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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 17:24

RESUME : Avant la diffusion de sa découverte, le syndrome NDB12PP a été responsable d’un nombre incalculable, mais très élevé et de faux diagnostics de maladie d’Alzheimer. Sa découverte en 1990 aurait dû être plus rapidement diffusée pour que soit mis fin à une ancienne et très préjudiciable confusion.

Alors qu'il s'agit d'une avancée médicale majeure puisque sa mise en évidence en 1990 permet de sauver quantité de malades et assez souvent la restitution ad integrum des capacités intellectuelles de malades autrefois voués à une "inéluctable plus grande détérioration", ainsi qu'il avait été décidé qu'il en serait du malade à partir duquel le syndrome a été mis en évidence, cette découverte a été très peu médiatisée.   

Circonstances de découverte : a la suite d’un attaque panique, un malade avait été admis aux Urgences de Bicêtre. Il avait 79 ans. Son fils, médecin psychiatre, revenait de Bretagne. C’était en 1990, un mercredi 31 juillet. Apprenant la nouvelle à son arrivée à Corbeil, il s'était aussitôt rendu aux Urgences de ce CHU. 

Ainsi le fils a-t-il pu  assister à l’examen neurologique de son père pratiqué par les urgentistes. Ceux-ci constataient une incoordination motrice, une hypermétrie, des troubles de l’équilibre, une spasticité générale, un syndrome tétra-pyramidal, c’est-à-dire un ensemble de troubles neurologiques correspondant à ce qui s’appelle un tableau de sclérose combinée. Lisant l’hémogramme, ils évoquèrent aussitôt un syndrome neuro-anémique, c’est-à-dire en fait une probable maladie de Biermer. Ils demandèrent en conséquence son transfert en neurologie.   

Le fils était rassuré. Il ne s’agissait pas, comme il avait pu le redouter, d’un accident vasculaire, mais d’une maladie certes grave, mais accessible à un traitement bien codifié, aussi simple qu’efficace, en l’occurrence un traitement vitaminique B12 intensif. Il pensait que son père était enfin entre bonnes mains, ce qui jusqu'alors n'avait pas toujours été toujours le cas.  

La suite fut beaucoup moins heureuse que ce à quoi il s’attendait. Elle ne tarda pas à devenir de plus en plus kafkaïenne, et ce jusqu'au jour d'aujourd'hui.

Avec la mesure de la cobalaminiémie, le test de Schilling servait à l'époque - en 2003 sa commercialisation a été  abandonnée - à confirmer le diagnostic de maladie de Biermer et à distinguer cette maladie, mortelle si elle est laissée sans traitement, des autres syndromes neuro-psychiatriques débilitants.

La maladie de Biermer était alors considérée comme pourvoyeuse à 80 % des cas de déficit en vitaminique B12. Les 20 % restant étaient mis sur le compte d’autres causes de carences cobalaminiques, cancers digestifs, résections intestinales, parasitose intestinale (bothriocépnalose), infections intestinales, interférences médicamenteuses, régimes végétaliens non supplémentés en vitamine B12, etc. ... mais ignoraient l’existence d'une cause bien plus fréquente mais pareillement responsable de syndromes neuro-psychiatriques et potentiellement mortelle, confondue qu'elle était alors avec d'autres causes de démences, notamment avec les "démences de type Alzheimer", catégorie fourre-tout dans laquelle son père avait été à tort "rangé" sitôt après que les données chiffrées du test de Schilling et de la cobalaminémie ont été déclarées normales, invalidant par-là le diagnostic qui avait motivé son admission en neurologie.    

Le test de Schilling avait été déclaré "normal" cependant que son fils trouvait qu'il ne l'était pas. il avait observé qu'il avait eu sur deux ou trois jours un net effet thérapeutique. C'était donc à l'évidence sur cet effet qu'il fallait baser le traitement de son père, disait-il, et non sur l'exclusion du diagnostic de maladie de Biermer. "La clinique prime le laboratoire" était un principe qu'il avait appris du Pr. Henri Péguignot dès sa première année de médecine.  Il fallait, disait-il, en tirer la leçon. Il avait beaucoup insisté sur ce point, demandant que le traitement vitaminique B12 normalement dévolu à la maladie de Biermer soit normalement institué . Dans les Revues savantes, la valeur de la cobalaminémie était depuis longtemps déjà sérieusement mise en question (Cf. entre autres Kolhouse et al. New Engl. J. Med. 299, 15, 787 - 792. "Cobalamin analogues are present in human plasma and can mask cobalamin defiency because current radioisotope dilution assays are not specifique for true cobalamin").

Ses remarques furent très mal reçues. Elles furent vécues comme une offense faite à la compétence des neurologues :  il s'était permis de faire remarquer que le test de Schilling ne pouvait en aucun cas être considéré comme "normal". Il était significativement "positif" dès lors qu'il avait montré un effet thérapeutique cliniquement évident sur deux ou trois jours, une efficacité qui ne pouvait être dû qu'au fait que ce test nécessite pour sa passaion l'administration d'une dose importante de vitamine B12. Cette amélioration réfutait l'argument avancé qu'un gliome n'était pas à exclure puisqu'en pareil cas ses troubles auraient été majorés par la passation du test. Peine perdue. On y répondit par un déni.

Ce déni qui portait et sur la nature de la maladie qui affectait son père, et sur le fait qu'il n'était pas neurologue, mais psychiatre et "psychanalyste" - ce qu'il n'avait jamais prétendu être -, donc a priori "déjanté". Il avait aussi eu le toupet de demander que l'on profite de ce que le Service psychiatrique du Pr. Féline jouxtait le Service de neurologie pour que son père y fasse l'objet d'un examen psychiatrique approfondi.

Son père s'était en effet mis à penser qu'il n'était véritablement son fils, mais un imposteur qui en voulait à sa vie. Son délire extravagant fut qualifié d' absurde dans le compte-rendu d'hospitalisation du malade (Cf. celui-ci site 69970222 html. Il y est écrit au chapitre "Examen cardiovasculaire" << ... le reste de l'examen clinique est sans particularité en dehors une tendance dépressive de l'humeur, une critique insuffisante des histoires absurdes chez cet ancien opticien et des capacités d'abstraction qui semblent altérées. Le mini mental est évalué à 25/30 >>).

Il n'était donc pas "absurde" de la part du fils du malade de demander que son père soit examiné en psychiatrie. Cf. à ce sujet L' Encéphale, décembre 2003 : "Délire de Capgras chez une patiente de 64 ans atteinte d'une maladie de Biermer" (C. Durand; S. Mary; P. Brazo; S. Dollfus). 

 

Contre toute attente, le malade s'est rétabli intellectuellement, récupérant 30/30 au "min mental" (le MMSE, ou test de Folstein) après que son fils, en désespoir de cause, a dû se désoudre à administrer lui-même le traitement de la maladie de Biermer (Cf. site-web "Une nuit vitaminée" n° 699722425 html et le CR d'hospitalisation site 69970222 html).

Récupérant ses facultés intellectuelles, le patient s'était trouvé en mesure de porter plainte contre X. Sa plainte était dirigée non pas contre les neurologues de Bicêtre, mais l'Ordre des médecins était intervenu, via les Conseillers ordinaux Jean Pouillard et Patrice Bodenan, pour le leur faire croire, mais à l'encontre des médecins de la Clinique Elmelik. Ceux-ci avaient en effet lourdement abusé et escroqué leur patient précédemment à son hospitalisation à Bicêtre. L'Ordre des médecins avait cherché et bien sûr réussi à faire cause commune avec les neurologues de Bicêtre parce qu'un même intérêt les y poussait : à tout prix empêcher que la justice mette son nez dans les "malfaçons" et le fonctionnement des médecins de la Clinique ElmeliK.

La panique que suscita le rétablissement de leur patient ne fut pas sans placer les neurologues du Service du Pr. Gérard Saïd dans la nécessité de revoir sérieusement le problème du diagnostic et du traitement des démences dues aux  carences cobalaminiques B12 . On ne voulait cependant pas, à cause de la mauvaise image et du préjudice financier que cela aurait représenté pour cet l'hôpital et son Service de neurologie, reconnaître les faits, notamment que c'était à cause d'un psychiatre qu'il fallait revoir les conceptions jusqu'alors prégnantes relatives au diagnostic et au traitement des carences cobalaminiques.

 La normalité de la cobalaminémie et du test de Schilling avait en 1990 fait rejeter par les neurologues de l’hôpital Bicêtre le diagnostic maladie de Biermer malgré l’évidence clinique qu’il s’était agi sinon de cette maladie, qui se définissait alors par son statut vis-à-vis du test de Schilling, mais d'une carence vitaminique B12 depuis lors définie par l'efficacité "drastique" du traitement vitmanique B12 habituellement dévolu à la, maladie de Biermer. 

La maladie de Biermer ne reprséntait plus 80% des causes de carence; mais seulement 30%.

 L'entité nosologique depuis définie comme un "syndrome de carences vitaminique B12 avec test de Schilling normal'' et individualisée à cette occasion représente en réalité 60% des cas de carence B12.

La panique qui s’était emparée des neurologues de Bicêtre, et par là l'inavouable retentissement qu'a eu au sein de l'Assistance Publique le rétablissement inattendu de mon père à partir du moment où le traitement de la maladie de Biermer lui fut par moi-même appliqué en dépit l‘opposition alors aussi déraisonnable que forcenée des neurologues a fait que l'entité clinique ainsi révélée a fini par être reconnue, mais d'une façon détournée.

 

Depuis que le test de Schilling a été abanadonné, l'entité nosologique ne peut plus s'appeler "syndrome de carences vitaminique B12 avec test de Schilling normal'', c'est pourquoi il s'appelle désormais syndrome "DNB12PP" (Syndrome de non dissociation de la vitamine B12 de ses protéines porteuses). Voir sur ’’Une nuit vitaminée’’ au site-web n° 699722425 html et ‘’Conflit d‘intérêt et syndrome NDB12PP’’ )

 

Le surprenant rétablissement du malade sous l'effet du traitement normalement dévolu à la maladie de Biermer démontra l'inanité du concept de DTA (Démence de type Alzheimer) qui avait été appliqué au malade. Le refus obstiné de lui appliquer ce traitement témoigne de ce qu'il pourait s'être agi :

 

1° soit d'une entité nosologique par la suite connue sous l'appellation syndrome de carence vitaminique B12 avec test de Schilling négatif, et depuis que la commercialisation du test de Schlling a été arrêtée, sous celle de syndrome DNB12PP (Cf. Revue de Médecine Interne 2003; p. 218-223. "Carence en vitamine B12 avec test de Schilling normal ou syndrome de non dissociation de la vitamine B12 de ses protéines porteuses chez le sujet âgé. Étude de 60 patients")

   

2° soit d'une reconnaissance non assumée du diagnostic de la maladie de Biermer dont on avait voulu taire le diagnostic pour X raisons : un conflit d'intérêt majeur existait du fait que le malade avait été transfusé à l'hôpital Saint-Louis en avril 1984 lors de la mise en place d'une prothèse de hanche, ce qui renvoie à la troisième hypothèse, c'est-à-dire au le désir de préserver une Clinique utile à l'AP - HP, ainsi que le suggère ce que m'en avait dit l'inspecteur principal du Commissariat de l'Haÿ-les-Roses le Commandant Christian Raeckelboom en janvier 1991 (voir Internet article n° 108281777 html); ce que tend à confirmer et la soi-disant perte du dossier du malade remplacé par un compte-rendu d'hospitalisation dans lequel n'est nulle part mentionné le vrai motif de son hospitalisation en neurologie, à savoir le diagnostic de sclérose combinée et de syndrome neuro-anémique  formulé aux Urgences de l'hôpital Bicêtre; et ce qui s'est par la suite passé en 1996-97 au CHU de Mantes la Jolie sous l'égide du signataire de ce compte-rendu savamment bidonné après qu'il a ordonné de n'adminstrer qu'un faux traitement vitaminique B12 à mon père. Un grand nombre de malades - une trentaine selon les premiers aveux de l'exécutante  (l'infirmière Christine Malèvre) - y ont subi une pseudo "euthanasie", en fait des assassinats. Le Dr. Laurence Kouyoumdjian y avait courageusement mis fin en les dénonçant, sans pour autant en être félicitée. Elle fut bien au contraire invitée à s'en aller  cependant que son Chef de Service, qui s'était tu, a conservé son poste.

 

3° soit, moins probablement à cause de son extrême rareté et des guérisons encore plus rares qui s'y produisent, d'une  LEMP (Leuco-encéphalopathie multifocale progressive). La LEMP nosocomiale est une entité nosologique de pronostic effroyable, mais depuis que mon père s'est sorti du coma grâce au traitement de la maladie de Biermer, cette entité a, à tort ou à raison, un temps eu la réputation de répondre favorablement au traitement vitaminique B12. Les cas sont si rares que cette question est sujette à caution (Cf. Revue Neurologique 2006; Atteintes du système nerveux central et infections par le virus VIH -1 (Antoine Moulignier, Service de Neurologie, Fondation Adolphe Rothschild, 75019, Paris)

 

   Ce texte est à améliorer et à compléter ......................... Une intéressante  et très claire mise au point au sujet desNDB12PP a été mise en ligne par l'association médicale   FUMED  le 16 novembre 2013. Je n'en avais  pas encore connaissance lorsque j'ai rédigé l'article ci-dessus.  

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