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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 15:28

Cher Confrère,

Laure Adler a invité à "Hors champ" notre consoeur Loriane Brunesseaux y parler d'utopsy et de son engagement anti totalitaire (sur France-Culture, l'émission a été diffusée le 26 avril dernier).

 

J'ai ainsi pu, sur son blog (utopsy.over-blog.fr) prendre connaissance de l'excellent texte que notre Confrère Jacques Hochmann a consacré à l'état actuel des traitements de l'autisme infantile. Il est bien plus nuancé que ceux que la presse généraliste (Le Nouvel Observateur, Sciences et avenir, etc ... ) délivre sur le sujet, qui mettent à mal, en les caricaturant, les psychiatres qui n'excluent pas complétement les approches psychanalytiques - approches dont je suis, d'expérience, à même de savoir et les possibles dangers, et le bien fondé.

 

J’ai sur ce blog aussi pris connaissance de votre participation à la dénonciation relative aux dispositions, prétendument sécuritaires, édictées par N. Sarkosy en décembre 2008. Elles sont effroyablement contraires à la sécurité, non seulement des plus vulnérables, mais de tout un chacun. Rétrogrades et totalitaires, elles sont en réalité plus en affinité avec l' idéologie hitlerienne qu'avec l'humanisme ou la France des lumières.

 

Dans la mesure où, en tant que médecin, j'avais réussi à contrecarrer le traitement mortel - plus exactement l'absence mortelle de traitement - que les médecins d'un Service de neurologie de l'A.P. avaient commis, soi-disant par "erreur", à l'encontre de mon père, plus qu'un autre, j'ai été et je reste passible d'en faire les frais.

 

Les neurologues qui prirent mon père en charge, savaient pertinnement qu'il souffrait d'un syndrome neuro-anémique. Le diagnostic avait, devant moi, été tout de suite été fait lors de l'admission du malade aux urgences. La lecture de son hémogramme et le tableau de sclérose combinée présenté étaient suffisamment éloquants . Mon père souffrait ainsi d'un syndrome tout à fait caractéristique et parfaitement curable, mais compliqué d'un délire ressemblant fort à un délire de Capgras, ainsi qu'il arrive dans ces états (à l'époque, je le savais d'autant moins que quasiment aucun cas n'avais été publié. La Revue "L'Encéhale"  a  depuis publié un cas en 2003, relatif à une malade de 64 ans souffrant de le maladie de Biermer, donc d'un syndreomme neuro-anémique, délire qui s'est estompé avec le traitement de cette maladie  (Cf. C. Durand; S. Mary;  P. Brazo; S. Dollfus, l'Encéphale Vol 29, N° 6, pp 560 - 565, décembre 2003), article repris par la presse médicale américaine et dont le résumé est consultable sur Internet).

 

Pour des raisons alors pour moi aussi surprenantes qu'incompréhensibles, les neurologues qui le prirent en charge après son passage aux urgences essayèrent de me faire croire qu'il souffrait en fait d'une DTA compliquée d'un AVC au dessus de tout espoir de guérison (après qu'ils ont falsifié le test de Schilling, falsification dont j'ai fini par avoir la preuve ! ). Pour savoir plus précisément le pourquoi et le comment de ces mortelles falsifications, cf. sur Google n° 73331815 html, blog de leon "génocides.over-blog.com". Il s'agit de mon propre blog. Il rend aussi compte  du pourquoi (occulté parce qu'inavouable) des assassinats de malades commis sous l'égide  du même médecin au CHU de Mantes-la-Jolie.

 

La pseudo euthanasie dont mon père avait failli être victime ne m'avait pas été immédiatement compréhensible. Les responsables (avec en amont l'Assistance publique et le C.N.T.S. ) étaient a priori insoupçonnables. Ils avaient tout intérêt à le rester aux yeux de la justice. Mon père avait, grâce au Doyen des juges d'instruction Serge Portelli, malgré les menaces de l'Ordre et des médecins responsables, réussi à se porter partie civile. C'est pourquoi leur fut confié, en1995, la création à Bicêtre de "L'Espace éthique de l' Assistance publique", au lieu même de leur forfaiture, "Espace" bientôt déplacé à Saint-Louis, en prévision de celles qui allaient suivre au CHU de Mantes-la-Jolie, sous l'égide du même médecin, qui jamais ne sera inquiété. Christine Malèvre n'a pas voulu ou osé dire pourquoi elle avait pris sur elle, contraéirement au Dr. Laurence Kouyoumdjian, de ne pas dénoncer les faits. Lors de son procès, les magistrats, à l'écoute du pouvoir, se sont bien gardé de le questionner sur les précédents forfaits, commis à Bicêtre sous l'égide de ses anciens maîtres. Ainsi va la justice, en France plus soucieuse de vérité d'Etat que de justice véritable. 

 

J'espère que François Hollande, conformément à ses promesses, saura changer cet état de chose.  Les dispositions de N.Sarkosy  relatives à l'enfermement des malades dits ou réputés dangereux attentatoire à la sécurité des personnes.

 

Parmi les noms des médecins signataires des pétitions opposées aux dispositions figure aussi celui de C. Bonnet. J'ignore s'il s'agit du Docteur Catherine Bonnet, ex membre de MSF et de l' AFPE, auteure, entre autres, de "L'enfance muselée", livre courageusement préfacé par le Pr. Jean-Yves Hayer paru en 2007 à Toulouse aux éditions Moll.

 

En septembre 1996, instruit par l'expérience, j'avais contacté Catherine Bonnet pour lui dire de ne rien faire des conseils de l'Ordre des médecins, prodigués l

année précédente au Colloque organisé par le Collectif Féministe Contre le Viol. Le Pr. Breton, conseiller ordinal, y était intervenu pour dire qu'il fallait d’abord signaler à l'Ordre des médecins les attentats sexuels (commis au sein de la profession). Prévenir lOrdre était en fait le plus sûr moyen de voir celui-ci s'immiscer dans la justice pour faire lui obstacle par toutes les manœuvres - et les relations - dont il est capable. Le prétexte est alors qu'il faut avant tout sauvegarder l'image de la médecine (cf. l'affaire déjà signalée sur le site 73331815 html). Ces maltraitances mortelles ont été dénoncées en 2008 dans un livre collectif introduit par le Pr. Jacques Soubeyrand "On tue les vieux" aux éditions Fayard).

 

Les pétitionnaires d'Utopsy se réclament de l'apport désaliénant de Jacques Lacan. Je suis de ce fait surpris de voir que Catherine Bonnet a pu, en 2008, signer sans réserve une pétition qui s'en réclame, étant donné ce qu'elle m'en avait dit en 1996. Catherine Bonnet avait à cette époque tendance à voir partout des pervers pédophiles. Se méprenant sur le sens de mes avertissements, C.B. s était imaginée que j'avais voulu lempêcher de faire des signalements à l'Ordre !

 

S étant après coup rendu compte, à ses dépens, de la légitimité de mes avertissements (après qu'elle a fait lexpérience des manipulations dont l’Ordre est capable au bénéfice des prédateurs sexuels) Catherine Bonnet, m'a en 1999 demandé pardon du tort quelle mavait fait. Mais l'Ordre avait atteint son but, qui était d'atteindre notre Conseil à travers des persécutions à son encontre (il faudrait que j'explique comment l'Ordre a pu savoir la relation professionnelle qui lesd unissait). Pour ne pas subir elle-meme le traitement que l'Ordre des médecins avait réservé à Catherine Bonnet, notre avocate, qui travaillait avec Catherine Bonnet à la Fondation Danan, avait préféré trahir la cause légitime qu'elle avait à défendre. Bernard Glorion, dans ses fonctions, était à cette époque nécessairement au courant des exactions commises à l'encontre de mon père, et par conséquent très conscients de l'enjeu.

 

Peut-être connaissez-vous le psychiatre Francis Hofstein, qui habite et a longtemps exercé la psychiatrie en tant que psychanalyste tout près de chez vous, au 5, rue des Drs René et Henri Rousselles.

 

En février 1988, celui-ci ne savait pas assez les dessous, très pervers, de l'Ordre des médecins, depuis toujours au service de l'establishment.

Peut-être avez-vous assisté aux entretiens de Bichat en 1983, Bernard This s'y était vigoureusement manifesté pour défendre l'approche psychanalytique des psychoses cependant que le Pr. Henry Baruk, surgissant des coulisses, y avait proféré, impromptu, une violente diatribe pour accuser les psychanalystes de méconnaître l'origine endotoxique, biliaire, de la schizophrénie catatonique. Il n'eut que le temps de parler du cas d'une malade guérie par la vésiculectomie. Sa bile était paraît-il catatonigène, et le fait aurait, selon Henri Baruk, été vérifié expérimentalement (mais aux dires d'un de ses Confrères, qui a les mêmes initiales que Freud, il aurait en fait falsifié les choses). De son côté, le Pr. Daniel Gynestet y avait cette année là fait état de ce que 25 % des malades réputés schizophrènes finissaient par se suicider, souvent au soulagement de leurs parents, avait-il ajouté ! Certes, la psychanlyses peut avoir des effets pervers : quelques années auparavant, en 1974, Bernard Defer avait à, l’HP Paul Guiraud, dans le cadre de son enseignement, fait état du cas qu’il avait eu à expertiser. Il s’agissait d’un père d'une trentaine d’années qui, pour dégoûter définitivement de l’homosexualité son fils de quatre ans, se réclamait de la théorie psychanalytique pour le sodomiser !

L’année suivante, j’avais eu a examiner un grand-père, un entrant de 73 ans hospitalisé pour dépression. Je m'étais vite rendu compte de ce qu’en fait de dépression, il était surtout inquiet. Sa petite fille, adolescente, venait d’être hospitalisée en psychiatrie à Paris pour « suspicion de schizophrénie ». Il craignait qu’elle ne vienne à parler des relations sexuelles qu’il avait entretenu avec elle : de simple attouchements, avait-il tenu à préciser, mais la dernière fois, « c’était parti malgré lui, mais sans qu’il y ait eu pénétration ». Je pensai qu’il fallait prévenir les confrères qui avaient à s‘occuper du cas de cette adolescente. Je le proposai le lendemain au staff. La réaction de la Chef de Service fut étonnante. Elle se leva, saisie d’angoisse, et s’exclama qu’il ne s’était agi que de fantasmes, que l’entrant n’avait fait que rêver, se dépêcha de passer au cas suivant. Comme j’insistai qu’il s’agissait bien plus certainement de la réalité, elle me fit à nouveau signe qu'il n'en fallait pas parler, qu'il s'agissait de "fantasmes". L’analyste référant resta muet quand j’ai essayé de capter son avis. Il quitta l’année suivante et le Service et la psychanalyse pour se tourner vers l’hypnose.

En 1945, le Dr. B. occupait  au deuxième étage un appartement parisien du quatorzième arrondissement. Le Dr.B. tenait là son cabinet. Il avait alors réussi à convaincre mes parents que je vienne chez lui profiter des rampes à UV qu’il venait d’y faire installer.  Son cabinet était situé à moins de 20 mètres de chez mes parents.

J’avais traversé la guerre sans problème, souvent confié les étés à une famille de jeunes paysans. Ceux-ci s’étaient une première fois très bien occupé de moiaprès ma naissance lorsque mes parents habitaient encore Laval. A Paris le Dr. B., s’était aperçu que mon père avait la hantise du rachitisme. J'en ai découvert la cause que très récemment, à la suite du témoignage inattendu d'un tiers. Cette hantise, si elle n'était pas totalement infondée, n'en était pas moins quelque peu fantaisiste, activée par ses lectures médicales. Le gros traité de cancérologie du Dr. Joseph Leriche, paru aux éditions Maloine en septembre 1948, ne pouvait pas encore l'avoir intoxiqué, mais peut-être d'autres livres de cet auteur ?

Quoi qu'il en ait été, ma mère avait maintes fois eu l’occasion de s'en rendre compte que le Dr. B. était plus un commerçant qu‘un honnête médecin. Elle aurait dû se méfier de sa proposition. Il m’est maintenant pas difficile de comprendre pourquoi elle et mon père s’étaient laissé si facilement "embobiner" par ce ce charlatan. Je me souviens très bien de lui. Après les fêtes de Noël, alors que je n’avais que quatre ans, il avait été appelé parce que j’avais mal au ventre (pour avoir ingurgité une trop grande quantité de chocolats). Le Dr. B. m’avait allongé  sur la table de séjour en guise de table d'éxamen, puis il m’avait violemment enfoncé, en les joignant, ses deux pouces dans la fosse iliaque droite, en y mettant presque tout son poids, pour décréter sentencieusement et après que j’ai hurlé de douleur, que j’avais l’appendicite Hospitalisé aux Enfants-Malades, mes parents m'en ont soustraient au bout de quatre jours, m'évitant ainsi l'opération, prouvant ainsi qu'ils n'étaient pas totalement dépourvus de bon sens)

Ils cédèrent malgré tout deux ans plus tard à la proposition  du Dr. B. Les séances d’UV étaient tout à fait superflues eu égard à la quantité l’huile de foie de morue que ma mère me faisait ingurgiter, et aux étés que je passais régulièrement au soleil de la ferme à Laval. De plus, ces séances étaient potentiellement carcinogènes, pour autant que l’installation du Dr. n’ait pas été factice.

 

Les premières séances s’étaient déroulées sans problème. J’avais six ans. J’avais trouvé plutôt agréable de me rendre régulièrement à ces séances. Ma mère n’avait même pas besoin de m’y accompagner. Je m'étais rendu compte que l’installation semblait avoir été conçue pour traiter trois ou quatre enfants à la fois cependant que je m’y retrouvais toujours seul. Cela m'avait un peu étonné. Après m’avoir déshabillé, on me faisait grimper sur un grand lit carré recouvert d’un drap blanc. Le lit était surplombé de plusieurs rampes rectangulaires contenant des tubes ressemblant à des tubes fluos. La tête du lit était, d’après mon souvenir, placé au nord, contre le mur d’une pièce centrale. On y accédait en tournant à droite après avoir franchi le couloir qui faisait face à la porte d‘entrée. Dépourvue de fenêtres, la pièce donnait sur une autre pièce, qui voyait le jour, celle-ci donnant sur la cour qui séparait l‘immeuble du médecin de celui de mes parents. Une fois déshabillé et alité, un bandeau de feutre noir était mis en place pour me couvrir les yeux. Je ne me rappelle pas combien de temps duraient les séances. Sans doute une vingtaine de minutes. Après un certains nombre de ces séances, il y fut soudainement mis fin. Je m’étais mis à faire d’affreux cauchemars, où je me débattais contre des personnes qui me maintenaient immobile enroulé dans une couverture cependant qu'elles me malmenaient. J’étais tout aussi soudainement devenu phobique. Je ne voulais plus passer devant la boutique qui faisait l’angle de la rue B., rue sur laquelle donnait le cabinet du Dr. B. Je ne voulais plus dormir seul et sans que la lumière reste allumée toute la nuit. J’essayais de rester éveillé le plus longtemps possible avant de sombrer dans le sommeil. Le Dr. B. expliqua à mes parents que c’était là l'effet des rayons UV, et ils le crurent.

 

J’étais après ces séances changé au point que mon père ne me reconnaissait plus. J’étais soudaimnement devenu insupportable. Mon père ne trouva pas mieux pour me calmer mes affres que de me flanquer de violentes corrections, au point que ma mère devait s’interposer pour empêcher que j’en succombe, selon ce qu’elle m’en a dit bien plus tard - en 1986 - lorsque je l’ai prié de m’expliquer véritablement pourquoi j’avais été envoyé en Suède dans une famille d’accueil en 1947. « Ton père ne pouvait plus te supporter, il aurait fini par te tuer », m‘a-t-elle alors confié. Elle m’avait jusqu’alors fait croire que c’était à cause des restrictions alimentaires de l‘après guerre que j'avais été envoyé en Suède. Ma mère avait en fait opportunément saisie une possibilité, offerte par la Croix Rouge, de me faire partir, ce qui effectivement avait été pour moi salvateur. En Suède, je fus très bien accueilli, et mes troubles s’estompèrent, qui furent mis sur le compte de la guerre et des bombardements.

Entreprenant une seconde psychanalyse, j'ai interrogé ma mère, qui m'a révélé des petits secrets, qui en cachaient bien d'autres, qui expliquent, en partie, les incompréhensibles fureurs anticléricales de mon père : enfant, il avait été enfant de choeur.

 

Conclusion : la psychanalyse ne peut à elle seule lever les secrets qui vous concernent et vous gouvernent à votre insu. Ces secrets vous empoisonnent la vie, mais il faut beaucoup interroger l'entourage pour les découvrir,  leur  découverte  n' étant  pas sans danger, de même que de découvrir ce que cachait la pseudo "erreur" de traitement dont mon père faillit succomber. Il faudrait tout un livre pour faire comprendre l'enchaîment et l'interdépendance des causes, qui remontent aux points cruciaux générationnels (transgressifs des interdits fondamentaux).

 

 

 

 

 

 

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