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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 16:32

Pour les psychanalystes, pour l'inconscient et ses avatars, une réalité fantasmée et une  vraie réalité ont même valeur. de fait, que l'histoire biblique des fils d'Abraham ait été fantasmée ou qu'elle repose sur des faits véridiques, se pose la question de savoir si le conflit Israelo-palestinien n'était pas en germe dans une histoire de GPA (la conception d'Ismaël peut être perçue comme une GPA par rapport à celle d'Isaac), et un des problèmes actuellement  des plus difficiles à résoudre est la revendication de la terre d'Israël, alors qu'il commence (ou finit par faire problème ) à cause d'une histoire de GPA plus ou moins mythologique.

 

Le généticien Axel Kahn a émis un avis défavorable envers "la grossesse pour autrui" (GPA) cependant que l'historienne de la psychanalyse Elisabeth Roudinesco  (l'auteur, de "Généalogies" ), Serge Portelli (magistrat) et le pédo-psychiatre Pierre Lévy Soussan, y sont favorables.

   

Il en va en fait des GPA comme du don de sang : il n'y pas de marchandisation du corps dès lors que le don est gratuit et que de nombreuses femmes sont prêtes à un tel don.

 

On le sais en effet d'expérience : mieux vaut pour un enfant avoir été attendu et désiré que le contraire : à Marie Albertini,  psychiatre psychanalyste réputée "lacanienne", avec laquelle j'étais "entré en analyse" en octobre 1983, j'avais posé la question de savoir ce qu'elle savait du devenir des enfants nés malgré une tentative d'avortement.

 

Cette analyste avait dans les quatre entretiens préliminaires accepté que l'analyse puisse se dérouler en face à face.  Mal m'avait pris de lui poser par la suite la question du devenir de ces enfants en cours d'analyse. Ce qui s'est alors passé contredit la règle selon laquelle l'analysand se doit de parler sans se censurer.  Sa réaction aurait sûrement eu lieu si j'avais posé la question au cours des séances préliminaires : Marie Albertini se mit à trembler comme une feuille et à fuir mon regard comme si j'avais été le diable ... 

 

Lors des entretiens préliminaires, elle avait eu la bonne idée de s'être interrogée et de m'avoir questionné sur le fait que mes parents m'avaient fait  partir en Suède en 1946. Je lui avais répété ce qu'ils m'en avaient dit, tenant leur explication pour  véridique : à savoir que les restrictions alimentaires de l'après guerre avaient été le motif de mon départ. Quoi qu'il en soit, ils avaient bien fait de me faire partir. Je m'étais tout de suite senti accepté par ma famille d'accueil et m'étais senti libéré d'une oppression dont je ne savais pas véritablement l'origine. J'avais l'impression d'avoir été sorti d'un placard où j'aurais été tenu enfermé, qu'une porte s'était ouverte d'un cachot où j'attendais la mort.

 

En octobre 1983 j'avais éprouvé le besoin de savoir pourquoi mon père, alors qu'il était âgé de 74 ans, m'avait si violemment prsi à partie parce qu'il souffrait d'une coxarthrose et que le rhumatologue qu'il avait coutume de consulter  à La Haÿ-les-Roses (le Dr. Funk) lui refusait la mise en place d'une prothèse. Mon père m'avait agressé  comme si j'avais été responsable de l'avis du Dr. Funk.  De fait, il n'y avait aucune raison qu'une prothèse de hanche lui soit refusée : et le cotyle et la tête fémorale de sa hanche gauche étaient fortement erodés et mon père il présentait un importante amyotrophie du quadriceps du côté gauche. La  mise en place d'une prothèse était par conséquent tout à fait légitime.

 

Je commis alors l'erreur de ne pas demander au Dr. Funk les raisons de son refus de faire opérer mon père. Il m'aurait peut-être averti de ce  que les transfusions de sang, généralement indispensables pour ce genre d'opération, étaient alors dangereuses à cause des nouveaux  modes de recueillement et de distribution de sang.  Mais je crois que ce n'était le véritable motif : j'ai adressé mon père à Saint-Antoine aux bons soins du Pr. Vitwoet.  

 

A la suite de la question que m'avait posé Marie Albertini, j'ai reposé à ma mère : pourquoi avais-je été envoyé en Suède en juillet 1946. Sa réponse fut bien différente de celle qui m'avait été dite autrefois : << Je t'ai fait partir parce qu'autrement ton père t'aurait tué. Il ne pouvait plus te supporter .  

 

- Et pourquoi s'étai-il mis à ne plus pouvoir me supporter ?

 

- Parce que tu t'étais brusquement mis a ne plus vouloir dormir seul dans ta chambre  >>

 

L 'appartement que mes parents occupaient à Paris au 24 de la rue du Commandeur depuis 1942 était un petit trois pièces - cuisine. Ma soeur, de 2 ans mon aînée, occupait une des deux chambres. Je devais quant à moi jusqu'alors, tout au moins jusqu'en 1945, me contenter de dormir dans la salle à manger, où un lit avait été installé, qui tenait lieu de sofa. Je n'avais apparemment aucune raison valable de soudainement ne plus vouloir y dormir.  

 

L'explication n'était pas à la portée du  psychanlyste lambda, c'est-à-dire des psychanalystes qui trouvent  explication à tout avec le faux  concept de "complexe d'Oedipe" tel que l'a définit (c'est-à-dire projeté et déliré) papa Freud à partir de sa propre équation, à laquelle il avait trouvé une vraie-fausse solution : Freud était né d'une GPA incestueuse

 

Decription de ce qui serait "le complexe d'Oedipe", d'après Freud, définition donnée à la fin de sa vie alors qu'il savait que c'était une invention projective, c'est-à-dire déter-minée par sa propre "équation familiale",  incestuelle autant qu'incestueuse.   

 

<< Quand le garçon - vers l'âge de deux ou trois ans - entre dans la phase phalique de son évolution libidinale , qu'il ressent des sensations voluptueuses fournies par son organe sexuel, quand il apprend à se les procurer lui-même à son gré par exitation manuelle, il devient alors amoureux de sa mère et souhaite la posséder physiquement de la maniière que ses observations d'ordre sexuel et son intuition lui ont permis de deviner. Il cherche à la séduire en exibant son penis dont la possession le remplit de fierté, en un mot sa virilité tôt éveillée (ndlr par qui ? sinon par un ou une tierce personne) l'incite à vouloir remplacer auprès d'elle son père qui jusqu'à ce moment avait éé un modèle à cause de son évidente force physique et de l'autorité dont il était investi; maintenant, l'enfant considère son père comme un rival >> (CQFD, ce qu'il fallait dissimuler)

 

 

A la question,  posée en fin d'émission,  par une des participantes à l'émission "Toute une histoire" de savoir pourquoi il aura fallu attendre 2013 pour que l'on ose enfin parler des de l'inceste et de ses conséquences sur la santé et le devenir des victimes il n'a pas été répondu. 

 

Il fauudra bien un jour se résoudre à aborder cette question : un psychanalyste répondant au nom de Roger Perron a affirmé dans le très volumineux dictionnaire de psychanalyse d'Alain de Mijolla (paru en 2002) que les incestes réels étaient extêmement rares, qu'il s'agissait en fait de fantasmes.    

 

D'une part ce n'est pas la première fois que le sujet est traité dans cette émission et à la télévision.  

 

D'autre part le théorie freudienne qu'il s'agit non de réalités mais de fantasmes a toujours cours en France, ainsi qu'en témoignent  en février 2006 les assertions du docteur (pardon du professeur) Samuel Lepastier, psychiatre et psychanalyste de La Salepétrière. 

 

Nombreuses sont les victimes qui ont été renvoyées pour toute explication  à un "complexe d'Oedipe" mal "liquidé" en s'adressant  à des "psy" et qui ont ressenti cette pseudo explication chalatanesque à prétention  scientifique  (avalisée en France comme un surviol , à tel point qu'elles (ou ils)  s'en sont suicidés (est-il possible de savoir le nombre de décès dont sont responsables ces charlatans, et pourquoi ils n'ont jamais été interdit d'exercer leur "science" ?      

 

à  SUIVRE

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