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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 16:54

Pourquoi Emmanuel Hirsch, qui n'est pas médecin, a-t-il  été choisi pour occuper une Chaire d'enseignement de l' Éthique médicale au sein de l'AP - HP ? 

D'après le Figaro, « À l'occasion de la Journée mondiale de la maladie d'Alzheimer, Emmanuel Hirsch, directeur de l'Espace national de réflexion éthique sur cette maladie, appelle la société à respecter l'humanité des personnes vulnérables.» 

Une dizaine d'années après le transfert  de l'Espace Éthique depuis Bicêtre à l'hôpital Saint-Louis, un ancien Directeur de la Santé, le Professeur Jean de Kervasdoué, avait été appelé à y faire un exposé sur les performances de divers pays en matière de santé.

Après avoir fait remarquer que la quantité d'articles médicaux publiés à travers le monde était bien trop grande pour qu'il soit possible d'en faire le tour, le professeur de Kervasdoué posa une question à ses auditeurs. La façon dont il l'avait posée était un peu provocante, comme s'il voulait sonder son auditoire, ou comme s'il n'était pas très sûr de "éthicité", si on peut se permettre ce néologisme - de l'Espace où il avait été appelé à faire une conférence - à moins qu'il ait lui-même sollicité de la faire.

Quoi qu'il en soit, j'ai ce soir-là laissé passer l'occasion de mettre les pieds dans le plat. Il est vrai qu'il m'était difficile de prévoir qu'elle aurait été la réaction de l'auditoire. Je m'étais déjà heurté à l'hostilité de la direction de l'Assistance Publique et à celle du Conseil de l'Ordre des médecins. J'avais dans un premier temps, comme il était logique de le faire, soumis, mais en vain, le problème au Dr. André Souche, sous-directeur de la D.R.P.S. à la Caisse Départemental d'Assurance Maladie du Val-de-Marne en 1990. En téléphonant trois ans plus tard à la D.R.P.S. j'eus la surprise d'entendre une des secrétaires dire en aparté, mais suffisamment fort pour que je l'entende que : << ordre avait été donné de taire toute information sur cette affaire .>> (sic)

Pour savoir les conséquences des délires (notamment du délire de Capgras) liés à la maladie de Biermer ou aux syndromes neuro-anémiques quand ils sont maltraités ou ne sont pas reconnus pour ce qu'ils sont, consulter la littérature médicale qui a trait aux syndromes neuro-anémiques, au syndrome NDB12PP, aux contaminations VIH transfusionnelles et au délire de Capgras, p. ex; l'Encéphale Vol 29, N° 6, pp 560 - 565, décembre 2003, par C. Durand; S. Mary; P. Brazo; S. Dollfus, et Archives of Neurology les articles ayant trait aux infections HIV et aux déficits en vitamine B12, et sur Google le "blog de leon" relatif à la "maltraitance des personnes âgées", l'article 34640255 html, ou l'affaire est exposée selon un ordre chronologique pour en faciliter la compréhension.

J'ai longtemps cru, d'après les confidences que l'inspecteur principal du Commissariat de l'Haÿ-les-Roses m'avait faites, que le problème des plaines portées contre les méddecins de la Clinique Elmeli était tabou du fait que le médecin-propriétaire de cette Clinique était ''bunga bunga'', si je peux me permettre cette expression. Il y avait certes un peu de cela, mais cet aspect du problème n'était qu'un épiphénomène, le scandale à enfouir étant d'une tout autre dimension. Les lourdes entraves faites à la manifestation de la vérité montraient qu'il touchait à un énorme conflit d'intérêts. Ces entraves m'avaient rendu circonspecte, à tort sans doute à l'égard du Pr. Jean de Kervasdoué, bien que même-lui n'aurait peut-être pas osé ou été en mesure d'affronter le problème. Les français sont d'après moi restés trop inféodés à un comportement psychosocial archaïque. Pour en avoir le cœur net, je lui ai communiqué à la fin de la conférence les références d'un article paru le 26 mai 1989 dans le J.A.MA. sur la "triche" médicale, un article jugé assez important par le Pr. Charles Msika pour qu'il en ait fait état dans le n° 21 de la Revue Médica Judaïca, émanation de l'Association Médicale Rambam, numéro paru en mars 1991. Je présumais que la question posée par le Pr. de Kervasdoué pouvait avoir trait à la triche médicale, d'autant que la Revue Médica Judaïca, par au moins un de ses membres, en l'occurrence le Pr. Gérard Saïd, était concernée.

Il ne serait peut-être pas inutile que j'adresse copie de la présente à l'ancien directeur de la santé, et pourquoi pas aussi au Pr. Msika, chirurgien orthopédiste, même si c'est se jeter dans la gueule du loup.

La question posée par le Pr. Jean de Kervasdoué était la suivante : Qu'est-ce qu' un conflit d'intérêt ?

A cette époque, le problème des conflits d'intérêts liés au Mediator * n'occupait la scène médiatique. Il s'agissait donc d'un autre conflit que celui-là. L'exemple que j'avais en tête était a priori impensable, donc difficile à exposer clairement en peu de mots dans sa complexité intrinsèque et la complexité de ses conséquences. Il était pourtant de ceux qui, par nature, comme les accidents de la route et l'alcoolisme, "pompent" l'Assurance Maladie, creusent le déficit budgétaire et épuisent la santé des assurés. Mais était-il de ceux dont le conférencier aurait voulu discuter ? Ne sachant pas encore de quel côté se situeraient l'auditoire, je ratais l'occasion de mettre les pieds dans le plat. Au lieu de parler du problème des escroqueries médico-chirurgicales, qui consistent à faire croire à des malades qu'ils souffrent d'affections qu'ils n'ont pas pour les en débarrasser et à se forger ainsi sur le dos de l'Assurance Maladie une réputation de chirurgiens ou de médecins miracles, je donnais un exemple qui n'avait trait qu'au charlatanisme psychanalytique.

La psychanalyse n'avait qu'un vague rapport avec notre affaire, même si c'est un psychanalyste qui involontairement (j'espère que c'était involontaire) a contribué à mettre le feu aux poudres par une interprétation psychanalytiquement déplacée, aussi déplacée que d'essayer d'éteindre un incendie en l'arrosant d'huile ou que de traiter un syndrome neuro-anémique avec du Prozac* ou en procédant à un alignement général des orteils. Pas besoin d'aller en Malaisie pour trouver des pseudos chirurgiens et des charlatans, mais au moins les actes de ces derniers, s'ils sont néfastes à la santé des malades, ne grèvent-ils pas les caisses de l'Assurance Maladie !

Conflit d'intérêt et doubles-liens sont presque synonymes, qui rendent plus ou moins malades ou ''idiots'' ceux qui en sont la cible, et pervers ceux qui les tissent ou en profitent (selon une théorie psychiatrique du traitement de l'information et de l'étiologie psychogène des psychoses - que celles-ci soient déficitaires, telles les hébéphrénies, ou "productives", telles les schizophrénies paranoïdes, ou fantastiques, telles les paraphrénies, ou rationalistes, telles les paranoïas, dont la théorie freudienne du complexe d'Oedipe. Cette façon de voir l'étiologie des psychoses est un peu moins simpliste que celle, psychanalytique, d'Elisabeth Roudinesco, pour qui l' idiotie est perversion. "Moi je suis les verres au fond du comptoir, chuis idio-te, chuis idio-te, moi j'essuie les verres /... / j'entends tout et je n'vois rien... " dit une chanson. Selon cette conception de l'idiotie, le prince Mychkine serait un pervers. Le Christ, s'il a existé, aurait été, pour le Dr. Francis Hofstein - le psychiatre-psychanalyste parisien qui a jeté de l'huile sur le feu - de nos jours bon pour l'asile psychiatrique. Comme c'est le Dr. Hofstein qui, par ses interprétations intempestives a involontairement déclenché le délire de mon père (je l'ai dit, la théorie freudienne est un grand délire paranoïaque qui, par effet boule de neige, en génère une multitude d'autres, souvent mortels, comme la très bien mis en exergue Jacques Bénesteau dans son très savant livre « Mensonges freudiens », publié chez Mardaga en octobre 2002 et primé par la Revue scientifique « la Recherche » en décembre de la même année. Les théories psychanalytiques sont des projections subjectives qui poussent les analysands aux délires, aux harcèlement moral et aux suicides des victimes. Son bilan serait, sur la durée, globalement aussi lourd que celui de la seconde guerre mondiale (C'est délirant ! Non ?).

Dans son exposé comparatif sur les systèmes de santé, le conférencier (J. de Kervasdoué) avait montré que pour un coût moitié moindre que le nôtre, celui du Japon était au moins aussi performant, mais c'est surtout le système suédois qui l'avait positivement impressionné, qui permettait aux habitants de ce pays d'avoir, avec les Japonais, la plus grande espérance de vie des pays industrialisés.

A trente trois ans de distance, ses déclarations me rappelaient celles du Pr. Jean Imbert en 1971, lorsqu'il était à l'hôpital Boucicaut l'Assistant du Pr. Lenègre : de retour de Suède, le Pr. Imbert ne tarissait pas d'éloges sur ce qu'il y avait vu, qui lui faisait ''avoir honte'' de ce qu'il en était de la cardiologie en France, y compris dans son propre Service, pourtant excellent, par rapport à ce qu'il en était dans ce qu'il appela « le temple de la cardiologie » à Göteborg.


Au cas improbable où Emmanuel Hirsch l'ignorerait encore, je lui expliquerais le pourquoi de l' Espace dit Éthique de l'Assistance Publique.

Le "comment", il le connaît évidemment. Pour le "pourquoi", sa création renvoie à la question qu'avait posée Jean de Kervasdoué : du temps où Claude Evin était ministre de la santé, et alors que les neurologues du Service de neurologie de l'hôpital Bicêtre étaient sous la direction de son ami le Pr. Gérard Saïd, ces derniers s'étaient soudainement mis à ne plus savoir faire la différence entre les complications neurologiques des syndromes neuro-anémiques et les DTA ( ''Démences de Type Alzheimer'' ). Or une telle confusion était impossible à faire, surtout de la part d'un Service comme celui du Pr. Saïd. Elle était grosse de conséquences : en effet, les ''Démences de Type Alzheimer'' sont au dessus de tout recours thérapeutique alors que la grande majorité des syndromes neuro-anémiques sont, pour un coût négligeable, susceptibles de guérisons rapides sous vitaminothérapie B12 intensive, mais tout aussi rapidement mortels - en quelques semaines au stade où en était arrivé mon père à son admission à Bicêtre - quand les malades ne reçoivent ledit traitement qu'à doses homéopathiques.

Une telle confusion était tout à fait surnaturelle de la part de neurologues exerçant dans un Service qui se réclamait de l'Inserm, un Service qui de surcroît se disait spécialisé dans l'étude et le traitement des affections neuro-dégénératives vitamino-dépendantes. De grandes affiches placardées dans la salle d'attente et les couloirs sollicitaient les familles de malade pour qu'elles participent par des dons à ses recherches.

Pourquoi une telle confusion ?

Le diagnostic de syndrome neuro-anémique avait été posé dès l'arrivée de mon père aux Urgences de Bicêtre. Il était évident qu'il s'agissait d'un tel problème. Il avait été posé avant même que le malade ne soit transféré en neurologie. Il était tellement évident que les infirmières du Service de gériatrie du Dr. Jean-Yves Beinis firent d'elles-mêmes le diagnostic trois semaines plus tard. (USN de l'hôpital Charles-Foix). Le Dr. Beinis y obéissait aux directives que l'Interne du Service du Pr. Said lui avait transmises, qui étaient de ne faire que semblant d'administrer au malade la vitaminothérapie B12 nécessaire. Les infirmières de l'USN s'étaient d'elles-mêmes aperçues de ce que leur Chef de Service ne savait ou ne voulait rien voir , et elles m'en avaient discrètement averti (le Dr. Beinis ne voyait rien - cf. ci-dessus § Roudinesco sur les causes de l'hébéphrénie).

Pourquoi ce simulacre ? Pourquoi la positivité du test de Schilling avait-elle été niée et dissimulée à nos yeux ?

Lorsque j'ai adressé une réclamation à la direction de Bicêtre, j'étais sous le coup de la stupeur, qui m'empêchait de comprendre que la confusion des neurologues était feinte, et dans mon hébétude (hébéphrénique ?) , j'avais imprudemment fini par adresser une plainte à la direction de l' hôpital pour faire remarquer qu'une telle confusion était inadmissible, qu'elle avait non seulement failli être fatale à mon père, mais qu'il en était résulté un lourd handicap moteur après qu'il est passé entre leurs mains sans être véritablement traité, sans parler de ce qu'il en était résulté pour moi, avec les menaces de représailles du Dr. Patrice Bodenan, mises à exécution par le Conseil de l'Ordre du Val-de-Marne.


Encore une fois aucune réponse ne me fut donnée.

Entre-temps, je m'étais aperçu, en me rendant au Conseil de l'Ordre régional que le dossier médical de mon père avait été visité par les médecins de la Clinique Elmelik, que copie leur avait été communiquée alors que mon père avait porté plainte contre eux en justice pour coups et blessures volontaires, mise en danger de la vie et non assistance à personne en danger à cause d'une double opération orthopédique qu'ils lui avaient infligée, sans prévenir ni y avoir été autorisés, une opération faite dans la précipitation par un chirurgien amateur (un rhumatologue autoproclamé chirurgien orthopédique) pour les seuls besoins du cash-flow de la Clinique. L'opération s'était inéluctablement soldée par des hémorragies, et par l'admission de l'opéré aux Urgences de Bicêtre, où le diagnostic de syndrome neuro-anémique fut tout de suite porté. Mon père avait de plus en plus de mal à marcher quand il a été opéré, ses difficultés provenant d'une neuro-anémie en cours de décompensation mais non encore diagnostiquée. Les hémorragies qui s'étaient produites en post opératoire avaient été catastrophiques. Elles précipitèrent l'aggravation de la maladie et conduisirent l'opéré malgré lui à son hospitalisation d'urgence à Bicêtre. J'ai le 15 avril 1996 expliqué les faits au juge d'instructionen tant que témoin, mais le procureur s'empressa de récuser la plainte en même temps qu'il se paya ma tête dans son réquisitoire. Un non-lieu fut réclamé au nom de la République française (Cf. sur ce blog de leon "Un non-lieu abusif" site n° ? ).

Est-il besoin de préciser que mon père avait, après qu'il a porté plainte, reçu des menaces, adressées téléphoniquement non pas à son encontre, mais à mon encontre, de la part des Conseillers ordinaux du Val-de-Marne. De la part du Dr. Patrice Bodenan notamment, qui lui enjoignait de retirer sa plainte, faute de quoi il serait en mesure d'exercer des représailles ordinales à mon encontre. Ce qu'il a fait, en réclamant contre moi l'application de l'article 240 du CSP (Cf. sa lettre manuscrite au président du Conseil disciplinaire de l'Ordre, lettre datée du 10 janvier 1994 rapportée en fac-similée site 69970222 html).

J'avais adressé une lettre recommandée à la direction de l'hôpital Bicêtre et à celle de l'hôpital Charles-Foix, demandant à consulter, moi aussi, le dossier d'hospitalisation du malade établi dans le Service de neurologie de Bicêtre et celui établi dans l'USN de l'hôpital Charles-Foix, ainsi que celui établi lors de son passage dans le Service des urgences du Pr. Jean-Claude Passeron. La direction de l'hôpital Charles-Foix mit le Dr. Beinis en demeure de me donner satisfaction. Le Dr. Beinis s'exécuta, alors que la direction de l'hôpital Bicêtre ne fit que me remettre le dossier radiologique de mon père relatif à son séjour en orthopédie, le seul qui n'avait pas été demandé, dossier pour lequel il me fut demandé de signer que les Services administratifs de l'hôpital m'avaient remis tous les dossiers, y compris celui relatif à l'hospitalisation de mon père en neurologie. J'avais évidemment refusé de signer un tel document, mais l'attitude de la direction pouvait déjà faire soupçonner, et j'aurais alors dû y penser davantage, qu'elle agissait en complicité avec le Service de neurologie de Bicêtre, mais sans doute aussi en complicité avec la Clinique Elmelik ? Le sous-directeur de la D.R.P.S. m'avait en effet dès l'été 1990 averti de ce que la Clinique Elmelik était "intouchable", et de "laisser tomber" toute action contre celle-ci. C'était surréaliste et ahurissant.

La direction de l'Assistance Publique avait compris que le stratagème des neurologues répondait à ses propres directives, qui suivaient sans doute ou peut-être celles du ministère de la Santé ?. Surtout la tromperie des neurologues risquait d'être découverte pour ce qu'elle était : non pas une erreur de diagnostic excusable, mais une tromperie répondant à des consignes supérieures. C'est pourquoi, au lieu de les blâmer, la direction de l'A.P. chercha tout de suite à se couvrir en s'empressant de mettre en place une Chaire pour l'enseignement de l' "éthique médicale". Sa création au sein même de l'hôpital Bicêtre allait être confiée au Pr. Gérard Saïd. Cette Chaire potiemkine fut sans vergogne baptisée « Espace Éthique de l'A.P. - H.P. »
Soucieuse de la moins grande transparence possible, la Direction de l'A.P. fera bientôt transférer cet Espace à l'hôpital Saint-Louis. La Chaire fut confiée non pas à un médecin, mais à un philosophe, comme par hasard une relation du Pr. G. Saïd. L'occultation des directives concoctées au plus haut au niveau de la Direction de l'Assistance Publique, si ce n'est au plus haut niveau de l'État, c'est-à-dire au niveau du Ministère de la santé, du temps de Claude Evin, étaient à ce prix

Pourquoi en effet un si coûteux et si inutile dispositif que celui de cet ''Espace'' dit éthique, alors que les dépenses de fonctionnement de l'A.P. sont déjà si considérables ? Et pourquoi en avoir qui plus est précisément confié la mise en place au Pr. Saïd ?

N'était-ce pas dans le but de faire écran pour le protéger après que l'administration de l'A.P. a elle-même obéi à des directives ministérielles visant à atténuer les conséquences repérables de contaminations faites avec des sangs contaminés par le VIH, mon père faisant partie des patients transfusés en 1984 ? Pour atténuer l'incidence perceptible de ces contaminations, et ainsi minimiser les conséquences financières prévisibles de cette grande incidence, ne valait-il pas mieux, pour les agents du C.NT.S. et les services de l'A.P. qui en étaient responsables, de laisser ou de faire mourir les patients susceptibles de développer un sida-maladie quand la situation s'y prêterait ? En réduisant la reconnaissance de leur nombre par cet artifice immoral mais éthique, l'État faisait l'économie de procès à venir, et par-là l'économie de la nécessité de dédommager les victimes. C' était Éthique au sens où l'entend Patrice Bodenan dans son ahurissant Mémoire, présidé en 1999 par Christian Hervé. Mémoire lisible sur Internet et intitulé « Problèmes éthiques posées par les Commissions de conciliations hospitalières ». Patrice Bodenan avait, comme on sait, sept ans auparavant été appelé à la rescousse après que l'Ordre a été averti de ce qui s'étais passé à la Clinique Elmelik. Suivre les consignes ministérielles était de son point de vue « éthique », puisque selon lui et ses commanditaires, le premier devoir des directeurs d' hôpitaux est de défendre avant tout les intérêts financiers de leur établissement, et non de prendre en considération les plaintes des malades victimes de préjudices, quelles que puissent avoir été les fautes commises à leur encontre.

Dans cet esprit, les ministres Georgina Dufoix, Laurent Fabius et Claude Evin ont été déclarés « responsables mais non coupables » de contaminations VIH + par la Justice en 1999.

A quelque chose malheur a servi. L'Ordre des médecin a trouvé avec cette affaire l'occasion de se réconcilier avec l'AMIF , et Emmanuel Hirsch de se retrouver titulaire d'une Chaire pour l'enseignement de l'éthique. Emmanuel Hirsch a ainsi pu bénéficier d'un poste plus lucratif et valorisant que celui de rédacteur à Médica-judaïca. Ainsi propulsé, il est devenu l'interlocuteur du Figaro, qui s'est tourné vers lui pour commenter la "Journée mondiale de la maladie d'Alzheimer ". Hirsch, tout oint d'éthique y explique la nécessité éthique d'une meilleure prise en compte de cette maladie d'avenir. Il y « appelle la société à respecter l'humanité des personnes vulnérables ».

 

Emmanuel Hirsch professeur d'éthique à l'AP - HP plaiderait-il sa propre cause ?

Ci-après un échantillon du respect de l'humanité des personnes vulnérables selon l'éthique de l'AP - HP.

Cela se passait sous le ministère de Claude Evin à l'Hôpital Charles-Foix : au soir du 12 septembre 1990, après 43 jours d'hospitalisation, dont 21 passés en neurologie à Bicêtre. Mon père se mourait. Il avait 79 ans. Son état était devenu pitoyable et angoissant : squelettique , côtes fracturées, il gisait, prostré, et dénudé dans ses émonctoires. A force d'être tombé, il avait un peu partout des d'ecchymoses, à la tête, aux coudes, aux genoux et au bassin. Après une brève phase d'agitation où il semblait vouloir agripper des objets imaginaires, il sombra dans un coma profond. Ses pupilles étaient complètement dilatées (en mydriase totale) et aréactives à la lumière. Le malade ne réagissait pas au pincement appuyé de la peau. Il semblait être arrivé au terme de son existence alors que le mal qui le minait depuis dès mois est connu pour être facilement curable. Ma sœur me dit "Toi qui est médecin, tu ne peux vraiment rien faire pour lui ?". Je lui ai répondu : << Il n'est plus temps d'attendre encore 12 jours le R.V. d' I.RM. pris avec l'hôpital Broca. Il est en train de mourir. Il n'a pas plus de tumeur cérébrale qu'il n'a la maladie de la vache folle ou la maladie d'Alzheimer. Il reste peut-être une toute petite chance. J'ai été avec une infirmière du Service vérifier son traitement. Malgré mon signalement, il ne reçoit toujours pas le traitement qu'il faut. Je ne comprends pas pourquoi. C' est pour ça qu' au lieu de se rétablir, son état n'a cessé de se dégrader. Il ne voit plus. Regarde ses yeux, ses pupilles sont complètement dilatées et elles ne réagissent pas à la lumière quand je les éclaire. Si on ne fait rien tout de suite, il sera mort demain. Je veux bien essayer de faire ce qu'il faut, mais il ne faudra rien me reprocher. S' il meurt cette nuit, je n'y serai pour rien. Il est 19 heures 15. J'ai tout juste le temps de courir à la pharmacie chercher ce qu'il faut avant qu'elle ferme, et de lui administrer le traitement qu'il lui faut, mais il faut que tu promettes de m'aider par la suite, parce que ça va être très dur !

- Je te promets de ne pas t'accuser de l'avoir tué s'il meurt cette nuit ou demain et de t'aider par la suite.>>

Il était 19 heures 15. Il n'était plus temps de discuter. Arrivé presque hors d'haleine à Vitry, place Gabriel Péri, la pharmacie qui s'y trouve était en train de fermer quand j' y entrai. Je m'y suis procuré pour une douzaine de francs une boite de 6 ampoules de cyanocobalamine Labaz * et trois seringues. Revenu à Charles-Foix, j'administrai tout de suite le contenu de trois ampoules en IM au malade, c'est à dire trois milligrammes. Je restai longtemps à surveiller sa respiration. Son état semblait stationnaire. Passé minuit, avant de m'en aller dormir, je collai des compresses humides sur les yeux du mourant.

Je repassai le lendemain matin avant 6 heures, avant tout monde. Mon père n'était pas mort. Heureusement pour moi d'ailleurs, quand j'y pense, parce qu'on m'aurait probablement accusé de l'avoir tué. Les pupilles n'étaient plus totalement noires. Un tout petit peu d'iris était réapparu. Le soir suivant, le malade émergea du coma. L'iris était devenu un peu plus visible. Le surlendemain, le malade parut sorti d'affaire. Tous les métabolismes étaient relancés, le malade recommença à avoir faim. C'était bon signe. Je lui administrai les jours suivants les 3 ampoules restantes. Un mois après, après avoir reçu en intramusculaire 20 mg de ce traitement étiologique, mon père put se tenir debout et refaire son lit tout seul, à la grande satisfaction des infirmières. Le 12 octobre 90, il fut sans ménagement renvoyé chez lui par le Chef de Service. Aucune aide ou suivi médical ne lui furent proposés, à part une grande quantité de couches-culottes généreusement offerte par les infirmières, visiblement satisfaites de son rétablissement.

Alors qu'il était encore désorienté et handicapé par des parésies résiduelles, dans les semaines qui suivirent, l'hôpital adressa à son patient une lourde facture d'hospitalisation ! C'était faire au moins aussi bien qu'en Chine, où l'on fait paraît-il payer aux familles des condamnés à mort les balles qui ont servi à les exécuter. Il ne fut même pas tenu compte de l'ALD alors qu'il y avait automatiquement droit. Mme Weil, l'Assistante sociale du Service du Dr. Beinis , qui avait de très beaux yeux et des mains parfaitement manucurées, ne s'était pas occupé de l'inscrire à l'ALD.

Après sa sortie, il me fallut assister mes parents nuit et jour pendant les trois premiers mois et dormir dans leur appartement, jusqu'à ce que mon père regagne suffisamment d'autonomie pour se débrouiller seul, d'autant plus que ma mère était entre-temps devenue quasi aveugle (il ne lui restait plus que 1/10 à un œil, et rien à l'autre. Ancien opticien, mon père contacta après son retour d'hôpital, en fin d'année, une ophtalmologue de sa connaissance, qui s'occupa de la faire opérer en l'adressant au Pr. Offret. Atteinte d'un Alzheimer jusque-là non reconnu parce qu'encore compatible avec une existence relativement autonome, sa maladie s'était beaucoup aggravée depuis l'hospitalisation de mon père. De plus en plus handicapée sur le plan intellectuel et émotionnel, ma mère avait de plus perdu ses repères spatio-temporels. Il lui arrivait de ne plus retrouver facilement son chemin pour rentrer et elle avait besoin d'une assistance et d'une surveillance permanente. J'aménageai leur appartement pour le rendre plus fonctionnel, supprimai la gazinière et la remplaçai par une cuisinière électrique, fixai des rampes et des points d'appuis aux murs et aux meubles, eux-mêmes fixés aux murs de façon à ce que mon père puisse s'y accrocher et se mouvoir de façon autonome. Je lui procurai un déambuleur et un fauteuil roulant, et m'occupai de régler le problème de l'ALD.

Epilogue : Au lieu de m'aider, ma sœur fit tout le contraire de ce qu'elle avait promis. Elle fit renvoyer les gardes-malades que j'avais engagées pour me relayer dans mon assistance à mes parents, sous des prétextes véniels. En réalité parce qu'il fallait les payer. Cela allait grever ce qu'elle appelait "son héritage". En outre, comme mon père avait engagé une procédure après avoir adressé une plainte au procureur le 17 décembre 1990 à cause de ce qui lui était arrivé à la Clinique Elmelik. Mon père n'en voulait pas aux médecins de Bicêtre et de Charles-Foix parce qu'il croyait que c'était eux qui lui avaient sauvé la vie ! Ma sœur promit de me faire "mordre la poussière" (en juin 1912). Elle m'en voulait de n'avoir pas empêché son père de porter plainte, plainte qu'elle disait mettre "son héritage en danger" (mon père lui avait imprudemment répété ce qui lui avait été dit au Commissariat de l'Haÿ-les-Roses). Elle ira jusqu'à témoigner contre moi à l'instruction, déclarant que c'était moi qui avais poussé mon père à porter plainte. C'était totalement faux, quoique je l'aurais fait à sa place s'il n'avait pas pu récupérer ses facultés intellectuelles. Cette accusation fut évidemment pain béni pour Michel Barrau, qui sauta sur l'occasion pour y trouver prétexte à non-lieu et à railleries à mon encontre.

Pour qui voudrait en savoir plus sur le remue-ménage causé ''en hauts lieux'' par la plainte de mon père, qu'il se reporte au compte-rendu chronologique que j'ai mis voici plus de deux ans sur mon blog Internet (accessible en tapant mon nom + blog de leon, ou en tapant 34640255 html, une référence qui renvoie curieusement au nom de de la Morinerie, à qui l'affaire avait été confiée à partir de 1996, sur les conseils du Dr. Catherine Bonnet. Cette avocate a réussi, en trahissant la cause qu'elle devait défendre, à conserver son Cabinet ).

Qu'il se demande aussi pourquoi, ou qu'il aille le demander au Dr. Bruno Halioua, pourquoi celui-ci avait dans les derniers mois de 1997, à son étonnement, soudain été non pas autorisé, mais poussé, comme il le dit lui-même, par ses Confrères de l'AMIF à publier sur le comportement des médecins avant, pendant et après la création de l'Ordre des médecins, un livre qu'il intitulera à sa parution deux ans plus tard "Blouses blanches. Etoiles jaunes" (chez Liana Levi, en décembre 1999) .

L'idée de laisser publier un tel livre a-t-elle germée en premier lieu dans le cerveau du Pr. Bernard Glorion, compromis qu'il était d'avoir été si bienveillant envers le médecin propriétaire de la Clinique Elmelik ? ( milliardaire, petit fils des principaux actionnaires d'une très grande banque française, selon les confidences d'un Confrère et de la police, celui-ci avait pu continuer de violer à tire-larigot ses parturientes, sauf pendant les six mois d'une suspension consécutive à une condamnation judiciaire civile). Ou était-elle née dans la cervelle du Pr. Gérard Saïd parce qu'il était lui aussi compromis par rapport à l'activité de cette Clinique, qui, du fait qu'elle jouissait de hautes protections, était devenue une solution commode pour débarrasser définitivement les Services de l'A.P. des malades anciennement transfusés devenus VIH +, des malades devenus embarrassants pour l'Assistance Publique et le C.N.T.S. Il est cependant difficile de savoir si les viols que commettait le médecin-propriétaire de cette Clinique n'étaient pas plutôt la conséquence que la cause des protections qui le couvraient.
Le Dr. Halioua ne savait probablement pas pourquoi il s'était brusquement trouvé poussé à publier un livre sur un sujet jusqu'alors tabou (le comportement des médecins de l'Ordre sous Vichy), du moins ne le comprit-il pas tout de suite. En effet, page 275 de son livre, après avoir remercié les Drs. Philippe Abastado et Hubert Dayan << d'avoir été les premiers à l'inciter à se lancer dans cette aventure >>, il écrit : << Sans Bernard Werber, je n'aurais jamais eu le courage d'adresser mon manuscrit à un éditeur >>. Mais qui est Bernard Werber ? Pourquoi le Dr. Bruno Halioua omet-il de le préciser ?

Pour justifier ce qu'il appelle "une aventure", il fait état dans son introduction de la réunion d'un Conseil de l'Ordre départemental (le Conseil de quel département ?) le 11 octobre 1997, au cours de laquelle le Pr. Bernard Glorion fit devant 280 membres une "déclaration de repentance".

Bruno Halioua a-t-il vraiment cru que cette repentance était sans contrepartie ? On peut se poser la question, parce qu'il se permet aussi de rapporter les propos très durement accusateurs, comme par hasard parus dans le Quotidien du médecin du 10 octobre de la même année. Les voici : << L'Ordre, pouvoir administratif glacial et sans visage, relayait sans état d'âme les idées et les mesures de Vichy. Courroie de transmission du régime, il a répercuté le statut des Juifs du 3 octobre 1940, respectant dans l'esprit et la lettre son décret d'application du 11 août 1941 relatif à la profession médicale. Cinquante sept ans après, l'institution ordinale a besoin d'être en paix. Elle sait qu'elle a failli à l'esprit de confraternité et d'entraide qui l'anime (sic), même si dans l'ombre quelques confrères, dignes de ce nom, se sont battus personnellement contre les lois antijuives.>>, des propos qui, rapportés la veille, montrent que la séance du 11 octobre n'était en rien l'expression d'une soudaine et spontanée prise de conscience, mais qu'elle avait été préalablement négociée et préparée dans l'urgence. Sinon comment le Quotidien du Médecin aurait-il pu savoir avec un jour d'avance ce qui allait se passer le lendemain au Conseil de l'Ordre ?

Le Dr. Bruno Halioua ne devait certainement pas savoir que dix jours avant cette date, le 30 septembre 1997 exactement, j'avais, à Bicêtre, en me rendant directement aux laboratoires des explorations para-cliniques de neurologie, pu récupérer copie des résultats d'examens prouvant que les neurologues du Service du Pr. Gérard Saïd m'avaient en 1990 sciemment menti sur toute la ligne sur les résultats des explorations que soi-disant ils n'avaient pas eu l'idée de faire lors de l'hospitalisation de mon père, tels les électromyogrammes. Contrairement à ce qu'ils m'avaient raconté, ces examens avaient bel et bien été faits. Manquait un myélogramme, non retrouvé alors que cet examen était absolument nécessaire au diagnostic. Les documents récoltés montraient que les neurologues savaient pertinemment que mon père souffrait d'un syndrome neuro-anémique. Ils avaient cherché à le dissimuler alors que leur malade souffrait de cette affection, qui est non seulement mortelle mais atrocement douloureuse et angoissante lorsqu'elle est livrée à elle-même, quoique éminemment curable et réversible avec un traitement simple. Il ne s'était pas agi d'une quelconque "ATTEINTE DIFFUSE DU SYSTEME NERVEUX" consécutive à une « encéphalopathie vasculaire» (sic) hors de portée thérapeutique et à traiter par le Prozac*, comme ils l'avaient écrit dans leur CR. Les neurologues du Service du Pr. Saïd se rendant compte que j'avais en main les preuves de ce qu'ils avaient sciemment menti et attenté à la vie de leur malade, jugèrent opportun, pour les raisons stratégiques, de se rapprocher de l'Ordre des médecins. Ils savaient que celui-ci avait été averti de ce qui s'était passé, qui aurait dû conduire l'Ordre à saisir la justice.

Est-ce pour avoir confié aux neurologues qu'il voulait porter plainte contre les médecins de cette Clinique que mon père avait été laissé sans véritable traitement ? Ou parce qu'il avait été transfusé en 1984 ? Ou pour ces deux raisons à la fois, parce qu'elles se conjuguaient ?
Autre curieuse coïncidence : Mlle Edith Elmelik était de longue date l'amie proche du maire Marc Méchain, et celui-ci s'était proposé en 1990, avant que mon père ne se fasse piéger, de se substituer au notaire du malade pour transmettre secrètement à un pseudo fils, qu'il prétendait dans son délire être son ''vrai fils'' , la somme qu'il voulait lui léguer après sa mort. N'était-il pas alors sous l'empira d'un délire de Capgras, un délire qui relève parfois du syndrome neuro-anémique cependant que les syndromes N.A. relèvent eux-mêmes parfois des contaminations VIH (Cf. Archives of Neurology).

Mais la liste des curieuses coïncidences n'est pas close : Marc Méchain a été mis en examen pour d'obscures raisons au cours de ces années-là, et la Mairie de l'Haÿ-les-Roses a brûlée avec ses archives, pour être entièrement reconstruite à grands frais au début du troisième millénaire. Les Haÿssiens jouissent maintenant d'une Mairie ultra moderne, qui leur coûte l'impôt des faits bunga-bunga qui avaient cours à la Clinique Elmelik, qui s'est aussi trouvée reconstruite.

Quoi qu'il en soit de ces péripéties communales, ce qui s'était passé en 1997 au CHU de Mantes-la-Jolie, où opérait Christine Malèvre sous la supervision de l'ex Interne du Pr. Gérard Saïd, rendait urgent l'entente du Pr. Gérard Saïd et de l'AMIF avec le Conseil de l'Ordre. Il urgeait d'étouffer le scandale qui menaçait de leur retomber dessus. Le Pr. Saïd était parfaitement au courant de ce que le Dr. Bodenan était en 1992 illégitimement intervenu pour empêcher que la plainte de mon père contre les médecins de la Clinique Elmelik aboutisse. Bodenan était officiellement intervenu au nom de l'Ordre en dehors de toute légitimité. Il était intervenu en tant qu'ami personnel de Mlle Edith Elmelik. Il était aussi le responsable du bureau de Presse du Conseil de l'Ordre du Val-de-Marne. Il avait été choisi en fonction d'un troisième critères par le Dr. Jean Pouillard, président du Conseil de l'Ordre du Val-de-Marne, pour bloquer la plainte de mon père parce qu'il avait la réputation d'être en tant qu'expert ''influent au Palais ''. Pour la réussite de cette initiative frauduleuse , le Dr. Pouillard sera plus tard bombardé Rédacteur en Chef du Bulletin de l'Ordre des médecins et vice-président du Conseil National de l'Ordre. Le Dr. Bodenan sera lui aussi hissé au rang de président du Conseil Disciplinaire du Conseil de l'Ordre d' Île de France. Ces genres d'ententes font en France partie du fonctionnement ''normal'' des institutions. Ils font aussi que la France est vue de l'extérieur comme une république bananière.

Quand, en 1997, pour en revenir à cette à cette date, il apparut qu'il allait être difficile de cacher que les exécutions de malades opérées par Christine Malèvre s'étaient opérées sous la houlette du médecin qui avait, par ses prescriptions, déjà attenté à la vie de mon père, il parut urgent au Pr. Saïd et à son équipe, représentée par Mme le Dr. Martine Desi, le Dr. Pascal Masnou et leur ex Interne Olivier Ille, comme à celle du Dr. Beinis, représentée par de son Assistante Mlle le Dr. Sitruk et l'équipe du Pr. Bouchon, qui comprenait le Dr. Olivier Saint-Jean et Mme le Dr. Verny, de se rapprocher de l'Ordre des médecins. Mon père est en effet mort dans ce dernier Service de façon très suspecte le dimanche 2 octobre 1994 alors qu'il était sortant, guéri de l'épisode bronchitique qui l'y avait fait admettre, mais aucune recherche de la cause de sa mort ne fut entreprise malgré ma demande et son absolue nécessité médico-légale. Réciproquement, il était de l'intérêt de l'Ordre de s'entendre avec l'AMIF, c'est à dire avec le Pr. G. Saïd, son éminent représentant à Bicêtre. C'est aussi comme par hasard en novembre 1997 que ce Chef de Service et la direction de l'hôpital Bicêtre s'entendirent pour mettre, conformément à leur conception de l'éthique, fin à l'abonnement de la bibliothèque du CHU à la Revue Archives of Neurology et de procéder au retrait, non moins éthique, des numéros encore présents sur les rayonnages.

Dr. Beinis m'a dit au tout début de mars dernier ne se sentir en rien responsable de ce qui s'était passé dans son Service parce qu'il n'avait fait qu'obéir aux consignes émanent d'un Service plus qualifié que le sien. Au passage, il voulut m'apprendre que le test de Schilling, à cause de son manque de fiabilité, est maintenant délaissé au profit de tests plus sûrs … Le Dr. Beinis a donc bien retenu ce que je lui avais dit vingt ans plus tôt, sauf que c'était moi qui avais essayé de lui faire comprendre qu'il ne fallait pas se fier au résultat soi-disant négatif du test de Schilling, mais de se fier à la clinique, selon le vieil adage médical qui veut que « la clinique prime le laboratoire » .

Pour le reste, je renvoie à ce que j'ai précédemment rapporté sur Internet sur mon blog au sujet des maltraitances hospitalières commises à l'encontre les malades victimes d'infections nosocomiales, notamment ceux qui, comme mon père ont été transfusés dans les années 1984 et 1985.

Conclusions générales : l'auteur de ces lignes est un simple d'esprit? Il complique et mélange tout. Il avait été assez stupide pour sauver son père, à la demande et avec la permission de sa sœur, alors qu'il aurait très bien pu, pour son propre salut, le laisséer mourir. Personne, sauf peut-être sa sœur et sa propre conscience, ne lui en aurait fait le reproche. L'assassinat aurait été parfait. Déjà en 1984 sa sœur l'avait vivement tancé d'avoir fait opérer son père d'une coxarthrose à l'hôpital Saint-Louis. Elle avait eu raison, puisque l'opéré crut, lorsque par la suite il développa un syndrome neuro-anémique et un délire, que cette opération avait donné lieu à un cancer . Il vécut dès lors dans une impression de mort imminente, une impression très angoissante qui n'était d'ailleurs pas tout à fait sans fondement, puisque les morts subites sont une éventualité fréquente des syndromes neuro-anémiques. D'autre part, les S.N.A. portent à délirer, et le délire de Capgras en est une des possibles expressions. Pris dans un tel délire, le malade ne reconnaissait plus son fils comme étant son vrai fils. Il le prenait pour une imposture qui voulait sa mort. Il était persuadé de son entente avec le chirurgien qui l'avait opéré en 1984 pour cacher que l'opération avait déclenché un cancer , un cancer qui le faisait souffrir jusque sous les pieds alors qu'en réalité ses douleurs étaient de type neuropathiques, consécutives au développement d'un syndrome N.A.. C'était pour avoir l'avis d'un autre médecin que son opérateur ou ce qu'il croyait être son « faux fils » qu'il s'était rendu à la Clinique Elmelik, et le rhumatologue en avait profité pour cultiver ses idées délirantes au sujet de son prétendu pseudo fils, qui il lui cachait la vérité sur la véritable nature des ses maux, maux auxquels lui, le-meilleur-spécialiste-des-pieds-qui-soit, savait remédier. Rhumatologue, il s'était inventé chirurgien orthopédiste. Il lui refit les avant-pieds sans lui demander son avis, à l'improviste, après l'avoir alors fait endormir, non moins sans prévenir, alors que son patient avait 79 ans, souffrait d'une hypertension très sévère à 24/13, qu'il avait récemment beaucoup maigri, pour ne plus peser que 55 kg, qu'il présentait des signes électrocardiographiques d'insuffisance coronarienne et un double bloc de branche, un petit syndrome extrapyramidal, un petit déséquilibre de type cérébelleux et un steppage qui gênait la montée des escaliers, que des épistaxis s'étaient répétés dans les semaines précédentes, qu'il avait fallu cautériser. La survenue d'une toux incoercible et d'une très récente d'une double incontinence sphinctérienne complétait le tableau, et, last but not least, l'apparition d'idées délirantes qui lui faisaient croire que son fils n'était pas son vrai fils, que ce soi-disant faux fils lui cachait qu'il était atteint d'un cancer au niveau de l'opération qu'il avait subi en 1984. Un délire ressemblant fort à celui connu sous le nom de délire de Capgras, dont la possibilité sera signalée treize ans plus tard dans la littérature médicale comme une des complications des syndromes neuro-anémiques.

Mis sous anticoagulants après l'opération, les épistaxis s'étaient renouvelés, qui furent très difficiles à arrêter, vidant l'opéré malgré lui d'une bonne partie de son sang. C'est ainsi qu’il avait aboutit aux urgences de Bicêtre, où il fut tout de suite reconnu, devant le tableau clinique et à la lecture de l'hémogramme, qu' il souffrait d'une neuro-anémie, un syndrome assez rapidement mortel, au point où en était arrivé, quand il n'est pas rapidement traité par vitaminothérapie B12 intensive. Ce traitement les neurologues de Bicêtre ne firent que semblant de le lui administrer.
Dans leur compte-rendu d’hospitalisation, les neurologues prennent la peine de signaler d’entrée de jeu que le malade a été opéré d’une coxarthrose en 1884

Le Dr. François Chedru, neuropsychiatre au CHU de Meaux, appelé en expertise à donner un avis "sincère" au juge d'instruction sur cette affaire, n' y avait rien trouvé à redire, et le Dr. Yves Dano, appelé en contre expertise, rapporta les faits tels qu'ils s'étaient effectivement déroulés, mais stipula en conclusion que tout cela s'était fait avec l'accord du patient !

Pour savoir plus sur les conséquences des délires liés à la maladie de Biermer ou aux syndromes neuro-anémiques quand ils sont maltraités ou ne sont pas reconnus pour ce qu'ils sont, consulter la littérature médicale qui a trait au syndrome neuro-anémique, aux contaminations VIH transfusionnelles et au délire de Capgras, p. ex; l'Encéphale Vol 29, N° 6, pp 560 - 565, décembre 2003, par C. Durand; S. Mary; P. Brazo; S. Dollfus, et Archives of Neurology les articles ayant trait aux infections HIV et les déficits en vitamine B12, et sur Google le "blog de leon" relatif à la "maltraitance des personnes âgées", l'article 34640255 html, ou l'affaire est exposée selon un ordre chronologique pour en faciliter la compréhension.

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