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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 16:55

Je suis médecin. Cela n'avait pas empêché les neurologues d'un grand CHU, chez qui mon père avait été admis en urgence en août 1990, de ne pas tenir compte de mon avis lorsque je leur avais dis qu'il fallait s'en tenir à l'adage que "la clinique prime le laboratoire", qu'il ne fallait par conséquent pas tenir compte de ce que le test de Schilling était normal  (il était à 35 %).

 

La cobalaminémie  aussi était normale (quoique dans les limites inférieures de la normalité).


Il n'était pas difficile d'affirmer qu'il s'agissait, comme je l'avais fait,  d'un "syndrome biermerien" (mon père  présentait à son admission  un tableau de sclérose combinée et avaitdepuis quelques mois développé un délire de type délire de Capgras, ce qui n'avait pas facilité les choses, puisque son surprenant délire faisait qu'il ne voulait pas me reconaître comme véritable son fils, mais comme un méchant complice du chirurgien  qui lui cachait qu'il souffrait d'un cancer osseux. Il croyait que ce cancer,  imaginé à partir du commentaire du radiologue, pour lui énigmatique de "protrusion acétabulaire"  (rime avec pathibulaire)  s'était  développé à partir de la prothèse que le chirurgien avait mis en place six ans plus tôt. Il avait alors demandé à son fils de lui chercher un chirurgien qui accepterait de l'opérer sous rachi-anesthésie. 

 

 

Ses troubles neurologiques (troubles de l'équilibre)  avaient occasionné quelques chutes, qui avaient légèrement descellé la prothèse. Elle l'avait ainsi rendue douloureuse, d'où, avec la perte de son sens critique due à sa maladie neurologique, sa croyance au cancer et à une entente entre moi et son chirurgien pour lui cacher la vérité. 

 

Son délire avait ainsi pris une allure démentielle. Son déficit mental était lié à une carence vitaminique B12  sévère, et ses douleurs  majorés par celle-ci. Il était donc impératif et urgent de lui appliquer le traitement normalement dévolu à la maladie de Biermer.

 

Non seulement je ne fus pas écouté, mais raillé et quasiment pris moi-même pour un délirant "paranoïd" (sic).

 

Ainsi, au lieu que mon père reçoive normalement et urgemment le traitement de la maladie de Biemer, les neurologues ne firent que  semblant de le lui administrer ... jusqu'à ce qu'infirmière Surveillante, devant l'état du malade devenu dramatique, s'avise que j'avais sans doute raison contre son Chef de Service,  et me le fasse astucieusement - c'est-à-dire discrètement - savoir par une de ses élèves, si bien que j'ai pu intervenir in extremis alors que mon père était entré dans le coma pour introduire le traitement de la maladie de Biermer. Le résultat de mon intervention fut spectaculaire  et extraordinaire :  mon père regagna en quelques semaines le contrôle de ses sphincters et un MMSE  à 30/30, contre 22/30 le 20 août 1990, ainsi que pourrait en attester le Professeur François Piette, qui s'est, avec le Dr. Michel Serdaru dans les années qui suivirent occupé de parfaire son traitement. Je ne jurerais pas que sa surprenante et très inattendue résurrection ne soit pas pour quelque chose dans la redécouverte en 1995 du "syndrome de carence vitaminique B12 avec test de Schilling normal", depuis 2003 appelé syndrome NDB12PP . Voir sur le Web sites 108281777 html et les deux derniers articles de mon site-blog  ("blog de leon - pirre cretien").

 

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