malades à la mort dans de grandes souffrances morales et physiques. Les  malades finissent leur vie dans un état  de prostration.

C'est ainsi que la vie de mon père a failli se terminer dans la nuit du 12 septembre 1990 ( Cf . "Une nuit vitaminée" site n° 69972429 html ) parce que ses médecins, une équipe de neurologues, avait obstinément refusé de corriger cet état de carence. vitaminique B12  sous prétexte que son état ne relevait pas de cette carence. Le test de Schilling était déclaré "normal"  et la vitaminémie B12 soi-disant elle aussi, quoique proche de la limite basse de la normalité.  Cela malgré un tableau clinique fortement évocateur de troubles neurologiques cobalamino-carentiels (un tableau de sclérose combinée de la moelle)  ... jusqu'à ce qu'une infirmière en fasse elle-même le diagnostic en constatant la présence d'une glossite de Hunter très caractéristique de la maladie de Biermer et me fasse voir que mon père ne recevait en réalité qu'un faux-semblant de traitement vitaminique B12. Un traitement qui ne répondait pas plus au diagnostic de présomption, posé devant moi aux Urgences,  de maladie de Biermer,  qu'à ma demande expresse que mon père soit traité conformément au traitement correspondant à ce diagnostic clinique,  selon l'adage qui veut que "la clinique prime le laboratoire" (voir article précédent "syndrome de Doscherholmen ..." site  n° 121544413 html )

Il n' y avait aucun inconvénient à administrer le traitement de la maladie de Biermer. En effet, il est connu qu'un traitement  vitaminique B9 (l'acide folique) ne doit pas être introduit en cas de carence B12, sous peine de voir brusquement s'installer des paralysies, mais la vitamine B12 peut sans inconvénient être administré sans danger en cas de carence B9 . 
 
La vitamine B12, appelée aussi cobalamine, est le traitement spécifique de la maladie de Biermer. Elle  intervient dans l'organisme dans la production d'énergie, dans la reconversion intracellulaire des folates en polyglutamates, dans la synthèse des acides gras et de l'ADN.  Sa découverte s'est faite au début du siècle dernier quand on s'est aperçu que les extraits de foie et le sérum de cheval permettaient de traiter  certaines anémies (Cf. avant-guerre le célèbre Hémostyl * des laboratoires Roussel) . Le facteur qui le permettait a été appelé facteur extrinsèque. Ce facteur est en fait la vitamine B12,  isolée en 1948 et synthétisée en 1972.

Pour être absorbée par la partie distale de l'iléon la vitamine B12 doit se lier avec un facteur sécrété par les cellules pariétales de l'estomac. Ce facteur est dit intrinsèque. Faute de quoi cette vitamine n'est absorbée que passivement, à raison de 1% de  la vitamine contenue dans l'alimentation carnée. Quand les réserves vitaminiques - importantes dans le foie - sont  épuisées, l'absence de sécrétion du facteur intrinsèque finit par  aboutir à  ce qui s'appelle l'anémie pernicieuse, l'autre nom de la maladie de Biermer. Cette maladie se traduit alors cliniquement, comme dans les déficits en acide folique (la vitamine B9) par une anémie mégaloblasique, qui se complique souvent de désordres neurologiques et psychiatriques. Mais à la maladie peut aussi être révélée par des désordres neurologiques  et psychiatrique, en l'absence d' anémie.

Une autre cause plus importante de malabsorption digestive de la vitamine B12 que la maladie de Biermer est un syndrome découvert en 1973 mais depuis curieusement oublié : le syndrome de non dissociation de la vitamine B12 de ses protéines porteuses, le syndrome  DNB12PP,  remis sur le devant de la scène à cette occasion.

En effet, le fait que je sois intervenu après qu’une infirmière m’a prévenu que mon père ne recevait en réalité qu’un simulacre de traitement de la maladie de Biermer, a fait que je me suis décidé de le mettre réellement en route alors que mon père se trouvait dans l’état épouvantable exposé ci-dessus. Ce qui lui avait sauvé la vie, mais avait été très très mal vécu par les neurologues qui avaient la responsabilité du faux-semblant de traitement qu'il lui avaient fait administrer.  Si donc s'il ne s'était  pas agi d'une maladie de Biermer  ni d'une de ces très rares et très redoutables LEMP (les  leuco-encéphalopathies multifocales progressives ont depuis acquis la réputation d'être sensibles au traitement vitaminique B12 , voir articles précédents), il ne pouvait que s' être agi que d’un syndrome  NDB13PP

CONCLUSION  : La vitamine B12 permet le bon fonctionnement du système nerveux en maintenant l'intégrité des cellules gliales et myéliniques, qui protègent les nerfs et leurs axones. Elle est indispensable à l'hématopoïèse (la formation du sang). Elle est normalement très présente dans le plasma, majoritairement sous forme de méthylcobalamine.    

La cobalamine est comme la vitamine B9 indispensable à l'intégrité et au maintien en bon fonctionnement du système hématopoïétique et du système nerveux.
Leur carence entraîne non seulement une anémie mégalocytaire, mais aussi des dysfonctionnements neurologiques, et par suite psychologiques similaires, mais dans les carences B9  ce sont d'abord les troubles digestifs, cutanéo-muqueux et asthéniques qui entrent  en scène,  mais ces carences peuvent aussi aller jusqu'à des syndromes neurologiques similaires à ceux des carences B12, celles-ci conduisant davantage à des états d'angoisses, à des délires de persécution (délire des sosies) . Ces états peuvent être "étiquetés" démences et/ou "délires paranoïdes" et donner lieu à des traitements antidépresseurs et/ou neuroleptiques. Ceux-ci ne font alors qu'aggraver l'état des malades puisqu'ils ne sont pas étiologiques. Quand  le déficit n'est pas corrigé, les dysfonctionnements s'installent jusqu'à devenir avec la mort des cellules nerveuses organiquement irréversibles et conduire effectivement les malades à la mort dans de grandes souffrances.

 

                                                                                                    SUITE DANS LES ARTICLES PRECEDENTS et suivants  DE CE BLOG

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