Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 21:48

 

Après avoir assisté à une de ses prestations à l'AIU, dans un Colloque dont le thème était Psychanalyse de l'antisémitisme j'avais  rencontré le psychanalyste Daniel Sibony au 119,  rue la Fayette, et l'avait apostrophé au sujet des effets pervers de l'infidélité conjugale. Ma mère en avait beaucoup souffert. Et ma sœur et moi  par ricochet.

Il m'avait  fallu "entrer en analyse" pour tenter de comprendre, mais ce sont des confessions au moment de la mort de mes parents et de mes grands-parents qui m'ont le plus éclairé. 

 

Pour Michel Onfrey, Daniel Sibony se prend  pour un Sage détenteur de l'ultime vérité, comme avant lui Sigmund Freud, Avec lui on ne saurait donc pas discuter  à "Ce soir ou jamais", une émission de Fr. 3  animée par Frédéric Taddeï, qui l'avait invité à le rencontrer.


D'après mon expérience, le donjouanisme serait moins  l'effet de la testostérone  que de la nécessité pour un homme de se prouver (et de prouver au monde) que l'on est pas une femme après que l'on a été pris pour telle dans son enfance par un prêtre ou par un médecin pédophiles, ce qui arrive très souvent, protégés qu'ils se savent par l'Ordre des médecins et la hiérarchie.

  
Daniel Sibony, qui ne l'a apparemment toujours pas compris ou voulu le comprendre, y avait  fait l'apologie des petites entorses à la fidélité conjugale. . 

Gachnochi  avait en tant que président du bureau  prit le premier la parole au Colloque organisé par  l'AIU.   

Gachnochi fustigea les journalistes juifs du journal "Le Monde".  
Il les accusait d'être affectés de "la haine de soi d'être juifs", vieux concept emprunté Théodore Lessing, qui en aurait souffert jusqu'à en mourir.

Et après Georges Gachnochi ce  fut au tour de  feu la psychanalyste Janine Chasseguet Smirgel de prendre la parole, pour fustiger les Finlandais qui avaient  refusé de livrer des masques à gaz à Israël en 1990 (durant la guerre d'Irak) au prétexte qu'il s'agissait de matériels de guerre. 

Dans psychanalyse, il y a anal, et comme d'après Jacques Lacan l'inconscient  est structuré comme un langage, il n'y a rien d'étonnant à ce qu'elle se soit permis de faire du dramaturge et écrivain suédois Auguste Strindberg un malade resté fixé au stade sadique-anal.(bof)

Voltaire devait l'être aussi, qui avait, vers l'âge de 10 ans, peut-être comme Strindberg par ses grands-parents adoptifs,  été sodomisé par les Jésuites  (Cf. la Revue littéraire "Lire" de mai 2015, numéro consacré à Voltaire).

Après JSM ce fut au tour du psychiatre-psychanalyste lacanien (un brin terroriste)  Charles Melman de s'esprimer (je ne saurais me rappeler ce qu'il a dit, puis  de feu le sociologue-psychanalyste franco-israélien Emeric Deutsch, qui raconta qu'il avait reçu dans son cabinet une demande d'analyse venant d'un ex nazi, qui à cause de son nom l'aurait pris pour un Allemand en affinité avec le nazisme !

Une occasion pour lui de faire in vivo  la "psychanalyse de l'antisémitisme".  

Preuve aussi que les nazis n'étaient pas du tout hostiles à la psychanalyse, "science juive" puisqu'un parent d'Hermann  Göring, aussi apparenté à Hitler, avait  été placé à la tête du Göring Institut, sans doute parce qu'Hitler et Göring y voyaient la possibilité de s'introduire dans l'intimité des familles, et donc un moyen de les contrôler pour mieux les assujettir à leur religion, vue comme rivale de la freudienne.  

Le suggère d'ailleurs  la lecture de Château en forêt  (de Norman Mailer).  

Freud et Hitler avaient effectivement bien des points communs, outre leur villégiature à Berchstesgaden,  leur . l'aversion envers les malades mentaux. 

"Die Patienten sind ein Gesindel" professait Freud,  qui confiait en privé  qu'ils étaient de "la racaille", qu'ils l'insupportaient, qu'ils ne servaient qu'à ses recherches et à le faire vivre, qu'il vaudrait mieux en faire des cargaisons pour les couler.

Ce qui conformément à la thèse René Girard faisaient de Freud et Hitler des "rivaux mimétiques", et à celle de Thomas Man, des jumeaux  en miroir, donc inversés et  antithétiques. Norman Mailer  voyait dans sa naissance incestueuse l'origine de la monstruosite d'Hitler  (pour le psychanalyste Pierre Lassus comme pour moi c'est là dessus que porte le message biblique,  bien que pour moi je le vois dans l'interdiction de consommer l'amour sur l'Arbre généalogique, ce qui en ferait l'arbre de mort et de complications à n'en plus finir, donc de la précipitation en enfer)  


Or Freud pourrait bien avoir été  le "fruit" d'un inceste père-fille. Jacob Nathansohn serait alors son père génétique, et Jakob Freud son père légal et adoptif, comme le suggère l'analyse de la psychanalyste Gabrielle Rubin dans  "L'histoire familiale de Freud"  (éd. Payot, 2002) .

 

Gabrielle Rubin m'a dit l'avoir compris en lisant Marie Balmary ("L'homme aux Statues" - sous-titrée la faute cachée du père, rééditée chez  Grasset en 1997, un livre  que  Pierre Lassus trouve génial),.


Pourquoi l'auteure n'a-t-elle pas  cité  Balmary  à la source de sa thèse ? C'est que
Balmary  était ostracisée par les freudiens. Gabrielle Rubin  s'est donc réclamée des recherches de Marianne Krüll, une exégète allemande autorisée par la doxa freudienne, donc une source  moins inavouable. Son "Freud, fils de Jacob" avait été publiée en traduction française en 1984 chez Gallimard dans la "Bibliothèque de l'inconscient" , collection alors dirigée par J-B. Pontalis  Gabrielle Rubin a dû après cette thèse encore plus sulfureuse que celle de Balmary se "suicider" en commettant une erreur si grossière que  même "un étudiant en première année de psychanalyse" ne la ferait pas - selon E. Roudinesco.


Gabrielle Rubin a ainsi commis  l'erreur de faire d'Anna O une ex patiente de Freud alors que chacun sait qu'elle était une patiente - mais en fait selon moi de toute évidence la jeune maîtresse - de Josef Breuer.  Victime d'une grossesse soi-disant nerveuse (dixit Ernest Jones, qui avait pour lui-même intérêt à avaliser le concept de grossesse "hystérique" en même temps que celui de "complexe d'Oedipe" en raison de son "amour" immodéré de la jeunesse). 
Breuer avait ainsi  fait hospitaliser sa maîtresse en Suisse,  à Kreutzlingen, avant de fuir en catastrophe en Italie pour se réconcilier avec son épouse Mathilde, qui avait très mal supporté son  étroite liaison avec "Anna O",,  curieux pseudOnyme, du pOint de vue de l'inconscient "structuré comme un langage..


NB. Jacques Lacan était bien trop savant pour n'avoir pas tout de suite compris le nom du père (le "non dupe erre", l'inconscient étant "structuré comme un langage". La racine du délire psychanalytique viendrait ainsi  de la "forclusion du nom du père" (de Freud). Il en fit une théorie générale sans dire plus clairement d'où il la tirait, sauf à proclamer son "retour à Freud"  et à la situer en racine carrée de moins un.


Freud serait donc le fils de son grand-père maternel, selon Jacques Lacan (dont on sait que sa mère était la maîtresse de son grand-père paternel),


C'est bien pourquoi Jacques Lacan a convoqué  Marie Balmary à venir le voir au 59,  rue de Lille  après qu'elle a osé publier sa thèse en 1979.  Voir ce qu'elle dit de cette convocation dans sa préface à "Le sang des mots", d'Eva Thomas (livre réédité en 2002 chez DDB).
Eva Thomas, qui avait  subi l'inceste paternel à l'âge de 15 ans. Elle avait lu Marie Balmary, Jeffrey-Moussaëff Masson et Marianne Krüll. ses trois lectures lui avait permis de lancer "SOS inceste" et d'écrire  "Le viol du silence", réédité en poche en 2003 après parution en 1986 chez Aubier-Montagne, qui est aussi l'éditeur en 1984 de Jeffrey Moussaïeff Masson" (Le réel escamoté)


A noter que c'est Alfred Binet qui a premièrement inventé la psycho-analyse ( Cf. "Le Petit et le Grand Fétichisme"), dont Freud a emprunté la manière et le style, au point qu'on  croirait que cette étude a été écrite par Freud. Freud,qui l''aurait lu et traduit en allemand, bien que cela ne figure pas dans la recension de ses œuvres). 


A noter aussi que dans le gros "Dictionnaire international de psychanalyse" paru chez Calman Lévy en 2002 le psychanalyste Roger Perron prétend encore  que les incestes réels sont exceptionnels, qu'il s'agit en fait de fantasmes œdipiens, alors que le Quai de la Rapée professait en 1997 qu'ils concernaient au moins 5 % des femmes. En France 2 millions de femmes l'auraient subi, était-il publié en mai 2010 dans France-Soir et sur Fr. 3.

 

Partager cet article

Repost 0
Published by leon
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de leon
  • : 1° Réflexions sur les impostures et les incohérences des systèmes soignants 2°Réflexions sur les sources énergies écologiques
  • Contact

Recherche

Liens