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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 11:12

0 - Une importante découverte médicale a été faite en 1973 qui aurait dû permettre à un très grand nombre de malades de ne pas mourir dans des conditions aussi atroces que celles auxquelles mon père a failli succomber septembre 1990 (Cf. dans quelle conditions sur le site Web  n° 69972419 html  texte intitulé  "Une nuit vitaminée" et 108281777 html )


La découverte de 1973 aurait dû être faite bien avant cette date puisque d'après ce que j'ai pu lire au début des années 1990 dans un numéro de la Revue "Acta Anaesthesiologica Scandinavica " (Il faudrait que je puisse le retrouver) il a été rapporté qu'en 1956 le test de Schilling, qui a l'époque était censé confirmer un éventuelle maladie de Biermer cliniquement suspectée,  pouvait donner lieu à des faux négatifs.  Or cette affection est mortelle sans son traitement spécifique, la
vitaminique B12.

 

Résultant d'une malabsorption digestive de la vitamine B12, elle se traduit par un syndrome neuro-anémque commun à toutes carences vitaminiques B12, quelles que soient la cause de ces carences, immunologiques, comme  dans la très fréquente maladie de Biermer, parasitaire comme dans la botriocéphalose, congénitale et cellulaire comme dans la très rare maladie d'Imerslund-Gräsbeck, ou chirurgicale,  après  gastréctomie.

Qu'un tableau clinique de sclérose combinée en lui-même très évocateur d'une carence vitaminique B12 et donc la maladie de Biermer puisse en 1990 ne pas avoir abouti au diagnostic de cette carence à cause d'un test de Schilling négatif était d'autant plus surprenant que ce n'était pas la première fois que le fait s'était produit.

Causée par une malabsorption digestive de la vitamine B12, elle se traduit par un syndrome neuro-anémque commun à toutes carences vitaminiques B12, quelles que soient la cause de ces carences, immunologiques, comme  dans la très fréquente maladie de Biermer, parasitaire  comme dans la botriocéphalose, congénitale comme dans  la maladie d'Imerslund-Gräsbeck, ou chirurgicales après  gastréctomie.

Or même le fait n'a pas été prise en considération jusque dans les années 1990 et le syndrome NDB12  reste encore méconnue de beaucoup de praticiens, comme j'ai eu l'occasion de m'en apercevoir en les onterroglors qu'à sortir de l'ombre être

 

 
1 - Selon Emmanuel Andrès et al., médecins des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, le syndrome de non dissociation de la vitamine B12 de ses protéines porteuses (syndrome NDB12PP) a été individualisé "dans les années 1990" par Carmel et Dawson (Médecine thérapeutique Vol.14 numéro 3 mai-juin 2008) 

Ces auteurs précisent cependant que la découverte princeps de cette fréquente pathogénie - sa prévalence dans les syndromes vitamino-B12 carentiels est deux fois celle de la maladie de Biermer - a été faite en 1973 par Doscherholmen et al., mais que sa description n'avait alors pas eu d'écho.

2 - Comme pour la maladie de Biermer (MB), ce syndrome est dû à une malabsorption intestinale des cobalamines alimentaires. Il est, comme l'est cette maladie, de plus en plus fréquent avec âge, allant jusqu'à affecter  40 % de la population féminine, deux fois plus touchée que la masculine. Il occasionne les mêmes désordres neuro-physiologiques que cette maladie mais son diagnostic n'est pas mis en évidence par le test de Schilling parce que la malabsorption intestinale de la vitamine B12 n'y est pas due à l'absence de facteur intrinsèque, mais comme son intitulé l'indique, à une non dissociation de ses protéines porteuses (les protéines R, d'origine salivaire et gastrique), donc in fine à une maldigestion. Hormis les protéines végétales fermentées, les protéines animales sont les seuls sources alimentaires en cette vitamine nécessaire au maintien de l'intégrité du système nerveux et d'une hématopoïèse normale. 

3 - Cet état de chose explique sans doute pourquoi la prescription d'une ancienne préparation pharmaceutique de la cobalamine commercialisée sous le nom de  Indusil T * ( l'adenosylcobalamine, ou cobabamide, ou dibencozide) ait souvent eut des effets bénéfiques chez les vieillards dénutris quand elle leur était administrée à titre de d'orexigène et "d'activateur de la synthèse des protéines" (cf. dictionnaire Vidal ). Cette préparation, mise sur le marché à la fin des années 1960 a en été rétirée en 1997 je ne sais trop pourquoi alors que la vitamine B12 est restée en vente libre en pharmacie. Ses contre-indications n'étaient, d'après ce que je pense, il faut que je me renseigne auprès du fabriant, guère que celles relatives à la vitamine B12, à savoir les tumeurs à croissance rapide, notamment les gliomes

4 - Le fait que le syndrome NDB12PP ait été découvert en 1973 m’interdit d’en revendiquer la découverte, mais ne m'empêche pas d'en revendiquer la redécouverte en septembre 1990 tant fut grande l'incroyable panique que déclencha au CHU de Bicêtre le fait qu'en l'appliquant j'ai pu sauver la vie de mon père en mettant moi-même  en route le traitement normalement dévolu à la maladie de Biermer après que  ses médecins l'ont promis à une "inéluctable rapide plus grande dégradation" en lui refusant obstinément de le lui administrer. Pour me contredire ils avaient été jusqu'à ordonner un simulacre de ce traitement, laissant leur malade sombrer dans un coma qui manqua de très peu lui être fatal. Cette "panique" avait gagné l’administration de l'AP -HP (Assistance Publique - Hôpitaux de Paris) avant de se communiquer à la D.R.P.S. (la Direction des Relations avec les Professions de Santé)  à  la  C.P.A.M du Val-de-Marne, et à la Direction de la Santé elle-même et son ministère de tutelle. A moins que le cheminement ait été dans l'autre sens, ou dans les deux sens.  Ce qui s'est passé quelques années plus tard au CHU de Mantes la Jolie le laisse penser. La courageuse Laurence Kouyoumdjian avait dans son Service et celui du Dr. Olivier Ille fait cesser l'exécution des malades, ce qui  n'avait pas du tout été apprécié.

5 - Mon père avait été promis à une inéluctable plus grande dégradation dès les premiers jours de son hospitalisation à Bicêtre.

  

Tout de suite après que le test de Schilling a été déclaré  "normal", les neurologues s'étaient dépêché d' étiqueter l'état où se trouvait démence de type Alzheimer (DTA) et encéphalopathie vasculaire , avant d'opter pour celui d'ne  "atteinte diffuse du système nerveux" (sic,  cf. ci-après et site Web 69970222 html) cependant que leur malade était à l'évidence victime de troubles cliniques relevant de carences cobalaminiques sévères, donc mortels à relativement brève échéance, sinon de carences relevant d'une vraie maladie de Biermer, tout aussi mortelle qu'un sévère syndrome NDB12PP  sans le même traitement vitaminique B12. 

Ce faisant, je n'avais fait que mettre en application le principe fondamental de la médecine qui veut que "la clinique prime le laboratoire".

 6 - Si, sous le traitement de la maladie de Biermer, la résurrection de mon père et encore plus la récupération de ses facultés intellectuelles avaient surpris autant que moi les neurologues, le plus étonnant pour moi  fut de constater que  celle-ci  ne leur fit pas du tout plaisir.

La récupération de ses facultés intellectuelle sous B12 thérapie suscita des contre-mesures (des mesures préventives) qui s'étendirent  au plus hautes instances administratives. L'hôpital et  l'AP  confièrent au Pr. Gérard Saïd, responsable du Service responsable de l'impair, la mise en place en 1995 d'un  "l'Espace Ethique de l'Asistance Publique",  y adjoignant une Chaire d'enseignement de l'éthique médicale à l'Hôpital Bicêtre avant la transférer à l'hôpital Saint-Louis, une Chaire dont Emmanuel Hirsch fut comme parv hasard fait titulaire cependant qu'il présidait déjà au côté du Pr. Gérard Saïd  au comité "scientifique" de la revue Médica Judaïca, une publication de l'IFREM (Institut de Formation et de Recherche en Ethique Médicale juive). Une dizaine d'années plus tard je me suis entendu dire par Emmanuel Hirsch qu'il connaissait "par coeur"  l'histoire de mon père quand j'ai cherché à lui en parler, alors qu'il n'est pas médecin !?

7 - Si j'avais été moi-même surpris d'avoir pu ramener mon père à la vie, je ne comprenais pas pourquoi les neurologues avaient été non pas soulagé mais paniqués de le savoir tiré d'affaire. J'avais fait part en 1992 de son cas à la Fédération Française de Neurologie en m'adressant au Dr. Michel Serdaru, et à Charles-Foix au directeur du CEGAP le Pr. François Piette,  (Centre d'évaluation Gériatrique de l'Assistance Publique), ainsi qu'au Dr. Jacqueline Zittoun à Henri Mondor en tant qu'elle était spécialement versée dans l'étude du métabolisme de la vitamine B12.

Le Dr. Zittoun ne me répondit jamais mais a, via la Foundation de France et les Prs. Marc Imler et Jean-Louis Schlienger, encouragé les études strasbourgeoises sur les anomalies du métabolisme des cobalamines cependant que la FFN aurait aussi bien pu  s'y intéresser quand en 1997 j'ai fait part dans un long rapport de ce qui s'était passé à la Fédération. Un conflit d'intérêt  semble avoir retenu les neurologues de Bicêtre de publier ce cas, mais absolument pas d'obtenir leur rattachement à l'Inserm et de se revendiquer de cette appartenance pour solliciter des fonds auprès des familles de malades pour leurs recherches sur les vitaminothérapies  (La Presse Médicale 2008.09.017).    

8 - Bien qu'elle ait été faite en 1973, la découverte de Doscherholmen était restée  sans suite alors qu'elle était véritablement d'un grand intérêt théorique, et plus encore d'une grande portée pratique : en remettant en question la fiabilité du test de Schilling dans le diagnosrtic des carences cobalaminiques, la découverte de Doscherholmen et de son équipe était à même de sauver des milliers de malades d'une mort cruelle, si ce n'est des centaines de milliers ou des millions de malades de par le monde. Ces malades ont dû être très nombreux à avoir été comme mon père victimes de ce que le test de Schilling avait livré des faux négatifs quand en fait ils souffraient de carences vitaminiques B12  ni biermeriennes ou d'autres causes plus classiquement connues de  carences cobalaminiques .
 

 

9 - Reste à savoir pourquoi un diagnostic qui à l'évidence s'imposait de lui-même malgré un test de Schilling négatif (ou soi-disant négatif) a fait l'objet d'une telle dissimultion ?

Une des explications possibles, non exclusives des autres, est le fait que le malade avait été hospitalisé après qu'une double opération orthopédique lui a été subrepticement assénée, indûment, illicitement et intempestivement, en transgression complète des principes les plus fondamentaux du Code de déontologie et du simple bon sens,  d'autant plus que mon père était déjà sous l'empire de sa maladie. L'intervention était passible du Code Pénal. L'opérateur prétendait vouloir remédier à une "mauvaise morphostatique" (sic) soi-disant  responsable de ses douleurs neuropathiques et de ses "troubles de la marche". La double opération avait été réalisée en un seul temps ! dans des conditions les plus acadabrantesques qui soient par un rhumatologue de la Clinique obstétricale de l'Haÿ-les-Roses,  où résidait l'opéré.  Propriété d'une très riche famille (de banquiers selon les dires de savants confrères), la Clinique  Elmelik était selon l'Inspecteur principal du Commissariat de ce cette sous-préfecture "protégée en hauts lieux" . Ses médecins pouvaient "tout se permettre", y compris le viol des parturientes. N'est-on pas en France, pays du droit des plus riches à disposer du pecus vulgum ?  Cf. sites Web 73331815  chap II § 5 et 108281777 html.

10 - Les médecins de cette Clinique avaient fait semblant de préter une oreille compatissante à mon père cependant qu'ils cherchaient avant tout à profiter sa vulnérablilité, qui était à l'époque manisfeste, pour le piéger afin de placer une opération qui n'avait d'utilité que le gonflement du cash-flow de leur établisement (Cf. 1997 la contre-expertise du Dr. Yves Dano ). Au décours de leur intervention  illicite mon père a développé un syndrome tétrapyramidal qui déjà était la vraie cause de ses difficultés à marcher en même temps que d'une grande anxiété. Ses troubles  l'avaient conduit consulter divers médecins, dont, contre mon avis, le rhumatologue de cette épouvantable Clinique, alors qu'il n'avait pas voulu consulter ceux que j'aurais préféré qu'il consulte à l'hôpital Paul Brousse.

11 - Du fait de leur abominable opération, les troubles pyramidaux et anxieux de leur patient ne firent que croîtrent, ce qui le conduisit aux Urgences de Bicêtre. Son état évoqua tout de suite aux médecins qui le recueillirent une maladie de Biermer. Ils firent ce diagnostic en ma présence, à la lecture de l'hémogramme au terme de leur examen clinique, en découvrant un syndrome tétra-pyramidal, un syndrome cordonal postérieur et un syndrome cérébelleux, qui tous témoingaient de la sévèrité de l'atteinte neurologique et de l'urgence qu'il y avait à traiter le malade selon le protocole thérapeutique normalement dévolu au traitement des carences vitaminiques B12 sévères, qu'ils soient ou non dus à la maladie de Biermer, à défaut d'y avoir pu plus précisément reconnaître  qu'il souffrait d'un syndrome NDB12PP , celui-ci n'ayant pas encore fait l'objet d'une homologuation consensuelle, ou d'une de ces rarissimes LEMP (leuco-encéphalaopathies multifocales progressives) post virémiques.   

12 - Au terme de sa cinquième semaine d'hospitalisation j'ai été averti par une jeune infirmière de l'hôpital Charles-Foix que seulement un simulacre de traitement cobalaminique lui avait été jusque-là administré.  Devant l'urgence qu'il y avait à le lui administrer réellement, mon père se trouvant alors à l'article de la mort dans un état épouvantable, j'ai appliqué le susdit principe ("la clinique prime le laboratoire") en mettant moi-même en route ledit traitement.

Mon père avait de ce fait non seulement miraculeusement réussi à survivre, mais contre toute attente réussi à récupérer ses facultés intellectuelles et à remarcher, contrairement au pronostic qu'avaient formulé les médecins responsables du simulacre. Quand il a été refait en février 1991, le test de Schilling était à 5%, donc nettement positif. Ce résultat me fut caché. Il ne figure pas sur le  CR d'hopitalisation, que l'on s’empressa de me remettre en guise de réponse à ma demande de consulter le dossier d’hospitalisation.

13 - Quand j’ai demandé à le consulter, le Service me faisait constamment répondre qu’il avait été perdu. Après renouvellement de ma demande par courrier RAR à la Direction de l’hôpital en décembre 1995, celle-ci me remit des dossiers ne concernant pas ce qui était spécifiquement demandé. Ni celui de son passage aux Urgences ni celui de son hospitalisation en neurologie, mais voulut me faire signer que la totalité des dossiers m'avait été remise. 

14 - Le CRH était signé de l’Interne Olivier Ille ne rendait pas vraiment compte de ce qui s’était en réalité passé. Par exemple les vraies circonstances de son hospitalisation étaient passées sous silence alors qu’il aurait été des plus importants de les signaler, puisqu’elles commandaient une investigation psychiatrique. Je l’avais en vain réclamée. Il était pourtant  bien spécifié dans ce CR,  au chapitre état cardio-vasculaire (cf. www. 69970222 html) , que le malade avait des idées absurdes.  Il n’était pas même mentionné qu’un état d’angoisse panique avait motivé son passage par les Urgences et qu’un diagnostic de maladie de Biermer y avait tout de suite été porté.  Ces omissions ne sont en aucun cas le fait d’une simple négligence, mais très orientées, comme le reste (Cf. ci-après  la conclusion extravagante de ce CR).

15- Sollicité pour que soit récupéré le dossier soi-disant perdu du malade, dans le cadre d'une prétendue médiation, le Professeur Gilbert Tchernia, hématologue, à défaut d'avoir pu mettre la main sur un dossier qui avait dès 1991 été déclaré perdu alors qu'il ne l'était pas, a quatorze ans plus tard  quand même su retrouver les données du test de Schilling. Voici ce qu'il m'écrit en date du 26 mai 2004  (les valeurs des dosages sont de lui, p. ex. hémoglobine  14,7 g/dL  au lieu de 14,7 g/l). 

<< Mon cher confère, 
Avec un léger retard dont je vous prie de bien vouloir m'excuser, je vous transmets les résultats de mes démarches.
J'ai récupéré concernant votre père Pierre CRETIEN né le 1er mai 1911 les résultats d'hématologie qui datent de début août 1990;

A l'époque (le 6/8), l'hémoglobine était à 14,7 g/dL avec un volume corpusculaire normal à 90 fl. Par ailleurs un dosage de vitamine B12 fait le 3 août 1990 montre un taux normal à 225 pmol/L avec un taux également normal de folates sériques à 7,6 pmol/L (les normes sont de 110 à 735 pour la vitamine B12 et de  5,2 à 25 pour les folates sériques). 

Enfin nous disposons de trois tests de Schilling qui ont été réalisés par Jeanine YVART, le 1er le 7/8/90 où la vitamine B12 marquée au Cobalt est dépourvue de facteur intrinsèque et dont les résultats sont normaux.

Le deuxième de février 91 avec facteur intrinsèque est anormal avec un pourcentage de radioactivité ingérée
à 5 pour une normale supérieure à 10 (les résultats précédents montrent un résultat à 35)

Ceci est tout à fait étonnant puisque le facteur intrinsèque aurait pu logiquement corriger l'épreuve et c'est probablement pour cette raison que le test a été refait en juillet 1991 avec les deux techniques et trouvait aussi bien avec facteur intrinsèque que sans facteur intrinsèque des valeurs normales respectivement de 19 et de 17 %. >>

16 - Quand deux mois  après cette réponse insatisfaisante je me suis adressé à la CADA pour me faire remettre le dossier, je me suis entendu dire par une des sous-directrices de l'hôpital Bicêtre, madame Isabelle Pilot, "chargée des relation de l'hôpital avec la clientèle" d'avoir moi-même fabriqué la maladie de mon père par anti-sémitisme, c'est-à-dire d'être l'auteur d'un Münchhausen. C'était une gravissime double accusation. Elle aurait ipso facto dû conduire le Pr. Saïd et l'hôpital Bicêtre à en faire le signalement judiciaire (art 40 du CPP), d'autant que le Pr. Saïd  n'avait pas manqué de menacer de porter plainte contre moi pour diffamation quand je lui avais demandé pourquoi il avait fait disparaître et le dossier de mon père et la prestigieuse Revue Archives of Neurology des rayons de la bibliothèque de son CHU.   

17 - Les résultats du premier test de Schilling et la mesure de la vitaminémie B12 pratiqués sur mon père à son admission en neurologie avaient donc été contradictoires avec la clinique et avec le diagnostic porté aux Urgences de l'hôpital. Il m'était alors venu à l'esprit qu’il devait exister des syndromes vitaminique B12 carentiels avec test de Schilling normal dus à une mauvaise utilisation de la vitamine B12 de niveau organique, plasmatique ou mitochondriale. J'ignorais encore que cette mauvaise utilisation provenait en réalité de l'ordre donné aux infirmières par les médecins qui avaient la responsabilité du traitement de mon père de ne lui administrer devant moi qu'un simulacre de traitement. Mon père avait de ce fait falli mourir dans des conditions atroces -  décrites sur les sites Web n° 73331815 html chap. IV et 108281777 html. Des conditions tellement abominables pour l'image des neurologues de Bicêtre, pour  l'image  de l'AP - HP  et celle de la Direction de la Santé  qu'il était impensable qu'elles puissent être divulgées au grand jour en faisant l'objet d'un procès et la une des médias.

18 - Par la suite, dans les années 1996-97,  l'affaire des  nombreux malades exécutés au CHU de Mantes la Jolie par Christine Malèvre a été exceptionnellement révélée par le Dr. Laurence Kouyoumdjian. Il m'est alors apparu que le Chef du Service où opérait cette infirmière était celui qui anciennement s'était chargé au CHU de Bicêtre de transmettre des informations cliniques fallacieuses et des consignes de traitement mortifères au Dr. Beinis.

Les jounaux n'ont guère prété attention au fait que loin d'avoir été félicitée pour avoir mis fin par son signalement à la série d'exécutions des malades du Service du Dr. Olivier Ille le Dr. Laurence Kouyoumdjian a été traitée comme une malapropre et priée de quitter son poste, comme s'il avait été regretable qu'elle ait prématurément fait mettre fin aux exécutions, tandis que le Dr. Olivier Ille, qui s'était tu, a conservé le sien, tout comme le Dr. Beinis qui, d'esprit peu critique, avait en1990 suivi aveuglément ses consignes mortifères. Il ne s'était pas imaginé que ses infirmières puissent se montrer moins aveugles que lui, ni aussi obéissantes et zélées qu'une Christine Malèvre.

Quand elles ont vu et compris que le simulacre n'était pas justifié par la clinique et qu'il conduisait visiblement le malade à la mort, que leur Chef de Service n'y voulait rien changer, en désespoir de cause ses infirmières m'invitèrent à venir constater que le traitement vitaminique qu'elles avaient à administrer n'étaient rn fait qu'un simulacre.

19 - A l'hôpital Bicêtre, après que l'on y a appris que le simulacre de traitement cobalamnique avait été éventé et avait échoué, des mesures furent prises pour contenir le scandale. On déclara disparu le dossier d'hospitalisation, on opéra des falsifications et des omissions dans la fabrication des CRHs, et l'on se rapprocha du Conseil de l'Ordre, sachant que celui-ci était  en mesure d'exercer des menaces de représailles contre moi comme envers notre défense ... Il a été jusqu'à menacé nos avocats  cependant que Pr. Saïd faisait disparaître des ouvrages médicaux ayant trait aux test de Schilling, aux carences cobalaminiques et aux complications des contaminations à VIH, dont la prestigieuse Revue  neurologique Archives of Neurology, en novembre 1997 interdite de parution à la bibliothèque du CHU de Bicêtre en même temps que l'Ordre des médecins renouait de bonnes reltions avec  l'AMIF via une repentance scellé par la publication le Dr. Bruno Halioua, "autorisé" à publier un livre sur l'Ordre des médecins sous le régime de Vichy".

 


A cette date, le Pr. Gérard Saïd  me fit interdire de séjour à l'hôpital Bicêtre. La situation risquait d'être explosive. L'affaire n'était pas encore passé en justice et le Pr. Gérard Saïd redoutait que la justice et les médias s'y intéressent et sachent faire le rapport entre les prescriptions mortifères de son Service à l'encontre de mon père et les exactions de Christine Malèvre à Mantes la Jolie, qui, si elles n'étaient pas encore bien connues, risquaient tôt ou tard d'exploser dans les médias. Le Pr. Saïd avait présidé à la fondation de l'Espace Ethique de l'AP - HP  en tant que celui-ci était rideau de fumée vis à vis ce qui s'était passé dans son Service et de ce dont certains Services et des Cliniques  étaient capables.


20 - Dans leur CRH rédigé après-coup, les neurologues de son Service  n'ont  pas discuté la possibilité d'une carence vitaminique B12 ou de maladie de Biermer, motif de l'admission du malade dans son Service , mais de la possibilité d'une myélopathie cervicale, d'une affection dégénérative, d'une encéphalopathie vasculaire, leur CRH stipulait cependant  en conclusion une "atteinte diffuse du système nerveux" (sic, voir site Web n° 6997022 html)


- TROUBLES DE LA MARCHE EN RAPPORT AVEC  UNE ATTEINTE DIFFUSE DU SYSTEME NERVEUX
- UN TRAITEMENT ANTI-SPASTIQUE POURRAIT ETRE BENEFIQUE
- PAS D’INDICATION OPERATOIRE
- SYNDROME DEPRESSIF TRAITE PAR PROZAC UN COMPRIME PAR JOUR
- REVALUATION DES FONCTIONS SUPERIEURES APRES TRAITEMENT
- PATIENT TRANSFERE DANS LE SERVICE DE MEDECINE DU Dr. BEINIS Hôpital CHARLES-FOIX

En le lisant, le Dr. Michel Serdaru, neurologue émérit de  la Fédération Française de Neurologie, me demanda,  stupéfait, si j'étais sûr que mon père avait été pris en charge par de vétitables médecins.

21 - Le dossier du malade avait été déclaré perdu quand, à l'issu de l' hospitalisation de mon père  j'avais demandé à le consulter. A sa place, le Dr. Pascal Masnou me remit le susdit CRH en me conseillant de faire refaire le test de Schilling à l'hôpital Saint-Louis, Service du Pr. Najean, auquel j'écrivis. Le Pr. Najean me répondit que madame Jeanine Yvart, qu'il avait formé, était tout à fait compétente, et m'indiqua un article nouvellement paru dans le Medicin of Baltimore à ce sujet. 

  

22 - Après qu'il s'en soit malgré tout sorti vivant alors qu'il avait frolé la mort, je suis tombé par hasard sur un précédent signalement dans une revue médicale scandinave, qui sans y faire référence date de 1956 la découverte que le test de Schilling pouvait donner lieu à de fait négatifs. Elle n'eut pas plus de suite. Je ne peux expliquer qu'elle  soit tombée dans l'oubli, pas plus que je ne puis prétendre avoir  le premier à l'avoir découvert quand mon père à failli mourir de ce syndrome en septembre 1990 .

23 -Le 12 septembre 1990  il avait fallu que je me décide très rapidement. Il n'était plus temps d'attendre ne serait-ce que quelques heures pour mettre en route la vitaminothérapie B12  normalement dévolue au traitement de la maladie de Biermer si je voulais pouvoir sauver la vie de mon père. Encore fallait-il que je me procure ce traitement alors qu'il était 19 h 15.  Faire appel à l'Interne de garde pour me le procurer risquait non seulement de prendre trop de temps, mais aussi et surtout de n'être pas plus entendu dans ma demande que dans les précédentes auprès des Drs. Masnou et Beinis.

24 - Ces médecins avaient eu la responsabilité du traitement de mon père en charge  avaient prétendu qu'il était atteint d'une "DTA", en clair d'une démence de type Alzheimer compliquée d'une encéphalopathie vasculaire (sic), et qu'il était pour cette raison voué à une inéluctable plus grande dégradation. Le Dr. Pascal Masnou, Chef de Clinique dans le Service de neurologie de l'hôpital Bicêtre m'avait même dit qu'il valait mieux pour moi (!) que mon père ne survive pas trop longtemps à sa maladie !

25 - Après trois semaines passées dans son Service au CHU de Bicêtre, mon père avait été transféré le 22 août à l'hôpital Charles-Foix dans l'Unité de Soins Normalisés du Dr. Jean-Yves Beinis. Il avait été convenu entre lui et moi que  le traitement commencé à Bicêtre (que je croyais avoir été commencé) , à savoir le traitement de la maladie de Biermer allait être poursuivi à l'hôpital Charles-Foix. C'était la raison pour laquelle j'avais accepté ce transfert.  Mais ce que j'ignorais, c'est  que le traitement qui  poursuivi n'était qu'un simulacre, et on ne m'avait pas menti en me disant qu'il allait être poursuivi, sauf que l'on ne m'avait pas prévenu qu'il s'agissait d'un simulacre (en violation de  la notion de Gneva-Daath  telle qu'elle est exposée dans le J.A.MA. de juin 1989 

26 - La normalité du test de Schilling, donnés pour être à 35 %, avait fait rejeter le diagnostic de maladie de Biermer au docteur Masnou. Ce test s'était pourtant en lui-même clairement  montré thérapeutique l'espace de quelques jours, et cela était évidemment dû fait que ce test  nécessite pour sa passation l'administration d'au moins un mg de vitamine B12, cette  vitamine étant le traitement spécifique de la maladie de Biermer, puisque l'éclosion de cette maladie provient en fin de compte de l'épuisement des réserves organiques de la vitamique B12 du fait que l'estomac des malades ne secrète plus le facteur qui en permet l'assimilation intestinale. Il était dès lors pour moi évident, comme  c'aurait dû l'être pour le docteur Masnou,  que maladie de Biermer ou pas, qu'une carence vitaminique B12  avait déterminé la survenue des désordres tant neurologiques que psychiatriques de son malade.

J'avais cru l'avoir convaincu à force d'arguments logiques dans les discussions que j'avais eu avec lui, et avoir ainsi obtenu que ce traitement simple et très peu coûteux soit appliqué au malade. Il avait fait mine de se rendre à mon argumentation, mais au lieu de prescrire véritablement le traitement de cette maladie, il n'avait ordonné de n'administrer qu'un simulacre de traitement, ce qui avait fait que l'état de mon père, au lieu de continuer à s'améliorer, avait au contraire continué de s'infléchir et fini pas s'aggraver, si bien que j'avais moi-même fini par croire que le docteur Masnou avait raison contre moi quand il me disait que mon père était atteint d'une  DTA.

C'est état de chose aurait pu être fatal au malade s'il ne l'avait pas fait transférer à l'hôpital Charles-Foix au prétexte que son état ne s'améliorait pas alors qu'il occupait un lit de spécialité. En effet, à l'hôpital Charles-Foix les infirmières du Service du docteur Beinis avait reçu de leur patron la même consigne : ne faire que semblant devant moi d'administrer le traitement de la maladie de Biermer cependant qu'elles avaient fini par s'apercevoir que c'était les symptômes de cette maladie que leur malade souffrait, continuant  de développer avec l'apparition d'une glossite spécifique de la carence vitaminique B12, la glossite de Hunter, que la Surveillante du Service, madame Pondu,  constata en même temps que moi le 5 septembre 1990.  Après qu'elle l'a constaté,  je fus invité à consulter le registre des traitements, où je vis, à ma stupéfaction, qu'en fait de traitement de la maladie de Biermer il n'était administré qu'un simulacre : 1/2 mg en intra-musculaire  par semaine au lieu d'un mg par jours ! 

Lorsque je suis intervenu pour le lui administrer réellement (Cf. site Web n° 73331815 html chap. IV) , mon père venait de plonger dans le coma. Il était si mal en point que je ne n'espérais plus pouvoir l'en sortir, et encore moins de lui permettre de récupérer ses facultés intellectuelles, mais à la surprise générale, il put non seulement survivre, mais les récupérer jusqu'à 30/30 au MMSE alors qu'elles étaient tombées à 22/30 le 22 août 1990  au jour  de son transfert à Charles-Foix,  contre 25/30  au début de  son admission en neurologie.

J'avais au tout dernier moment  pu le lui adminstrer et réussi à lui sauver la vie. Si ce sauvetage de dernières minutes ne me permet pas dire que je suis le premier au monde à avoir découvert qu'il existait des tableaux cliniques mortels dus à des carences vitaminiques B12  sévèrissimes non  attribuables à la une mauvaise assimilation de la vitamine B12 intestinale comme dans la maladie de Biermer, il  m'autorise cependant  à prétendre être le premier en France à avoir en 1990 postulé qu'il devait exister des tableaux cliniques ressemblant à cette maladie,  des syndromes biermeriens d'une autre causalité que l'absence de facteur  intrinsèque,  et par-là  compatibles avec un test de Schilling  normal et une vitaminémie B12 elle aussi normale *.

Les médecins de mon père m'avaient fait croire qu'ils lui administraient réellement le traitement de la maladie de Biermer, j'ignorais que l'aggravation d'état du malade venait du simulacre de traitement, jusqu'à ce qu'une infirmière m'en avertisse.

Reste la question de savoir si les neurologues se sont vraiment trompés de diagnostic alors que l'erreur était impossible à faire compte-tenu de ce que j'avais longuement discuté de son traitement  avec le Chef de Clinique Pascal Masnou et qu'ils avaient malgré tout sans nécessité aucune fait administrer au malade qu'un simulacre de traitement, car ils avaient en fait intérêt à ce que mon père ne puisse survivre et porter plainte au sujet des mauvais  traitements qu'il avait précédemment subis à la Clinique de l'Haÿ-les-Roses, une Clinique  obstétricale  recommandable qui leur servait à l'occasion de dépotoir. 

La panique des prescripteurs du simulacre (les neurologues de Bicêtre) et leurs exécutants  (les gériatres de l'hôpital Charles-Foix) fut d'autant plus grande que les docteurs Patrice Bodenan et Jean Pouillard,  du Conseil de l'Ordre départemental du Val-de-Marne,  se mêlèrent de leur faire croire que le malade avait porté plainte contre eux, ce qui n'était absolument pas le cas. Ils obtinrent ainsi de consulter et même de faire des copies, tout au moins partiellement, de leurs dossiers cliniques cependant que pour moi ils  étaient déclarés perdus, tout au moins celui du Service de neurologie après réclamation par RAR  et même après que je mes suis  adressé à la CADA  en 2004. Ce qui me valu de la part de la sous-directrice de l'hôpital Bicêtre madame Isabelle Pilot, "chargée des relation de l'hôpital ave la clientèle"  d'être accusé d'avoir par anti-sémitisme moi-même fabriqué la maladie de mon père, c'est-à-dire d'être l'auteur d'un Münchhausen, une gravissime accusation qui aurait ipso facto dû conduire le Pr. Saïd et l'hôpital Bicêtre à en faire le signalement judiciaire (art 40 du CPP), d'autant qu'il n'avait pas manqué de me menacer de porter plainte contre moi pour diffamation quand je lui avais demandé pourquoi il avait fait disparaître et le dossier de mon père et la prestigieuse Revue Archives of Neurology des rayons de la bibliothèque de son CHU.   

En administrant moi-même le traitement de la maladie de Biermer, j'avais non seulement ressuscité mon père, mais semé la panique sans m'en rendre tout de suite compte cependant que se découvrait  l'importante prévalence des carences vitaminiques non biermeriennes, les "carences vitaminiques B12  avec test de Schilling normal", qui sont  désormais dénommés  syndromes de non dissociation de la vitamine B12 de ses protéines porteuses - plus brièvement DNB12PP,  et d'avoir ainsi été le premier en France à avoir incidemment attiré l'attention sur cette très fréquente entité nosologique, aisni tirée de son long et mortel oubli. Mortel pour les nombreux malades qui comme mon père avaient été "étiquetés"  DTA. Cf. Web n° 108281777 et 121340219 html.

La maladie de Biermer était en 1990 estimée représenter 80%  des cas de carences vitaminiques B12 avant l'individuation des NDB12PP. Cette maladie est désormais estimée ne représenter que 30 %, et la NDB12PP 60 %. Ils avaient en effet faussement ou plus ou moins  malignement "étiqueté"  la maladie de mon père tantôt comme s’agissant d’une DTA, tantôt d’une  "ATTEINTE DIFFUSE DU SYSTEME  NERVEUX" ( c'est-à-dire une LEMP ) tantôt  d‘une "encéphalopathie vasculaire" (sic). Pour qui n'est pas au fait des paradigmes médicaux, il n'est  pas facile de s'y retrouver.

Quoi qu'il en soit, d'avoir tiré cette entité de l'oubli,  et donc de sa mortelle méconnaissance,  m'a valu un nombre considérables d'ennuis et de lourds frais financiers. L'Assistance Publique et l'Ordre des médecins, qui ne veulent pas voir plus loin que leurs intérêts immédiats, et non pas l'intérêt général, m'ont fait payer très cher leurs inconéquences et ma découverte, qui s'est ainsi faite à mes dépens comme aux dépens - physiques et financiers - du malade qui l'a permise, cependant que ceux qui étaient passé à côté furent au contraire labellisés INSERM et en ont tiré argument pour solliciter la participation financière des familles de malades à "leurs" recherches  par de grandes affiches placardées dans les couloirs de leur Service dans les années qui suivirent leur impéritie.

Les oppressives menaces de représailles institutionnelles exercées à mon encontre par les responsables de ces impairs ont empêché et la retardé d'autant retardé une autre possibilité, à laquelle j'avais commencé à réfléchir à la fin des années 1960. C'était après l'achèvement de la construction du barrage de la Rance. J'avais alors eu l'intuition qu'il devait exister un moyen plus rationnel qu'une telle construction pour récupérer l'énorme et inépuisable  potentiel énergétique contenu dans les marnages. Je ne l'ai finalement trouvée que l'an dernier, alors que, discrédité et complétement laminé par les abominables procédés de l'Ordre des médecins et de l'AP - HP, je ne suis financièrement plus en mesure de la faire valoir.    

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*  p. ex. une carence d'utilisation de la vitamine B12 au niveau de ses transporteurs plasmatiques, les transcobalamines,  mais ces  affections sont congénitales,  propres à l'enfance, rapidement mortelles, et de ce fait tout à fait exceptionnelles passé l'adolescence.
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Je suis médecin. Il était 19 heures quand je suis arrivé à l'hôpital Charles-Foix rendre visite à mon père, hospitalisé depuis le 22 août 1990 dans l'U.S.N. (Unité de Soins Normalisés) du Dr. Jean-Yves Beinis.

Ce fut une chance pour  mon père  que je ne sois pas passé vingt minutes plus tard. Il n'aurait alors probablement pas pu bénéficier du traitement de la maladie de Biermer, et pas même pu passer la nuit et ne serait donc pas sorti vivant de l' hôpital Charles-Foix, n'aurait pas pu rentrer chez lui un mois plus tard (Cf.  site Web n° 73331815 html Chapitre  IV  "Ce qui s'est passé au soir du 12 septembre 1990"  et "Epilogue").

Les médecins du Service de neurologies de l'hôpital Bicêtre, où il avait été précédemment hospitalisé, l'avaient faussement étiqueté DTA  (Démence de Type Alzheimer). Ils l'avaient de ce fait condamné à "une inéluctble dégradation" (sic) alors qu'il avait été admis dans leur Service le 2 août de la même année sur le diagnostic clinique d'anémie de Biermer, un diagnostic de présomption tout à fait légitime puisqu'il avait été formulé par les urgentistes l'avant-veille aux Urgences de cet hôpital à la lecture de son hémogramme et au terme de leur examen clinique. Le malade y avait été conduit sur l'appel du SAMU 94 et de Police Secours après qu'il a présenté chez lui un bruyant état d'angoisse panique provoqué et par la maladie et parce qu'il se sentait, non sans raison, vulnérable, et de ce fait menacé de mort ...

La maladie de Biermer est une maladie très commune passé l'âge de 65 ans. Elle affecterait  environ 5 % (entre 3 et 7 % selon les auteurs) de ces personnes (L' Encéphale, décembre 2003 Vol 29 (6), p. 560 - 565. "Délire Capgras chez une patiente de 64 ans atteinte d'une maladie de Biermer"). C'était donc un diagnostic de présomption mille ou dix mille fois plus probable que celui d' ATTEINTE DIFFUSE DU SYSTEME  NERVEUX  (sic), paradigmatique d'une Leuco-Encéphalopathie Multifocale Progressive (ou LEMP) postérieurement porté  le 20 septembre 1990 sur le CR d'hospitalisation rédigé dans son Service à Bicêtre et signé de l'Interne Olivier Ille. On notera qu'il n'y est nullement fait mention du diagnostic de suspicion ayant motivé l'admission du malade  dans le Service, à savoir celui de maladie de Biermer, ni même de la prescription de vitamine B12 alors que dans le CR manuscrit rédigé par par l'Interne Olivier Ille, daté du 22 août et adressé au Dr. Beinis il est précisé DE FA9ON qu'un traitement vitaminique B12 prescrit  

Victime d'un diagnostic au pronostic effroyable, mon père  avait été laissé pour compte, c'est-à-dire sans recevoir le remède qui  s'imposait et aurait pu immédiatement le rétablir dans ses fonctions, à savoir le traitement normalement dévolu à la maladie de Biermer. Il en présentait en effet les symptômes cliniques, si ce n'étaient biologiques, le principe fondamental en médecine étant que "la clinique prime le laboratoire". Il était  le premier à être enseigné en médecine. Je l'avais rappelé au Dr. Masnou afin qu'il le mette en application  malgré la "normalité" (réelle ou prétendue ? la question est restée pendante) du test de Schilling.

Prétextant donc la normalité de ce test,  censé être spécifique de la maladie de Biermer, le Dr. Pascal Masnou m'avait décrit le cas de mon père non pas comme celui lié à la maladie de Biermer ou à une carence vitaminique B12, la cobalaminémie du malade étant à 220 µµ/ml (220 p/ml), mais celui d'un malade atteint d'une maladie d'Alzheimer probablement compliquée d'une encéphalopathie vasculaire  (ou l'inverse)  c'est-à-dire d'un type de démence qui à cette époque était habituellement dénommé une "DTA" (Démence de Type Alzheimer). Cette vague terminologie a depuis été légitimement abandonnée en grande partie au profit de celle de "syndrome NDB12PP"  (syndrome de  non dissociation de la vitamine B12 de ses protéines porteuses),  une entité nosologique beaucoup moins péjorative puisqu'elle permet aux malades de bénéficier d'un traitement simple et salvateur, celui de la maladie de Biermer,  alors qu'à la  DTA  ou à la LEMP étaient attaché le pronostic d' "une inéluctable plus grande dégradation".

Une dégradation qui  effectivement se produisait alors que les malades auraient pu bénéficier d'un traitement salvateur ! 

Si ce n'est à cause de la surprenante résurrection de mon père sous l'effet de ce traitement, le fait est que l'individualisation de cette entite a été reconnue et acceptée dans les années qui suivirent, donc après que j'ai mis en application le traitement de la maladie de Biermer  en ce qui concernait une soi-disant DTA. Biermer ou pas, j'étais avec ce traitement  parvenu à faire mentir le pronostic des Drs. Pascal Masnou et Jean-Yves Beinis  alors que mon père venait de  plonger dans le coma. Il se trouvait alors dans un état absolument épouvantable (décrit sur le site Web n° 108281777 html et à "une nuit vitaminée ). Le Dr. Beinis ne s'en émouvait nullement, prévenu qu'il avait été par les neurologues qui l'avaient fait transférer dans son Service que tel allait être l'évolution du malade qu'ils lui avaient adressé : une inéluctable dégradation.  Dixit la déclaration péremptoire du Dr. Jean-Yves-Beinis dans l'après midi du 22 août 1990,  alors qu'il venait de le recevoir dans son Unité de Soins Normalisés  de hôpital Charles-Foix.

Trois semaines plus tard, je dus intervenir in extremis. Mon intervention consista tout simplement à administrer réellement le traitement de la maladie de Biermer, c'est-à-dire un traitement vitaminique B12 drastique et prolongé, traitement que ses médecins n'avaient jusque-là fait que simuler pour me faire taire.

La resurrection de mort démontra l'inanité du concept de DTA au profit de celui de DNB12PP, une entité aussi publiée sous l'appellation syndrome de carence vitaminique B12 avec test de Schilling normal.

CONCLUSION : La normalité du test de Schilling  avait en 1990 fait rejeter le diagnostic de maladie de Biermer alors que celui-ci  s'imposait cliniquement
(voir Revue de Médecine Interne 2003;24 (4): 218-223. "Carence en vitamine B12 avec test de Schilling normal ou syndrome de non dissociation de la vitamine B12 de ses protéines porteuses chez le sujet âgé. Etude de 60 patients"). 

J'avais vainement essayé de faire valoir que son état n'était pas si désespéré qu'il avait été dit par les neurologues de Bicêtre en demandant que le malade soit traité comme si son cas relevait de la  maladie de Biermer malgré la normalié du test de Schilling.

La resurrection du malade via le traitement de la maladie de Biermer ne fit curieusement pas du tout plaisir aux neurologues de Bicêtre.
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