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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 13:52

A monsieur Nicolas Hulot, chargé par le  Président de la République de trouver une solution au problème des pollutions énergétiques, en réponse à son interview de ce 12 déc. 2012  au micro de France-Inter.  

 

Une technique que je pense inédite permettrait d'exploiter écologiquement l'énergie marémotrice.  Je l'ai appréhendée récemment. C'était dans la première semaine du mois de juin dernier alors que je me trouvais dans la baie de la Fresnaye. La marée était alors au plus bas. 

 

Depuis la construction du barrage de la Rance dans les années soixante, j'avais l'intuition d'un autre procédé pour exploiter l'énergie potentielle des marnages, mais n'avais alors pas  trouvé  de solution alternative.   

  

L'idée m'est finalement venue qu'il faudrait  savoir fabriquer en grandes séries - autant que possible en France - pour ses besoins propres comme pour l'exportation - des structures dites "à mémoire de forme".

  

Ces structures devront tout en étant très volumineuses pouvoir retrouver leur forme initiale après avoir été comprimées, à la manière des éponges, à la différence près que ces structures sont destinées à contenir un gaz (tout simplement de l'air).  Elles seront très certainement métalliques - mais pas obligatoirement.  Enfermées dans une enceinte étanche, leur résistance à la compression devra avoir été calculée de sorte à ce qu'elles puissent travailler en immersion en s'éffondrant  p.ex. sous un pression de six bars pour reprendre leur  forme initiale à 5 bars,  si c'est à ce niveau de profondeur que l'on choisira de les faire  "travailler".  Elles seront reliées par une conduite les mettant en contact de l'air athmosphérique. Ce qui fait qu'elles pourront "respirer", expulsant les gaz qu'elles contiennent lorsqu'elles seront, à marées hautes immergées par une soixantaine de mètres de profondeur, pour reprendre leur forme initiale  à marées basses,  à une cinquantaine  de mètres sous les eaux (en tablant sur un marnage de cet ordre de grandeur).  Les gaz expulsés sous pression animeront  au passage  une machinerie "onshore" pour produire de l'électricité.   

  

Les avantages d'un tel système pour exploitation l'énergie potentielle des marnages par rapport à la construction de barrages  seraient les suivants :

 

1°  Un coût d'exploitation beaucoup moins élevé, donc un  retour sur investissement beaucoup plus court. Pour le barrage  de la Rance,  le retour sur investissement aurait demandé 20 ans. (Le gouvernement anglais a abandonné le Severn tidal power project  en 2010 parce que son coût était trop élevé).   

2° Un rendement énergétique a priori plus performant.

3° Une maintenance facilité : les groupes électrogènes  installés  ONSHORE.

 

4° La possibilité d'une exploitation partout où les marnages sont importants, c'est-à-dire intéressant une grande portion de la côte atlantique française, notamment en Normandie et en Bretagne.

 

5° Une faible perturbation de l'écosystème; Les structures sont immergées, inapparentes et quasi inertes,  à part leur déformation sous-marine au rytme des marées. 

 

6° Accessoirement une relance de l'industrie sidérurgique à cause de la nécessité de produire de grandes quantités d'aciers spéciaux pour la construction de ces structures lourdes  à "mémoire de forme" . 

 

7° L'abandon sans regret du projet d'exploitation des schistes bitumineux puisqu'à l'exploitation de  ces structures sera à même de  fournir  de très grandes quantité d'énergies.   

 

Des structures que j'ai peut-être eu le tort, mais c'était  pour des raisons didactiques, d'appeler des "vessies" . Il s'agissait en fait de faire comprendre un principe de fonctionnement. Ces structures devront non seulement être d'un très grand volume (des milliers de mètres-cubes l'unité), mais extrêmement lourdes. 

 

Appelées à être immergées en profondeur en milieu marin, elles devront, quoique très volumineuses, pouvoir se déformer de façon calculée en supportant de fortes pressions et  pouvoir reprendre leur forme initiale tout en étant résistantes à la corrosion et aux forces d'Archimède (d'où la nécessité de la fonte pour les lester, et de ne pas lésiner sur leur poids, à la différence des constructions en avionique). La faisabilité de ces structures me paraît certaine. 

  

Entre Dinard et Saint-Malo, un barrage de 390 mètres de long permet à lui seul de récupérer 240 MW, soit l'équivalent du quart de la puissance d'un réacteur nucléaire.  Des dizaines voire des certaines de milliers de ces structures pourraient être immergées et produire offshore, via des convertisseurs dont la fabrication pourrait p.ex. être confiée à Alstom, des centaines de milliers de mégawatts écologiques (sans émissions de polluants radioactifs ou oxycarbonés, et sans inconvénient majeur pour l'écologie marine). Ce qui fera de la France un pays largement autosuffisant du point de vue énergétique. 

  

Le site "vessies à mémoire de forme" l'expose, peut-être maladroitement,  sous la forme d'un conte humoristique cependant qu'il s'agit d'une méthodologie que j'ai toutes les raisons de croire  révolutionnaire du point de vue industriel, économique et écologique.

 

Je me tiens à la disposition du Gouvernement et de monieur Nicolas Hulot, chargé de mission,  pour plus de précisions concernant une méthodologie tôt ou tard inéluctablement appelée à être exploitée.

  

Pierre Cretien  Tel 06 78 58 96 21

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