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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 10:38

Mal maltraité par les médecins qui le prirent en charge, le cas de mon père fut source de quiproquos à n’en plus finir, des quiproquos qui furent par ricochet pour moi source de ruineuses persécutions ordinales, familiales et  institutionnelles. 

 

J’ai tenté de rapporter la complexité de l'affaire de façon factuelle en fonction des documents que j’ai pu réunir. Je l'ai fait d’abord en octobre 1993, puis en juillet 2009 dans un texte de quelques vingt-cinq pages sur le site 73331815 html, puis brièvement sur le site 108281777 html.

 

- Malgré ma demande et malgré une évidente nécessité, les neurologues qui avaient admis mon père dans leur Service le 2 août 1990 n'avaient pas voulu faire appel à une investigation psychiatrique alors que leur malade à l'évidence délirait (voir le fac similé de son CR d'hospitalisation au site n° ). Son délire, qualifié d' "absurde", était symptomatique  de sa maladie (les carences vitaminiques B12 s'accompagnent assez fréquemment d'un délire particulier, le délire de Sérieux et Capgras, aussi appelé  délire des sosies (cf. sur le Web "Anémie de Biermer et délire de Capgras". 

 

Le délire que mon père avait développé est compliqué à exposer. Il délirait par rapport à moi, qu’il se mit bizarrement à considérer comme n’étant un "faux fils"  qui cherchait à le faire périr du cancer qu’il était persuadé d’avoir developpé au niveau d'une prothèse de hanche devenue douloureuse du fait qu'elle s'était légèrement déscellée à la suite des chutes qu'il avait fini par accumuler.


Leur malade était de façon tout à fait délirante persuadé que ses douleurs étaient dues à un cancer de la hanche occasionné par la mise en place, six ans auparavant, d’une prothèse de hanche. Celle-ci lui avait été placée à l’hôpital Saint-Louis, où je l’avais adressé pour qu’il s’y fasse opérer, car telle avait alors été sa demande, ne voulant pas que l'opération se fasse sous anesthésie générale. Il avait de tout temps redouté les A.G.. Il s’était déjà fait opéré d’une double hernie sous anesthésie locale dans les années 50.

 

Dans son délire, il me croyait de connivence avec le chirurgien qui avait réalisé l'opération en avril 1984. Celui-ci se serait moqué de lui lorsqu’il est allé le revoir cependant que ses douleurs étaient d’origine mixte

 1° mécaniques en ce qui concernait sa hanche : la prothèse s'était effectivement déscellée après qu'il a fait plusieurs chutes, sans que cela apparaisse sur les clichés radiologiques de contrôle, et  2° neuropthiques par rapport à ce qui s’avérera bientôt être le fait d'un syndrome neuro-anémique.

 

Mon père était alors dans sa quatre-vingtième année quand un "syndrome démentiel mal étiqueté" s'est constitué, selon la formulation employée en janvier 1994 pour le qualifier alors que l’équipe des neurologues qui s‘étaient chargé de son cas savaient qu'il s'était agi en 1990 d'un syndrome neuro-anémique. cf. documents et article répertorié 73331815 html).

 

En mars 1990, un rhumatologue qu’il avait déjà consulté en avril 1989 pour un cor douloureux n’avait pas voulu tenir  compte de ce qu’entre-temps un évident affaiblissement mental était survenu. Ce rhumatologue se revendiquait de la podologie et se disait chirurgien, ce qu’il n’était pas réellement . Il lui infligea le 25 mai 1990, subrepticement une opération orthopédique bilatérale (une opération dite d’alignement général des orteils, afin, prétendit-il, de remédier à ses troubles de la marche, qu’il rapporta, selon son expression à la « mauvaise morphostatique de ses pieds » alors que ses difficultés étaient alors à l’évidence d'origine neurologique (steppages, troubles de l'équilibre, marche à petits pas, de type extrapyramidale, amaigrissement récent et considérable, vulnérabilité psychologique évidente, + une HTA alors à 24/13 probablement liée à son délire ). Subrepticement, c'est-à-dire à l'improviste, en catimini et sans nécessité aucune, en transgression complète d’interdits qui s'imposaient d'eux-mêmes et malgré les mises en garde qui lui avaient été signifiées et par le cardiologue de son patient et par moi-même (il me reprochera devant l'Ordre des médecins, qui avalisera ses déclarations, que j'étais responsable de ce qu'il avait fait, d'une part parce que si j'avais réitéré mes mises en gardes, il se serait abstenu, et d'autre part parce que je n'étais pas venu assister à l'opération.

 

Le rhumatologue avait en fait piégé mon père et moi-même en lui remettant un bon stipulant une intervention légère, en K 20, pour la cure d'un cor portant sur un orteil et un seul, bon qu'il lui demanda de me soumettre avant de lui faire subir sans prévenir une anesthésie générale pour réaliser un K 60 + 60/2 + 75% + K 30 + 30 /2 + 75 % + K 20 + 10/2 + divers actes en ZM, CS ou B … (cf. facture)

 

Les hémorragies qui suivirent l'opération étaient inéluctables. Dangereusement réalisée sous double bande Desmach, l'opération faillit être fatale. Sous l'effet des anticoagulants, des hémorragies difficiles à juguler se déclarèrent. Elles précipitèrent l'évolution de son syndrome neuro-anémique, qui était bien plus que la mauvaise morphostatique de ses pieds, la véritable cause de ses douleurs et de ses troubles de la marche.

 

Il fut après cette opération hospitalisé en urgence et admis en neurologie au CHU de Bicêtre sur le diagnostic de syndrome neuro-anémique. J’ai alors demandé aux neurologues qu'il soit aussi examiné en psychiatrie. Il aurait été effectivement d'autant plus indispensable que son cas fasse l'objet d'une investigation psychiatrique approfondie que les neurologues qui s’occupaient de lui s’étaient d'eux-mêmes aperçus que leur malade tenait des propos "absurdes". Au terme du paragraphe consacré à l'état cardiovasculaire de leur malade il est laconiquement ajouté en guise de conclusion : << Le reste de l'examen clinique est sans particularité en dehors une tendance dépressive de l'humeur, une critique insuffisante des histoires absurdes chez cet ancien opticien et des capacités d'abstraction qui semblent altérées. Le mini mental est évalué à 25/30 >> (voir infra et ci-joint le CR complet, daté 20 septembre 1990. CR. et établi par l'Interne).

 

Il ne fut pas donné suite à mon avis d’examiner son cas en psychiatrie, pas plus que de ma remarque concernant le test de Shilling, qui était loin de s’être montré négatif puisque le milligramme de vitamine B12 qu’il nécessite pour sa passation avait durant quelques jours stabilisé et même légèrement amélioré la situation du malade, sans cependant gommer son délire.

 

... / Mon père redoutait que le Maire de sa Commune cherche à s‘accaparer de ses biens, ce que j'avais pris pour du délire. Mon père prétendait, comme je l’ai dit, que je n'étais pas son "vrai fils" et que ''nous'' (moi et le chirurgien à qui je l’avais adressé en 1984 pour la pose d‘une prothèse) lui cachions l'origine cancéreuse de ses douleurs : dans son délire, un cancer des os s'était développé à l'endroit de sa prothèse, ce que ‘’nous’’ aurions à tout prix voulu lui cacher (voir ci-après en bibliographie § 18 le contexte maladif relatif à son délire, qui relevait pour autant que l'ai compris plus tard, d'un délire de Capgras) /...

 

Le 22 août 1990, transféré depuis Bicêtre dans l’USN de l’hôpital Charles-Foix, le mini-mental n’était plus qu'à 22/30. Il reviendra à 30/30 au début de l'année suivante alors que le malade, sous l'effet d'un vrai traitement cobalaminique (un traitement qu'il m'avait fallu administer moi-même parce que les neurologues avaient en fait fait semblant de le lui administrer (cf le site 108281777 html), il avait pu sortir du coma où le faux traitement qu'il recevait l'avait plongé. Le traitement de la maladie Biermer avait du même coup effacé son délire hypochondriaque. Il ne remit cependant pas en question ce qu'il avait dit du Maire.

 

C’est qu'avant qu'il ne soit hospitalisé, dans les tout premiers mois de 1990, sans le dire, sauf à ma sœur, qui ne m'en avait soufflé mot, mon père s'en était allé trouver son notaire pour que soit remis ce qu'il voulait transmettre après sa mort à un chirurgien dentiste professant à l'École dentaire, son soi-disant "vrai fils" - à la différence de moi, alors vécu comme son "faux fils". Il sentait en effet sa mort prochaine. De ce point de vue, on ne peut pas vraiment dire qu'il délirait parce qu'il était effectivement non pas atteint d'un cancer comme il en était persuadé, mais d'une affection neurologique à court terme tout aussi mortelle, tout au moins quand elle reste livrée à elle-même et ne reçoit pas convenablement son traitement spécifique, en l'occurrence la vitamine B12 par voie parentérale.

 

Son notaire avait très logiquement refusé de faire suite à sa demande secrète, mais pas le Maire de sa Commune, à qui mon père avait fini par s'adresser. Celui-ci aurait alors accepté de transmettre ce qu'il voulait à son "vrai fils" et lui aurait demandé de le lui apporter. J'ai appris tout cela après coup, après que mon père a récupéré des facultés plus normales, et alors que le Maire en question fit l'objet d'une mise en examen. Il fut pour je ne sais quelles raisons obligé donner sa démission en 1993.

 

Quoi qu’il en soit, quelques années plus tard, en 1999, c’est-à-dire à l’époque où la justice prononçait un non-lieu pour la plainte que mon père avait introduite, la mairie de la commune où il habitait a très bizarrement brûlées avec ses archives. Le Maire qui succéda au Maire démis de ses fonctions sera lui aussi amené à donner sa démission en 2012 alors qu'il briguait un mandat de Sénateur.

 

BIBLIOGRAPHIE

 

1 - 1978 Kolhouse & al, New Engl. J. Med. 299, 15, 787 - 792. "Cobalamin analogues are present in human plasma and can mask cobalamin defiency because current radioisotope dilution assays are not specifique for true cobalamin".


2 - 1987 Berger JR & al. Ann Intern Med. 107 : 78 "Progressive multifocal leukoencephalopathy associated with human immunodefiency virus infection".

 

3 - 1987 Ogier H. & al. éd. Masson "La cobalamine (vitamine B12), APECTS METABOLIQUES, GENETIQUES, NUTRITUIONNELS ET THERAPEUTIQUES"; 254-281.


4 - 1988 J. Lindebaum & al. N. Engl. J. of Med. "Neuropsychiatric disorders caused by cobalamin deficiency in the absence of anemia or macrocytosis"


5 - Arch Neurol 1991;48(3):312-314. "Abnormal vitamin B12 metabolism in human immunodeficiency virus infection : association with neurological dysfunction" (Accepted for publication September 5,1990).


6 - Arch Neurol 1992;49:501-506. "Plasma Vitamin B12 Level as a Potential Cofactor in Studies of Human Immunodeficiency Virus Type 1- Related Cognitive Changes".

 

7 - Arch Neurol 1993;50:807-811. Robertson et al. "Vitamin B12 Deficiency and Nervous System Disease in HIV Infection"


8 - JAMA 1993;269:1144-1153. "Preventive Health Care for Adults With HIV Infection"

9 - Arch Fam Med 1994;3:988-1002. "Human Immunodeficiency. Physician Guidelines, Advisory Group on HIV SecondEdition"

 

10 - J. Nutr. 1997;127:345-351. "Low Serum Vitamin B-12 Concentrations Are Associated With Faster Human Immunodeficiency Virus Type 1 (HIV-1) Disease Progression".

 

11 - AIDS Clin Care 1998;1-1 "Peripheral Neuropathy in HIV Disease".

 

12 - Neurology 1999;53:592-592. "Prevalence of peripheral neuropathy in injection drug users"

 

13 - Arch Neurol 1999;56:84-89. "Peripheral Nerve Function in HIV Infection: Clinical, Electrophysiologic, and Laboratory

Findings"

14 - Pediatrics 2000;106:35e-35. "Distal Sensory Polyneuropathy in a Cohort of HIV-Infected Children Over Five Years of

Age"

 

15 - Neurology 2002;58:730-735. "Abnormal cobalamin-dependent transmethylation in AIDS-associated myelopathy"

 

16 - Revue de Médecine Interne 2003;24 (4): 218-223. "Carence en vitamine B12 avec test de Schilling normal ou syndrome de non dissociation de la vitamine B12 de ses protéines porteuses chez le sujet âgé. Etude de 60 patients".

 

17* - Arch Neurol. 2003;60(10):1457-62.) "Neuropsychiatric disturbances in presumed late-onset cobalamin C disease". (E. Roze, D. Gervais, S.Demeret, H. Ogier de Baulny, J. Zittoun, J.-F. Benoist, G. Saïd, C. Pierrot-Deseilligny, F. Bolgert)


18 ° - L' Encéphale, décembre 2003 Vol 29 (6), p. 560 - 565. "Délire Capgras chez une patiente de 64 ans atteinte d'une maladie de Biermer". ( C. Durand; S. Mary; P. Brazo; S. Dollfus). +++++


19 - Revue Neurogique 2006;162 (1):22-42. Atteintes du système nerveux central et infections par le virus VIH -1 (Antoine Moulignier, Service de Neurologie, Fondation Adolphe Rotschild, 75019, Paris)

 

Compléments d'information sur  69970222 html et les sites précédemment indiqués ainsi que sur de nombreux autres articles du blog de leon - pierre cretien Articles 120497260  et suivants

 

 

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